10/05/2026
Dix ans plus t**d, je me suis rendu à l’évidence.
Alors qu’un après-midi, ma petite sœur (déjà adulte à l’époque) avait été sollicitée pour préparer la pâte avec la sauce d’Adémè, la surprise était grande pour tout le monde :
déception totale.
J’avais subitement compris l’indignation que mon père exprimait ce samedi matin-là, il y avait dix ans.
En effet, figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore au secondaire, les cours (pratiques) de cuisine et de couture étaient obligatoires pour tout le monde, les garçons comme les filles (les vendredis après-midi). Ce qui m’a donné un avantage certain sur ma petite sœur ; et c’était un exemple parmi tant d’autres.
En jetant un regard attentif sur les images suivantes, je n’ai pas besoin de vous convaincre que le système éducatif est en ret**d sur le monde :Aujourd’hui doit-on blâmer la jeunesse pour incompétence ?
Pour son «incapacité» à se prendre en charge convenable-ment ?
A mon avis, pas vraiment.
Le système éducatif continue de produire de plus en plus de «rêveurs» que de préparer les apprenants à pouvoir créer de la richesse, même étant encore sur les bancs.
Il est donc temps que le monde se rende compte que le système éducatif actuel, ironiquement plus cher que celui d’avant, a été vidé de sa substance et n’est plus qu’un lieu pour apprendre à lire et à écrire débouchant sur l’obtention d’un diplôme de «consolation».
Si aujourd’hui le taux du chômage en Afrique Subsaharienne est l’un des plus élevés au monde ce ne sont pourtant pas les ressources ni les opportunités qui manquent.
Le vrai problème réside dans le fait que nous avons été éduqués pour concentrer toute notre énergie uniquement sur le peu que nos diplômes peuvent nous rapporter et rien d’autre.
Mais alors, cette jeunesse, doit-elle rester inerte, vivre dans l’espoir que l’Etat lance un concours pour se faire recruter ?
Devrait-elle rester silencieuse lorsqu’elle se fait qualifier par les analystes de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) de ...