28/08/2025
Je ne sais pas pour vous, mais l’entrepreneuriat par lequel je suis passé pour arriver à ce niveau n’est pas une rigolade où l’on peut se complaire à dire : « J’ai démarré avec 500 F puis j’ai eu des milliards et c’est tout... »
Moi aussi j’ai cru à ce type d’hypothèse au début mais j’ai été rapidement fouetté par la réalité : sans réseau, sans banques, sans juristes, sans financiers, sans techniciens et surtout sans beaucoup d’argent… oublie. La catégorie des sociétés anonymes avec plus de 100 millions de dollars d’actifs, c’est impossible à atteindre seul.
Oui, tu peux oser démarrer avec tes maigres moyens, mais prépare aussitôt ton réseau. Parce qu’une entreprise n’attend pas : dès que tu as investi le peu que tu as pour 5 clients, il t’en faudra pour 10, puis 50, puis 100… et ça ne s’arrête jamais. Seul, tu ne peux rien faire.
Construire une société de renom en Afrique francophone, c’est la Ligue des champions : stress, problèmes, trahisons, abandons, échecs, humiliations… c’est notre quotidien. Ce n’est pas un jeu d’immaturité. C’est une concentration digne de l’Akatsuki.
Alors chaque fois que vous aurez l’opportunité de vous adresser aux jeunes une fois réussi, dites-leur la vérité : parlez de vos appuis, de vos relations, de vos stratégies et ensuite de votre détermination. Qu’ils décident en connaissance de cause si ce chemin est pour eux ou non. Ne masquez pas la réalité, sinon vous porterez sur la conscience des dépressifs, des fous, voire des morts.
Oui, entreprendre est bien, car à la fin ce sont les entrepreneurs qui changent le monde. Mais y aller avec lucidité et stratégie reste la meilleure option.