13/09/2026
Hier, j’ai soufflé mes 40 bougies.
C’est étrange, ce chiffre. Le cliché voudrait qu’un homme à cet âge-là s’achète une moto, un cabriolet déraisonnable ou cherche un moyen un peu futile de défier le temps qui file. Moi, ma façon d'embrasser la quarantaine a pris un tout autre visage : avec Barbara, on a donné naissance à Ter’waw.
Le vrai basculement ne s'est pas fait dans un bureau, mais au milieu d'une route, la voiture arrêtée au milieu d'un défilé de tracteurs. Le bruit lourd des moteurs, les yeux fatigués de ces hommes et de ces femmes. Et soudain, cette question venue de la banquette arrière, avec l'innocence pure de nos enfants : « Dis, pourquoi ils ont l’air si tristes ? »
Ce jour-là, j’ai croisé le regard de Barbara, puis celui de nos enfants dans le rétroviseur. La gorge s'est nouée. Comment trouver les mots justes pour leur dire que des gens dédient leur vie entière, dès l'aube, à nourrir le monde, mais n’ont même plus le cœur à sourire ? Ce silence-là m'a poursuivi longtemps. Je ne voulais pas que mes enfants grandissent en me voyant détourner les yeux.
Alors, on a foncé ensemble. On nous a évidemment parlé de pragmatisme, de tableaux Excel, d'études de faisabilité pour savoir si l'idée était viable financièrement. Un jour, quelqu'un nous a même glissé ce conseil bien intentionné : « Surtout, ne tombez pas amoureux de votre projet. »
On a fait exactement l’inverse. On y a mis tout notre cœur, nos tripes et notre foi en l'humain. Parce qu'à 40 ans, j'ai compris que ce ne sont ni les calculs froids ni la prudence qui donnent du sens à une vie, mais l'amour et l'énergie qu'on insuffle pour rendre les choses un peu plus justes et chaleureuses autour de soi.
Alors voilà, officiellement, j'ai un genou qui commence à grincer le matin et je découvre que les gueuletons d'anniversaire se digèrent beaucoup moins vite qu'à 20 ans. Mais il paraît que c'est l'âge où l'on gagne en sagesse… ou en douce folie.
Heureusement, une aventure comme celle-là ne se porte pas tout seul. Seuls, on va peut-être plus vite, mais pour bâtir un truc qui a du cœur et qui dure, c'est ensemble qu'on va y arriver — avec Barbara, nos producteurs, et vous tous.
Pour m'aider à faire passer la pilule des 40 ans sans devoir acheter une décapotable, venez faire un tour par ici et embarquez avec nous : terwaw.be