03/30/2026
Nous étions nombreux réunis pour rendre hommage à notre sœur, Halima Gadji, prématurément rappelée à Dieu.
Elle avait fait de la sensibilisation à la santé mentale un véritable combat. Avec courage et sincérité, elle a contribué à briser les tabous, à démystifier cette maladie trop souvent incomprise, et à en parler sans honte ni détour. Elle partageait son vécu pour éveiller les consciences et rappeler l’importance de ne jamais stigmatiser la souffrance.
Halima était une voix. Une force. Un courage rare.
À travers ses mots et ses prises de parole, elle avait brisé les silences, elle avait éclairé les zones d’ombre, elle ose dire tout haut ce que tant vivent tout bas. La santé mentale n’est pas une faiblesse et grâce à elle, des milliers de personnes commencent enfin à le comprendre.
Dans un monde où l’apparence prime souvent sur la vérité, Halima choisit l’authenticité. Elle choisit d’exposer ses luttes pour libérer celles des autres. Et ça, c’est puissant.
Aujourd’hui, on rend hommage à une femme qui transforme la douleur en message, et le message en espoir. Et avec sa fondation Sama mental, elle nous laisse un legs incommensurable pour poursuivre son œuvre.
À l’instar de Sandrine Yasmine, , Coumba Ngom, Iman Habib Ndao, et tant d’autres, j’ai pris la parole pour inviter à la bienveillance, à l’indulgence, à l’humanité et à l’amour. Car comme j’ai l’habitude de le dire:
La douleur d’une baffe dure quelques minutes.
La plaie causée par une chute ou une coupure se cicatrise.
Une b***e peut être extraite par un médecin.
Mais des mots blessants, désobligeants et méchants détruisent la vie.
Et j’ai terminé en citant Nelson Mandela qui disait: « Personne n’est né avec la haine pour l’autre du fait de la couleur de sa peau, ou de son origine, ou de sa religion. Les gens doivent avoir appris à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé. »
Alors soyons plus humains, plus indulgents et plus bienveillants.
Je remercie Oulimata de m’avoir associé à cet hommage.