Source Des Sens - Parfumerie fine & conformité cosmétique

Source Des Sens - Parfumerie fine & conformité cosmétique Le matériel, les matières et l’expertise nécessaires à la fabrication de votre parfum en toute conformité.

Demain, 31 juillet, la nouvelle réglementation sur les allergènes s'applique. Il ne se passera rien.Pas de contrôle mass...
30/07/2026

Demain, 31 juillet, la nouvelle réglementation sur les allergènes s'applique. Il ne se passera rien.
Pas de contrôle massif, pas de courrier, personne qui vient frapper à votre porte.

Ce qui change, c'est que tout produit qui part neuf, reformulé ou relancé doit déclarer ses allergènes sur la nouvelle liste.

80 substances, soit 56 de plus qu'avant.

Ce qui est déjà en vente a jusqu'en 2028 pour s'écouler. C'est tout. Et c'est déjà beaucoup.

Le vrai problème arrive le 3 août.
Celui qui ouvre son dossier à ce moment-là et qui y trouve un trou ne joindra personne.
Son évaluateur est en congés. Son imprimeur aussi. Son fournisseur de matières également. Tout le monde revient en septembre, et tout le monde revient avec la pile de ceux qui ont attendu.

Un dossier qui avançait en trois semaines en juin n'avance pas du tout en août.

Ce n'est pas la date qui bloque un dossier. C'est le nombre de personnes qu'il faut joindre pour le débloquer.

Et il y a autre chose que le 31 juillet ne dit pas.

La conformité ne se vérifie pas le jour où vous lancez. Elle se vérifie le jour où quelqu'un demande. Un distributeur qui réclame vos documents avant de référencer. Une boutique en ligne qui exige un dossier complet. Un contrôle. Ça peut tomber dans six mois comme dans trois ans, et ça, ça n'a pas de date.

Sept semaines que je publie là-dessus trois fois par semaine. Demain, la date passe.
Le sujet, lui, ne passe pas.

Votre dernier dossier, il a avancé pendant un mois d'août ?

Il voulait choisir son verrier. Un flacon au modèle unique, un coffret haut de gamme, une longue liste d'exigences. Un p...
29/07/2026

Il voulait choisir son verrier. Un flacon au modèle unique, un coffret haut de gamme, une longue liste d'exigences. Un positionnement niche, très haut de gamme.

Sur le fond, c'est exactement ce qui caractérise un bon projet. Une future grande marque commence comme ça.

Le souci, c'est qu'il voulait 100 pièces. Et que certains lui avaient déjà dit : « bien sûr, c'est possible. »

Un verrier, ça se chiffre en centaines de milliers de flacons par série. En dessous, vous ne parlez plus à un verrier. Vous parlez à un grossiste, qui a ses propres quantités minimales, ou à un artisan qui sort quelques pièces par jour, à plusieurs dizaines d'euros le flacon.

Ce n'est pas une question de budget, c'est une question d'outil de production.
Le oui à tout ne coûte rien. Il fait commander. Le mur vient après.

On lui a proposé la seule chose qui tienne debout à 100 pièces : des contenants standards, et le budget concentré sur le jus. Il l'a lu comme un manque d'ambition. Logique, on venait de le faire redescendre, et on était les seuls.

Il n'avait pas tort sur ce qu'il voulait. Il avait tort sur qui le lui avait promis.

Ce marché est plein de gens qui vendent une possibilité qu'ils n'ont pas. Ou qui vendent du temporaire, un fond de stock de flacons : 100 pièces la première fois parce qu'il faut liquider, puis plusieurs milliers la fois suivante parce que personne ne produit pour si peu.

Le problème, ce n'est jamais de vouloir l'étoilé. C'est qu'on vous jure que vous l'aurez au prix du fast-food.

Alors si vous montez votre marque, quand un fournisseur vous dit oui à tout, demandez-lui la quantité minimale au réassort. En unités, pas en promesses.

Le dernier fournisseur qui vous a dit non, il vous a fait perdre une affaire, ou il vous a évité un mur ?

Plein de clients nous demandent l'attestation IFRA avant même de passer commande, c'est devenu comme un gage de qualité ...
28/07/2026

Plein de clients nous demandent l'attestation IFRA avant même de passer commande, c'est devenu comme un gage de qualité pour le parfum.

Pourtant n'importe quel jus possède son attestation. Même les plus mauvaises qualités.

Elle est éditée par le fabricant du parfum, pas par un organisme indépendant.
C'est une déclaration, pas une certification, et vous l'aurez que le jus contienne peu ou beaucoup de matières dont l'usage est encadré.

Et un document que tout le monde peut avoir ne trie personne.

Son utilité réelle est de recommander, selon le type de produit, le taux maximal auquel le parfum peut être dosé dedans. Elle ne dit pas si tel parfum est meilleur qu'un autre.

Elle n'a pas non plus force de loi. L'IFRA, c'est la profession qui se régule. Utile, structurant, suivi partout. Mais quand le règlement cosmétique dit autre chose, c'est lui qui tranche.

Vendredi 31 juillet, la liste des allergènes à déclarer sur l'étiquette est portée à 80 pour tout ce qui part neuf. Ce qui doit y figurer ne sortira pas de cette attestation. Ça sort de votre formule, de vos taux réels, et de l'évaluation qui les regarde.

Demandez l'IFRA, gardez-le au dossier, c'est un bon réflexe. Mais si c'est votre seul critère de choix, vous choisissez sur un document que personne ne peut rater.

Et vous, vous demandez quoi d'autre avant de commander ?

Un ami a un dossier produit à l'arrêt depuis des semaines.Il attend sa toxicologue. Sa toxicologue attend notre réponse....
23/07/2026

Un ami a un dossier produit à l'arrêt depuis des semaines.
Il attend sa toxicologue. Sa toxicologue attend notre réponse. Et notre réponse n'existe pas encore.

L'évaluation s'est arrêtée sur une question que personne n'avait anticipée : est-ce que ce parfum va bien se comporter dans cette pompe ?

Une pompe garde le jus au contact de ses composants en permanence, pendant toute la vie du produit. Entre une matière de ce parfum et le traitement appliqué au caoutchouc du joint, la compatibilité n'est pas acquise.

La toxicologue a vu le risque et elle a demandé. Elle a eu raison.

La réponse ne se lit sur aucun document. Elle se teste. Il faut remplir, stocker, laisser le temps agir, et regarder ce que ça donne.
Ce temps-là, personne ne le compresse. Et ce test, il nous revient.

Pendant ce temps, mon ami n'est pas pressé. Il a d'autres priorités, c'est son droit. Alors on attend.

Voilà à quoi ressemble un dossier bloqué dans la vraie vie : une question ouverte, et trois personnes qui s'attendent.

Une toxicologue ne sert pas juste à remplir un dossier. Tant qu'un point reste ouvert, elle demande, et c'est ça qui vous protège.

Elle ne signe pas votre dossier. Elle engage son nom.

Vous avez déjà eu un projet retardé par un détail auquel personne n'avait pensé au départ ?

De plus en plus de gens me demandent un démarrage de projet avec 100 pièces entièrement personnalisées.Moi j'entends : j...
22/07/2026

De plus en plus de gens me demandent un démarrage de projet avec 100 pièces entièrement personnalisées.
Moi j'entends : j'ai peur de me lancer, je ne sais pas combien je vais en vendre.

On a toujours eu des minimums de commande les plus bas possible. L'idée est simple : ne pas bloquer des projets sérieux qui démarrent petit.
Pourtant je ne vois pas plus de projets qui tiennent.

Qu'est-ce qui a changé alors ? Le coût d'entrée.
Avant, lancer une gamme voulait dire des dizaines de milliers d'euros, des milliers d'unités, un réseau de distribution à tenir et 10 casquettes en même temps.
Aujourd'hui tu démarres avec quelques centaines de pièces.

Et avec, une idée s'est installée : un compte bien tenu sur les réseaux, quelques dizaines de pièces en stock, et on bousculerait un marché qui évolue depuis plus d'un siècle.
La barrière financière est tombée. Le travail de construction est resté entier.

Quand tu m'écris « 300 flacons de 50 ml sur 2 références, j'ai deux points de vente et une saison devant moi », on avance. Je sais quoi te proposer, quoi t'éviter, et où tu risques de coincer.

Quand tu me demandes 100 pièces sur 5 références, avec un flacon sérigraphié et une boîte personnalisée, ce n'est pas moi qui bloque. C'est la réalité.

Une sérigraphie sur flacon, c'est un porte-flacon pour le four, une température précise.
Une boîte personnalisée, c'est du calage, de la découpe, un outil dédié.
Dans les deux cas, des frais de cliché, des heures de mise en place.

Aucune ligne industrielle ne démarre pour 100 pièces. Ce qui existe, c'est la personnalisation à la main, petites machines, quelques dizaines de pièces par jour. Ça se trouve. Ça coûte, et ça ne tient aucune cadence.

Ces minimums te dispensent de répondre à 4 questions : combien tu penses en vendre, à qui, à quel prix, en combien de temps.
Tant que ces réponses n'existent pas, personne ne peut te dire quelle quantité est la bonne. Pas même moi.

Tester petit avant d'engager gros, c'est sain. Ce qui coince, c'est le petit volume qui ne teste rien de précis, il repousse la décision de quelques mois, et il coûte quand même.

Le minimum, c'est le plancher de ton fournisseur. Pas la taille de ton projet.

Tu as déjà lancé un produit sans savoir combien tu en vendrais ?

« Vous pouvez m'envoyer les fiches de sécurité ? Comme ça j'ai pas de problème »Ça revient tous les 3 jours. Les FDS son...
21/07/2026

« Vous pouvez m'envoyer les fiches de sécurité ? Comme ça j'ai pas de problème »
Ça revient tous les 3 jours. Les FDS sont utiles. Mais pas pour les raisons que vous croyez.

Sur chacune des fiches, il y a un nom et une adresse, mais pas les vôtres.
16 rubriques qui expliquent comment stocker un concentré, comment le transporter, que faire s'il finit par terre, et quel équipement utiliser pour sa manipulation.
Cette fiche décrit notre matière, et les précautions qui vont avec. Chez nous comme chez vous.

Cela n'a (presque) rien à voir avec votre produit fini.
Elle ne raconte rien de votre dosage, de votre flacon, de votre étiquette, ni de qui utilisera votre parfum.

C'est le rôle du DIP, le dossier d'information produit.
Article 11 du règlement cosmétique : un dossier par produit, tenu à l'adresse qui figure sur votre étiquette, conservé 10 ans après le dernier lot.
Et la Personne Responsable, c'est vous.

La FDS protège celui qui manipule la matière.
Le DIP engage celui qui vend le produit fini.

Le 31 juillet, c'est dans 10 jours. Ce qui devra figurer sur les étiquettes de vos nouveaux produits ne se lit dans aucun de nos documents. Ça sort de l'évaluation de la sécurité de votre produit fini.

Nous, on fournit la matière et les documents qui alimentent cette évaluation, et on coordonne avec l'évaluateur.
Mais le dossier porte votre nom, pas le nôtre.

Vous avez déjà demandé des documents à un fournisseur en pensant que ça suffirait ?

D'un bidon à l'autre dans mon dépôt, on passe du coq à l'âne.Pas juste en termes de senteur, en termes de symboles surto...
16/07/2026

D'un bidon à l'autre dans mon dépôt, on passe du coq à l'âne.
Pas juste en termes de senteur, en termes de symboles surtout.

Bon, c'est vrai, passer des notes de lessive à la barbe à papa c'est déjà un gap. Mais on dit qu'une image vaut 1000 mots, alors plusieurs !

Sur le premier, quatre pictogrammes d'alerte, et la mention DANGER en majuscules. Sur le second : rien, même pas un petit symbole.

Question piège : lequel contient des substances qui peuvent provoquer une allergie cutanée ?

Les deux.

Et c'est écrit noir sur blanc dans chaque fiche de sécurité. Les substances sont là, mais elles restent en dessous de la limite qui déclenche un pictogramme tout rouge.

Ce picto, ce n'est pas un curseur de dangerosité, c'est le signal d'un seuil franchi. Il décrit le produit tel qu'il est livré, à destination des professionnels. Ce n'est pas le parfum que votre cliente vaporisera, après dilution et évaluation. Entre les deux, il y a votre formule.

Alors non, le poisson mort ne signifie pas que vous serez responsable de la disparition d'espèces marines. Il dit que ce genre de produit concentré ne se vide pas dans l'évier. C'est une consigne de manipulation.

Pas plus que le symbole corrosif n'indique que votre main va fondre au contact du jus. Mais on ne se do**he pas avec, ça pourrait picoter.

En revanche, le bidon sans symbole ne vous dispense pas d'une manipulation sérieuse. Il n'a simplement pas passé la limite fixée par la réglementation.

Ce qui décidera des jolis dessins sur votre étiquette finale, ce ne sont pas les pictogrammes de nos matières. C'est votre formule, une fois tout assemblé, et correctement évaluée par un professionnel.

Un produit sans aucun pictogramme, c'est plus rassurant, ou juste moins renseigné ?

Le bureau de mon Mac est jonché de cadavres de dossiers DIP.Ils sont là, ils traînent. C'est pas que j'ai la flemme de l...
15/07/2026

Le bureau de mon Mac est jonché de cadavres de dossiers DIP.
Ils sont là, ils traînent. C'est pas que j'ai la flemme de les ranger, non.

J'attends après mes clients pour qu'ils m'envoient leurs étiquetages réglementaires.
Sans ça, impossible de finaliser la notification CPNP, le portail européen où chaque cosmétique doit être enregistré avant d'être vendu. Et sans notification, le produit ne peut pas être mis sur le marché.

Juste pour une étiquette.

La notif, c'est l'étape la plus facile.
Comptez 48 h pour enregistrer une nouvelle organisation et recevoir la validation, puis c'est 5 minutes par produit quand on a tout à portée de clic.

Mais elle demande votre étiquetage définitif. Et c'est là que ça bloque souvent.

« Le graphiste est en vacances » ; « oui je vous l'envoie demain » ; « pas grave, j'ai le DIP ».
On entend de tout, et ça laisse même penser que l'étiquette réglementaire n'est pas aussi fun que l'étiquette marketing.

Le pire, c'est qu'on a passé le plus dur : les documents, l'évaluation de sécurité, le coût du DIP, l'attente du toxicologue…
Mais là pour une étape gratuite, on lève le pied.

Voici 3 réflexes qui vous feront gagner du temps :

1. Ouvrez votre compte organisation dès le début du projet, au moins c'est fait, et c'est gratuit.

2. Commencez votre notification en brouillon dès que possible et sauvegardez-la. Ça vous permettra de ne mettre que le minimum à jour au fur et à mesure.

3. Calez votre date de lancement en fonction du CPNP, pas à la réception de vos jus, c'est plus sûr.

Nous, on fournit la matière et les données réglementaires qui alimentent l'évaluation. C'est ce qui débloque l'étiquette, donc la notification, donc la vente.

Votre dernier lancement, il a calé sur quoi ?

« Source des Sens ils sont chers, j'ai trouvé moins cher ailleurs »Ok ça me va.Juste 2 questions avant de te dire d'alle...
14/07/2026

« Source des Sens ils sont chers, j'ai trouvé moins cher ailleurs »
Ok ça me va.

Juste 2 questions avant de te dire d'aller chercher ton bonheur.

1. Tu as bien testé le jus ?
Personne ne veut y mettre le prix. Ni les porteurs de projet, ni les grossistes. Alors quelqu'un finit par rogner.
Une fragrance sabrée, ça se sent. Peut-être qu'un certain nombre de tes clients s'en contenteront. Une autre partie verra bien que le jus est bof.
Et un client qui ne revient pas ne te prévient jamais.

2. Tu as demandé les documents ?
FDS, IFRA, allergènes, CMR : c'est disponible systématiquement ou pas ?
Si le fournisseur botte en touche, ou si on te répond « pas de souci, t'inquiète », tu as ta réponse. Parce que le jour du contrôle, ce n'est pas lui qu'on convoque. C'est toi.
Certains ont dû tout reprendre parce que les documents ne sont jamais arrivés.

Un prix attirant, ça indique toujours quelque chose. On peut vendre de la daube à prix fort. Mais proposer de la vraie qualité à bas prix, c'est impossible.

Ce que tu économises sur la facture, tu vas le payer en jus qui ne fidélise pas, ou en dossier que tu ne peux pas défendre.
Alors compare les tarifs, oui. Mais compare aussi ce qui ne se voit pas.

Nous, les essences partent à partir de 50 g, les extraits à partir de 500 ml, et les flacons se vendent à l'unité. L'expédition est calculée au poids réel, pas au forfait. Et chaque matière ou produit possède ses documents.

Tout ça a un coût, et il est déjà dans le prix.

Toi, avant de valider un nouveau fournisseur, tu vérifies quoi en premier ?

Il était temps de passer le contrôle technique, il périmait dans quelques jours.Mais le gars à l’atelier m’a regardé biz...
09/07/2026

Il était temps de passer le contrôle technique, il périmait dans quelques jours.
Mais le gars à l’atelier m’a regardé bizarrement.

Quoi ? Ligne full inox, nouvelle carto, 250 ch en plus, intérieur modifié avec barres de renforts, ça compte comme une modification structurelle du véhicule ?

Mince, pour moi c’était cosmétique.

Eh bien votre produit cosmétique justement, il est régi par les mêmes règles.

La semaine dernière, je révise le DIP d’un client, je compile les documents à jour, je fais mes vérifications, et un vague souvenir me met le doute :
Il aurait pas changé son flacon, lui ?

Si. Il s’est dit que ce n’était pas grave. Juste un flacon en verre en fait. Le nouveau est mieux.

Un autre au téléphone. Je lui passe le retour de la toxicologue : par sécurité, il faudrait limiter le dosage à tant sur ce produit.
Il me répond normal : « Oui pas de souci, de toute façon on a revu nos formules, on est déjà en dessous. »

Je fais comment, moi maintenant ?

Pour moi ça change déjà, mais pour l’évaluatrice CPSR c’est encore pire.

Et me voilà à courir après les formules, les fiches des nouveaux emballages, à relancer les fournisseurs, à faire le lien avec l’évaluatrice.

Votre DIP, ce n’est pas un diplôme qu’on obtient et qu’on accroche au mur.

Toute modification qui touche au produit, ou à la partie de l’emballage en contact avec lui, entraîne une révision du dossier. De facto.

Vos DIP, vous en avez fait quoi ? Ils sont dans un musée ou vous en assurez le suivi ?

Adresse

155 Boulevard Pierre Dramard
Marseille
13015

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