Lumière prophétique

Lumière prophétique Raconter la biographie du prophète Muhammad (paix et salut sur lui)

17/08/2026

🌴 Épisode 274 — dernière épisode
Muhammad, le Messager d’Allah ﷺ

Les gens se réunirent, et les Compagnons commencèrent à se consulter au sujet du lavage funéraire du Prophète ﷺ, de son linceul, de la prière funéraire sur lui et du lieu où il devait être enterré.

Ils se demandèrent :
« Où allons-nous enterrer le Messager d’Allah ﷺ ? Près du minbar ? Dans la Rawda ? Ou à Al-Baqî‘ ? Et devons-nous lui retirer ses vêtements pour le laver, comme nous le faisons pour nos morts, ou devons-nous le laver en conservant ses vêtements ? »

Lorsqu’ils commencèrent cette consultation, la journée était déjà passée.

📍 Où devait-il être enterré ?
Concernant le lieu de son enterrement, Abou Bakr que dieu l'agrée leur rapporta une parole qu’il avait entendue du Messager d’Allah ﷺ :
« Allah ne fait mourir aucun Prophète autrement qu’à l’endroit où Il veut qu’il soit enterré. Enterrez-le donc à l’endroit où était son lit. »

Ainsi, cette question fut définitivement réglée : le Prophète ﷺ serait enterré à l’endroit même où il était décédé, dans la chambre de ‘Aïcha que dieu l'agrée.

🕊️ Comment devait-il être lavé ?
Concernant son lavage funéraire, ‘Aïcha rapporte :
« Lorsqu’ils voulurent laver le Prophète ﷺ, ils dirent :
“Par Allah, nous ne savons pas si nous devons retirer les vêtements du Messager d’Allah ﷺ, comme nous retirons les vêtements de nos morts, ou si nous devons le laver en gardant ses vêtements.”

Comme ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord, Allah fit tomber sur eux le sommeil.

Ils furent tous gagnés par une profonde somnolence, au point que leurs mentons reposaient sur leur poitrine.

Les Compagnons racontèrent en substance :
« Allah fit tomber sur nous la somnolence et nous nous endormîmes tous, au point que nos barbes touchaient notre poitrine. »

À l’intérieur de la chambre, il ne restait éveillés que les épouses du Prophète ﷺ et les membres de sa famille.

Lorsque le texte dit que les gens « dormirent dans la mosquée », cela ne signifie pas nécessairement qu’ils s’allongèrent pour dormir comme durant une nuit ordinaire. Ils furent simplement submergés par la somnolence, au point que leurs têtes tombaient et que leurs mentons touchaient leur poitrine.

Puis tout devint silencieux.
Le calme régna complètement dans le lieu. On n’entendait plus aucun bruit.
Jusqu’à ce qu’ils entendissent une voix provenant de la chambre du Prophète ﷺ.

Ils dirent :
« Nous ne doutons pas que c’est la voix de Jibrîl (Gabriel) paix et salut sur lui »

La voix leur dit :
(لا تجردوا رسول الله واغسلوه في ثيابه
ثم قال مُعَزِّيّاً :_ رحمة الله وبركاته عليكم أهل البيت ....... المحروم من حُرم الفضل والأجر ، إنا لله وإنا إليه راجعون ، هذا آخر عهدنا بالأرض ).

« Ne déshabillez pas le Messager d’Allah. Lavez-le avec ses vêtements. »

Puis, comme pour les réconforter et les
consoler, il fut dit :
« Que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous, ô gens de la Maison. Celui qui est privé [du bienfait] est celui qui est privé de la grâce et de la récompense. Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons.
C’est notre dernier lien avec la terre. »

🕯️ Le lavage du Prophète ﷺ
Les Compagnons se levèrent alors pour procéder au lavage du Messager d’Allah ﷺ.
Ils le lavèrent sans lui retirer sa tunique.

Ils versaient l’eau sur le vêtement et frottaient son corps à travers le tissu, sans toucher directement son corps avec leurs mains.

‘Aïcha disait :
« Si j’avais su auparavant ce que je sais maintenant, personne ne l’aurait lavé à part ses épouses. »

Autrement dit : si elle avait su dès le départ comment allait se dérouler le lavage funéraire du Messager d’Allah ﷺ, elle aurait souhaité que seules ses épouses s’en chargent.

🌿 Le lendemain : les derniers préparatifs

Le lendemain arriva, dans une immense tristesse.

Le moment de la séparation avec la plus noble des créatures ﷺ était venu.

Selon la majorité des récits, quatre personnes entrèrent pour procéder à son lavage :

* ‘Alî ibn Abî Tâlib Que dieu l'agrée.
* Al-‘Abbâs , son oncle Que dieu l'agrée.
* Al-Fadl ibn Al-‘Abbâs Que dieu l'agrée
* Usâma ibn Zayd Que dieu l'agrée

Ils préparèrent l’eau et y placèrent une plante appelée le sidr, une plante dont le parfum est agréable.

Ils commencèrent alors à laver le Prophète ﷺ tout en conservant son vêtement.

Et, selon le récit, un parfum de musc se dégageait de son corps ﷺ.

‘Alî Que dieu l'agrée le lavait tout en disant :
( طبت حياً و طبت ميتاً يارسول الله)
« Tu as été bon et pur durant ta vie, et tu es bon et pur dans ta mort, ô Messager d’Allah. »

🤍 Son linceul
Après son lavage, le Prophète ﷺ fut enveloppé dans trois pièces de tissu blanc yéménite en coton.

Il n’y avait :
* ni chemise — c’est-à-dire un vêtement taillé pour prendre la forme du corps ;
* ni turban — c’est-à-dire ce qui se porte sur la tête.

Ainsi, le Prophète ﷺ fut enveloppé dans trois pièces de tissu blanc, par-dessus le vêtement dans lequel il était mort.

⸻

🕌 La prière funéraire
Après l’avoir enveloppé dans son linceul, ils le déposèrent sur son lit.

Puis commença la prière funéraire sur le Messager d’Allah ﷺ.

Cependant, les musulmans ne prièrent pas derrière un imam unique.

Ils entrèrent par groupes, et chacun pria individuellement sur lui.

Ses épouses, les membres de sa famille, les Ansâr, les Muhâjirûn, les enfants, puis l’ensemble des musulmans entrèrent successivement.

Chaque groupe entrait, priait sur le Prophète ﷺ, invoquait Allah en sa faveur, puis ressortait.

Ensuite, un autre groupe entrait.

Ainsi, tous les musulmans présents purent accomplir la prière funéraire sur le Messager d’Allah ﷺ.

Ils étaient profondément bouleversés et accablés de tristesse.

Après avoir posé sur lui un dernier regard d’adieu, alors qu’il était enveloppé dans son linceul ﷺ, ils durent affronter la réalité de cette immense perte.

⏳ Pourquoi son enterrement fut-il retardé ?

Certains pourraient se demander :
« Pourquoi le corps du Prophète ﷺ ne fut-il pas enterré immédiatement ? N’est-ce pas contraire au fait de respecter et d’honorer le défunt en l’enterrant rapidement ? »

Le texte répond que le corps pur du Prophète ﷺ n’était pas comparable aux corps des autres êtres humains. Il était préservé par Allah Le Tout-Puissant et le Majestueux.

Par ailleurs, après l’annonce de son décès ﷺ, une question extrêmement importante se posa aux Compagnons : désigner un dirigeant pour les musulmans.

Il fallait éviter que certains musulmans faibles dans leur foi ne retournent à l’apostasie, et préserver l’unité de la communauté musulmane, conformément à ce que le Prophète ﷺ avait enseigné.

À cela s’ajouta également le temps nécessaire pour permettre à tous les musulmans d’accomplir la prière funéraire sur lui.

Ainsi, du moment de la prière de midi jusqu’à la prière du soir, les musulmans entrèrent dans sa chambre, groupes après groupes, prièrent sur lui puis ressortirent.

🪦 Le choix de la tombe

Le lendemain( mardi) , lorsque vint enfin le moment de l’enterrer , ils préparèrent la tombe.

Le texte précise qu’ils ne l’avaient pas creusée auparavant, car le Prophète ﷺ était décédé dans la chambre même où il devait être enterré. Cela leur avait permis de procéder à son lavage et à sa préparation avant de creuser la tombe.

Ils se demandèrent alors :
« Devons-nous creuser une tombe avec un lahd pour le Messager d’Allah ﷺ, ou devons-nous creuser une fosse simple (shaqq) ? »

Le lahd consiste à creuser une niche sur le côté de la tombe, dans laquelle le corps du défunt est placé.

Le shaqq, quant à lui, consiste à creuser une fosse au centre de la tombe pour y déposer le défunt.

Son oncle Al-‘Abbâs que dieu l'agrée, proposa alors :
« Envoyons chercher celui qui creuse selon la méthode du shaqq et celui qui creuse selon la méthode du lahd. Celui des deux qui arrivera le premier décidera de la manière dont nous procéderons. »

Puis il leva ses deux mains vers le ciel et dit :
« Ô Allah, choisis pour Ton Prophète. »

À Médine, celui qui avait l’habitude de creuser les tombes selon la méthode du "shaqq "était Abou Ayyûb Al-Ansârî que dieu l'agrée.

Et celui qui creusait les tombes selon la méthode du "lahd "était Abou Talha Al-Ansârî que dieu l'agrée.

Or, Abou Talha arriva avant Abou Ayyûb.

Les Compagnons dirent alors :
« Puisque c’est ainsi, nous allons enterrer le Messager d’Allah ﷺ selon la manière des habitants de Médine : nous lui creuserons donc un lahd. »

Ainsi fut choisi le lahd pour la tombe du meilleur des hommes, le Messager d’Allah ﷺ.

Puis ils commencèrent à recouvrir sa tombe de terre, tandis qu’ils pleuraient.
Leurs pleurs redoublèrent lorsqu’ils entendirent sa fille Fâtima que dieu l'agrée dire :
(يا أصحاب النبي، أطابت أنفسكم أن تحثوا التراب على وجه رسول الله بأيديكم ؟؟!! )
« Ô Compagnons du Prophète ! Vos cœurs ont-ils vraiment accepté de jeter de vos propres mains de la terre sur le visage du Messager d’Allah ﷺ ?! »

Cette parole exprime l’immense douleur de Fâtima face à la séparation définitive avec son père bien-aimé ﷺ.

🌿 Quelques vers adressés à Fâtima
Ô Fâtima, si tu te laisses submerger par le chagrin, tu as une excuse ;
et si tu ne te laisses pas submerger, c’est là le chemin de la patience.
Car la tombe de ton père est la plus noble de toutes les tombes,
et elle renferme le meilleur des hommes : le Messager d’Allah ﷺ.
⸻

🕊️ Après l’enterrement

Lorsque l’enterrement fut terminé, Anas ibn Mâlik Que dieu l'agrée rapporte :« Je n’ai jamais vu un jour plus beau et plus lumineux que le jour où le Messager d’Allah ﷺ entra parmi nous à Médine. Et je n’ai jamais vu un jour plus laid et plus sombre que le jour où le Messager d’Allah ﷺ mourut. »

Quelle magnifique façon de décrire l’immense différence entre le jour de son arrivée et le jour de son départ.
⸻

🕌 La première prière après son enterrement

Vint alors le moment de la première prière après l’enterrement de notre bien-aimé ﷺ.

Bilâl Que dieu l'agrée se leva pour faire l’appel à la prière.
Mais lorsqu’il arriva aux paroles :
« J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah »
il se mit à pleurer.

Et son chagrin fut tel que toute Médine fut bouleversée par les pleurs.

La ville entière se retrouva plongée dans une profonde tristesse.

Les habitants étaient accablés et se demandaient :
Comment allait être la vie sans lui ﷺ ?
Derrière qui allaient-ils désormais prier ?
Vers qui allaient-ils écouter les conseils ?
Qui allait encore leur enseigner ?
Qui allait les éduquer ?
Qui allait leur sourire ?
Qui allait être doux et bienveillant envers eux ?
Qui allait prendre leurs mains et les guider ?

Médine était devenue sombre.
La tristesse et l’angoisse avaient envahi toute chose.

Même les palmiers de Médine,
les maisons de Médine,
les chemins de Médine,
les animaux de Médine…
Tout semblait porter le deuil du Messager d’Allah ﷺ.

🌴 Si le tronc d’un palmier avait éprouvé de la nostalgie et pleuré lorsque le Prophète ﷺ s’était éloigné de lui pour aller vers un minbar situé à seulement quelques pas…

Comment imaginer alors la douleur d’une séparation définitive, sans aucun retour ici-bas, jusqu’au Jour de la Résurrection ?!

Le texte fait ici référence au célèbre événement du tronc du palmier : le Prophète ﷺ s’appuyait auparavant sur un tronc lorsqu’il prononçait ses sermons. Lorsqu’un minbar fut construit et qu’il ﷺ commença à y monter, le tronc se mit à émettre des plaintes et à pleurer de nostalgie pour lui ﷺ.

Si un simple tronc ressentit une telle séparation pour quelques pas seulement…
que dire alors du cœur des Compagnons lorsqu’ils comprirent qu’ils ne reverraient plus jamais le Prophète ﷺ dans cette vie ?

Les cœurs des Compagnons furent brisés.
Leurs âmes furent déchirées.
Leurs sentiments furent anéantis par la perte du Messager d’Allah ﷺ.

⸻
🌑 Médine après le Prophète ﷺ
Le monde avait changé pour eux.

Il était devenu sombre.
Ils regardaient désormais :
* les traces laissées par le Prophète ﷺ ;
* ses chambres ;
* son minbar ;
* son lieu de prière ;
* les chemins qu’il empruntait ;
* les endroits où il avait vécu ;
* les souvenirs de ses paroles.

Mais ils ne voyaient plus ce maître et cet éducateur ﷺ qui avait rempli leur vie de lumière.

Ils ne voyaient plus son sourire…
Ce visage dont la beauté semblait être comme un morceau de lune.

⸻
« Demain sera la rencontre, ô mon bien-aimé, ô Messager d’Allah ﷺ.
Si la mort est le chemin qui mène à cette rencontre, alors, par Allah, nous ne craignons pas la mort.
Bienvenue à la mort et à la rencontre avec les bien-aimés : Muhammad ﷺ et ses Compagnons. »

Qu’Allah leur accorde la meilleure des récompenses pour tout ce qu’ils ont accompli et sacrifié pour cette religion.

⸻
La date du décès du Prophète ﷺ

Le texte indique que le Prophète Muhammad ﷺ est décédé :
un lundi, le 12 Rabî‘ Al-Awwal de l’année 11 de l’Hégire, en été.
Ce qui correspondait au 8 juin 632 de l’ère chrétienne.

Selon ce décompte, il avait accompli :
* 63 années lunaires selon le calendrier de l’Hégire ;
* et 61 ans et 182 jours selon le calendrier solaire.

⸻
🌴 Fin de la Sîra

Ainsi, par la grâce et la générosité d’Allah, nous arrivons au terme de cette magnifique Sîra du Prophète ﷺ.

Nous demandons à Allah que cette Sîra ait illuminé nos cœurs, qu’elle les ait remplis de l’amour d’Allah et de Son Messager ﷺ, ainsi que de l’amour de cette noble religion.

Car la Sîra est la provision de tout croyant et de toute croyante.
Et l’amour du Prophète ﷺ est un don d’Allah.
Allah ne dépose cet amour dans les cœurs que de ceux qu’Il aime.

⸻

📖 Cette Sîra est une responsabilité
Cette Sîra est désormais une amâna — un dépôt et une responsabilité — que nous portons.

Nous avons vécu dans sa lumière plusieurs mois.

Nous l’avons enseignée à nos enfants, à nos familles et à tous ceux qui ont voulu la découvrir.

Nous y avons découvert un véritable modèle de vie.

Alors, ne faisons pas en sorte que cette Sîra s’arrête ici.

Efforçons-nous au contraire de la transmettre et de la diffuser, avec une intention sincère, afin qu’elle soit inscrite dans la balance de nos bonnes actions, à tous.

⸻

🤲
Ô Allah, accepte cette œuvre et fais-en une source de récompense qui continue même après notre départ de ce monde. Âmîn.
Fais-en une aumône continue — une Sadaqa Jâriya — pour nous, pour nos pères et nos mères, pour nos enfants, nos frères et sœurs, nos familles, nos voisins, nos amis, nos enseignants qui nous ont appris le bien, nos proches et pour l’ensemble des musulmans.Âmîn.

⸻

📚 Précision sur les sources

Le texte précise que cette Sîra a été transmise et compilée à partir de différentes sources.

L’auteur explique qu’il s’est efforcé de rassembler les informations provenant des ouvrages consacrés à la Sîra et de vérifier, autant que possible, leur authenticité.

Il demande donc à Allah de le récompenser pour cet effort.

Puis il précise :
« Ce qui est juste vient de la réussite accordée par Allah. Et ce qui comporte une erreur ou un oubli vient de moi-même et de satan . »

La série s’appuie, avec des formulations parfois différentes mais portant le même sens, sur plusieurs ouvrages classiques, notamment :
* At-Tabaqât Al-Kubrâ d’Ibn Sa‘d ;
* As-Sunan Al-Kubrâ d’An-Nasâ’î ;
* Usd Al-Ghâbah d’Ibn Al-Athîr ;
* Ansâb Al-Ashrâf d’Al-Balâdhurî ;
* Târîkh Al-Islâm d’Adh-Dhahabî ;
* Al-Muntazam d’Ibn Al-Jawzî ;
* A‘lâm An-Nubuwwah d’Al-Mâwardî ;
* Subul Al-Hudâ d’As-Sâlihî.

⸻

🤲 La dernière invocation

Ô Allah, fais de notre maître Muhammad ﷺ notre intercesseur le Jour de la Résurrection.

Fais-nous boire de ses nobles mains de son bassin d’Al-Kawthar une gorgée après laquelle nous n’aurons plus jamais soif.

Accorde-nous de suivre sa Sunna, de l’aimer véritablement et de marcher sur son chemin.Âmîn.
⸻

Et ainsi se termine cette magnifique série consacrée à la vie du Messager d’Allah ﷺ.

« À bientôt, avec une autre œuvre de bienfaisance. »

Votre sœur en Allah. 🌴🤍

11/08/2026

🌴 Ce Bien-Aimé – Épisode 273 🌴
La noble biographie du Prophète ﷺ
La mort du Prophète ﷺ – Partie 2 🌴

‘Aïcha qu’Allah l’agrée sortit pour annoncer aux gens que la maladie du Messager d’Allah ﷺ avait repris.

Parmi les personnes qui lui étaient les plus proches se trouvait ‘Ali ibn Abî Tâlib, qu’Allah l’agrée. Il entra auprès du Prophète ﷺ et regarda son visage. Puis, bouleversé, il se mit à pleurer à chaudes larmes et s’écria d’une voix forte : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Le Prophète est mort… Le Prophète est mort ! »

Il ne pouvait même plus avancer, tant le choc était immense.

Alors les voix des épouses du Prophète ﷺ s’élevèrent dans les pleurs. Très rapidement, la nouvelle se répandit dans toute Médine :
« Le Bien-Aimé du Tout Miséricordieux est mort…Le Messager de la bonne direction est mort…Celui qui était doux et miséricordieux envers sa communauté est mort…Le soleil de la vie et sa pleine lune sont morts…Notre maître, notre bien-aimé, celui qui faisait la joie de nos yeux, Muhammad ﷺ, est mort… »

L’annonce de la mort du Messager d’Allah ﷺ fut pour tous les Compagnons comme un coup de tonnerre.

Ils furent plongés dans une immense stupeur, dont Allah seul connaît l’ampleur. Certains croyaient à cette nouvelle, tandis que d’autres refusaient de l’admettre.

Toute Médine fut envahie par les cris, les lamentations et les pleurs.

‘Umar ibn Al-Khattâb, qu’Allah l’agrée, brandit alors son épée et déclara :
« Par Allah ! Le Messager d’Allah n’est pas mort. Il est simplement parti à la rencontre de son Seigneur, comme Mûsâ (Moïse) était parti à la rencontre d’Allah pendant quarante jours, puis était revenu. »

‘Umar, qu’Allah l’agrée, ne pouvait pas supporter la réalité de la mort du Prophète ﷺ. Son esprit était comme paralysé par l’intensité du choc.

Quant à ‘Uthmân ibn ‘Affân, qu’Allah l’agrée, il fut lui aussi profondément frappé par cette nouvelle. Sous l’effet de l’immense douleur et de la stupeur, il ne parvint pas à prononcer un seul mot pendant plusieurs jours.

Puis un homme partit à la recherche de Abû Bakr, qu’Allah l’agrée. Il le trouva sur sa monture, près de sa propriété, et lui cria :
« Ô Abû Bakr ! Ô Abû Bakr ! Le Messager d’Allah vient de mourir ! »

Abû Bakr, qu’Allah l’agrée, accourut aussitôt.

Il entra dans la mosquée et vit les gens en pleurs. Il vit également ‘Umar, qu’Allah l’agrée, l’épée à la main, menaçant ceux qui affirmaient que le Prophète ﷺ était mort.

Mais Abû Bakr, qu’Allah l’agrée, ne se tourna pas vers lui et ne lui adressa pas la parole.

Il entra directement dans la maison de sa fille ‘Aïcha, qu’Allah l’agrée.

Il y trouva les épouses du Prophète ﷺ réunies autour de lui, en train de pleurer.

Umm Salama, qu’Allah l’agrée, s’écriait :
« Ô mon Prophète ! Ô notre Prophète !
Les nouvelles venant du ciel se sont désormais interrompues…
Sur qui donc Jibrîl (Gabriel) va-t-il désormais descendre ? »

Puis Fâtima, qu’Allah l’agrée, se mit à s’exclamer dans sa profonde douleur :
« Ô mon père ! Ô mon père !
Il a répondu à l’appel de son Seigneur.
Ô mon père ! Le Paradis de Firdaws est désormais sa demeure.
Ô mon père ! C’est à Jibrîl (Gabriel) que nous annonçons ta mort. »

Lorsque As-Siddîq, Abû Bakr, qu’Allah l’agrée, entra, les personnes présentes lui firent de la place.

Il s’approcha alors du corps du Prophète ﷺ, qui était recouvert d’un manteau yéménite.

Il écarta délicatement le tissu qui recouvrait son noble visage.

Puis il s’agenouilla devant son Bien-Aimé ﷺ.

Il le regarda longuement, posa ses mains sur ses tempes, puis embrassa son visage, entre ses deux yeux et sur ses joues, tandis que les larmes coulaient de ses yeux…

Quelle scène bouleversante : Abû Bakr, qu’Allah l’agrée, le compagnon le plus proche du Messager d’Allah ﷺ, se tenait devant son bien-aimé Prophète ﷺ, réalisant la douloureuse réalité de son départ de ce monde.

Puis Il dit :
« Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Comme tu es bon et merveilleux, vivant comme dans la mort, ô mon bien-aimé ! »

Puis il ajouta :
« Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour lui ! Comme il est merveilleux, vivant comme dans la mort, jusqu’à aujourd’hui ! Nos cœurs s’apaisent et s’emplissent de douceur lorsque nous évoquons son souvenir et prions sur lui. Que les prières et la paix de mon Seigneur soient sur toi, ô Messager d’Allah ! »

Puis il dit :
« Quant à la mort qu’Allah avait décrétée pour toi, la voici : tu l’as connue. Et tu n’es pas plus précieux auprès d’Allah pour qu’Il te fasse mourir deux fois. »

Puis il fut submergé par les pleurs et s’écria :
« Ô mon compagnon bien-aimé ! Ô mon Prophète ! »

Il recouvrit ensuite son visage avec son manteau et sortit rejoindre les gens.

Il se dirigea vers le minbar, m***a sur une marche et dit d’une voix forte :« Louange à Allah ! Ô gens ! Ô gens ! »

Alors les gens se rassemblèrent autour de lui.

Il leur dit :
« Celui qui adorait Muhammad, eh bien Muhammad est mort. Et celui qui adore Allah, alors Allah est Vivant et ne meurt pas. »

Puis il récita la Parole d’Allah, Exalté soit-Il :
( وَمَا مُحَمَّدٌ إِلَّا رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ ۚ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَىٰ أَعْقَابِكُمْ ۚ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَىٰ عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا ۗ وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ )
« Muhammad n’est qu’un Messager. Des messagers avant lui sont passés. S’il mourait donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Celui qui retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah. Et Allah récompensera les reconnaissants. »
(Sourate Âl ‘Imrân, 3:144)

Que tu es merveilleux, ô mon bien-aimé Abû Bakr !

As-Siddîq, qu’Allah l’agrée et le comble de Sa satisfaction, était un homme qui vivait avec le Coran, qui le portait dans son cœur et dont les paroles étaient guidées par lui.

« Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. »

Et Allah raffermit toute la communauté par la fermeté et la sagesse d’Abû Bakr, qu’Allah l’agrée.

Les Compagnons racontèrent, après avoir entendu ce verset :
« Par Celui qui a envoyé notre Prophète avec la vérité, c’était comme si nous entendions ce verset pour la toute première fois ! »

Ils avaient oublié qu’il faisait partie du Coran, alors même qu’il avait été révélé sept années auparavant.

Alors ils se mirent à le réciter, tandis que leurs pleurs les submergeaient.

Puis nous regardâmes ‘Umar ibn Al-Khattâb, qu’Allah l’agrée, après qu’il eut entendu le verset.

Son épée tomba de sa main sur le sol.

Puis il resta debout, comme si la terre tournait sous ses pieds. Il ne savait plus où tourner son visage ni où aller.

Puis il tomba à terre et s’évanouit.

Nous nous mîmes alors à lui asperger le visage d’eau jusqu’à ce qu’il reprenne connaissance.

Lorsqu’il revint à lui, il dit :
« Par Allah, Celui en dehors duquel il n’y a aucune divinité, ce verset m’était complètement sorti de l’esprit. »

Les paroles d’Abû Sufyân ibn Al-Hârith, le cousin du Messager d’Allah ﷺ
Abû Sufyân ibn Al-Hârith, qu’Allah l’agrée, dit :
**« Notre épreuve fut devenue immense et terrible, Le soir où l’on annonça que le Messager avait été rappelé à Allah.
Nous avions perdu la Révélation et sa descente parmi nous, Celle que Jibrîl (Gabriel) apportait, matin et soir.
Un Prophète qui dissipait nos doutes, Par ce qui lui était révélé et par ce qu’il nous enseignait. »**

Les gens restèrent dans la mosquée et leurs pleurs s’élevèrent.

La ville de Médine s’était remplie de monde dès que les gens avaient appris la maladie du Prophète ﷺ.

Abû Bakr, qu’Allah l’agrée, dit alors :« Envoyez chercher vos frères qui se trouvent à l’extérieur de Médine et informez-les que le Messager d’Allah ﷺ a été rappelé à Allah. Qu’ils viennent assister à ses funérailles et accomplir la prière funéraire sur lui. »

Un message fut également envoyé à l’armée de Usâma ibn Zayd, qu’Allah l’agrée, afin qu’elle puisse participer aux funérailles.

Cette armée campait à Al-Jurf, aux abords de Médine.

Toute l’armée revint alors à Médine. Elle comptait près de trois mille combattants.

Des délégations commencèrent également à affluer vers Médine pour participer à la prière funéraire du Prophète ﷺ, invoquer Allah en sa faveur et prendre part à son inhumation.

La ville fut alors remplie de monde, au point qu’il n’y avait presque plus de place pour poser un pied.

De toutes parts s’élevaient les voix des gens en pleurs.

Que les prières et la paix d’Allah soient sur toi, ô mon maître, ô Messager d’Allah ﷺ.

Comme tu nous manques…

🌴 À suivre, si Allah le permet. 🌴

09/08/2026

🌴 Ce Bien-Aimé — Épisode 272 🌴

🌴 La mort du Bien-Aimé, l’Élu ﷺ — Première partie 🌴

Voici donc le Bien-Aimé dont nous espérons l’intercession auprès du Sirât, lorsque les pas trébucheront. celui dont nous avons raconté la naissance, dont nous avons évoqué les qualités, la noblesse du caractère, la patience et les magnifiques comportements : le Bien-Aimé, l’Élu ﷺ.

Par Allah, nous ne savons aujourd’hui comment parler de sa mort…
C’est comme si nous étions avec les Compagnons — qu’Allah les agrée — et que nous vivions avec eux ces moments si difficiles.
Car la mort du Prophète ﷺ fut la plus grande épreuve qui ait frappé les musulmans.

À ce sujet, il est rapporté de lui ﷺ :
( إذا أصيب أحدكم بمصيبة فليذكر مصيبته بي فإنها أعظم المصائب) .
« Lorsque l’un d’entre vous est frappé par une épreuve, qu’il se souvienne de l’épreuve que représente ma mort, car elle est la plus grande des épreuves. »

Nous ne pensons pas qu’un homme, depuis la descente d’Adam sur cette terre jusqu’au Jour de la Résurrection, ait reçu — ou recevra — autant d’amour, de respect, de vénération et d’estime que notre noble Prophète Muhammad ﷺ.

Car il est le Messager de qui ?
Le Messager d’Allah.
Allah, Celui qui a créé l’univers, Celui qui l’a façonné avec soin : Il l’a créé, l’a éduqué, lui a enseigné, l’a doté des plus nobles manières, a embelli son caractère, a renforcé son argumentation, a purifié son cœur et son for intérieur, a embelli son apparence et l’a rendu aimé de Ses créatures.

Et pourtant, malgré l’immensité de son rang et l’élévation de sa position auprès d’Allah, ce Prophète vivait parmi ses Compagnons.
Il se mêlait à eux, les orientait, les enseignait et partageait leurs épreuves.
Il supportait les souffrances avec eux.
Il connaissait la faim lorsqu’ils avaient faim — et parfois davantage.
Il se fatiguait lorsqu’ils étaient fatigués — et parfois plus encore.
Il émigrait comme ils émigraient.
Il combattait comme ils combattaient.
Il creusait la tranchée comme ils la creusaient.
Il mangeait ce que mangeaient les gens et buvait ce qu’ils buvaient.
La multiplication des souffrances ne faisait qu’augmenter sa patience.
Et l’excès d’ignorance des ignorants ne faisait qu’augmenter sa clémence et sa douceur.

Les Compagnons avaient pris l’habitude de sa présence.
Ils le voyaient à chaque prière et à chaque rencontre.
Il rendait visite à leurs malades, témoignait de la tendresse envers leurs enfants, se rendait chez eux et ils venaient chez lui.

Les Compagnons l’aimèrent d’un amour qui dépassait celui que l’on porte à son enfant, à ses parents, à son époux ou à son épouse, à sa famille, à ses biens et à sa demeure.
Ils le préférèrent même à leur propre personne.
Certains d’entre eux auraient souhaité mourir plutôt que de voir une simple épine atteindre le pied du Messager d’Allah ﷺ.

Les Compagnons ne supportaient pas d’être séparés de lui.
Lorsqu’ils retournaient chez eux, ils s’empressaient de revenir à la mosquée afin de revoir le Messager d’Allah ﷺ.
Ils vécurent ainsi un bonheur que l’Histoire n’avait jamais connu et ne connaîtra jamais :
le bonheur de vivre auprès de lui, de le regarder, de l’écouter et de lui obéir.

⸻
Mais le Messager d’Allah ﷺ était un être humain.
Et les êtres humains meurent.
Allah dit :
‎{{ إِنكَ مَيِّتٌ وَإِنهُمْ مَيِّتُونَ}}
« Certes, tu mourras, et eux aussi mourront. »
(Sourate Az-Zumar, verset 30)

Le bonheur que les Compagnons avaient connu en sa présence ﷺ n’allait donc pas durer éternellement.
Le jour de la mort du Prophète ﷺ — qui était un lundi 12 Rabî‘ al-Awwal selon le récit présenté ici — Abû Bakr que dieu l'agrée se leva pour diriger les Compagnons dans la prière de l’aube, la prière du Fajr.

Les Compagnons savaient que le Prophète ﷺ, en raison de la gravité de sa maladie, ne pouvait plus sortir pour accomplir la prière avec eux.

C’est notre mère ‘Â’isha que dieu l'agrée qui l’aidait à faire ses ablutions, et il priait alors depuis son lit ﷺ, car il n’était plus capable de s’asseoir seul.
Mais ce dernier matin de sa vie ﷺ, alors qu’Abû Bakr que dieu l'agrée dirigeait les Compagnons dans la prière du Fajr, le Prophète ﷺ entendit depuis sa chambre la voix d’Abû Bakr récitant le Coran.
Il ressentit alors un léger mieux-être et une certaine vigueur.
Il se leva et se tint debout sur ses pieds, sans s’appuyer sur personne.
Puis il écarta le rideau qui séparait la chambre de ‘Â’isha de la mosquée.

La porte de sa chambre donnait sur la Rawdah et se trouvait face au premier rang.
S’il sort, son visage aurait donc été directement tourné vers ses Compagnons pendant leur prière.
Les Compagnons racontent que c’était encore l’aube et que la mosquée était éclairée par des lampes, au point qu’un homme distinguait à peine ce qui se trouvait devant lui.

Lorsque le Prophète ﷺ écarta le rideau et les regarda, il sourit et rit doucement.
Son visage était comparable à la lune lorsqu’elle est pleine.

Les Compagnons racontèrent :
« C’était comme si la mosquée avait été illuminée par la lumière de son visage ﷺ. »

Nous avons alors levé nos têtes pour le regarder.
Nous avons failli, tellement nous étions heureux de le revoir, interrompre notre prière.
Il leur fit signe de terminer leur prière.
Puis il leva son doigt vers le ciel en invoquant Allah.

Ensuite, il referma le rideau.
Et il accomplit la prière du Fajr dans sa chambre ﷺ.

Les Compagnons dirent :
« Ce fut la dernière fois que nous vîmes le visage du Prophète ﷺ. »😭

Les Compagnons furent alors remplis d’espoir.
Leurs âmes furent rassurées et leurs cœurs apaisés.
Ils pensèrent que le Prophète ﷺ avait retrouvé la santé et qu’il s’était remis de sa maladie.
Mais ils ne savaient pas que ce regard serait le dernier regard posé sur le noble visage de Muhammad ﷺ.
C’était le regard des adieux.
Ils ne savaient pas qu’il ne sortirait plus jamais de cette chambre pour venir à leur rencontre.

Après la prière du Fajr, les Compagnons repartirent s’occuper de leurs affaires, le cœur rassuré quant à l’état du Messager d’Allah ﷺ.
⸻

🌴 Les derniers instants 🌴
Puis le soleil se leva, ce lundi matin.
Les derniers instants de la vie du Prophète ﷺ approchaient.
Il commença alors à plonger sa main dans un récipient en cuir contenant de l’eau.

Il passa ensuite cette main mouillée sur son visage en répétant :
( لا إله إلا الله، إن للموت سكرات، اللهم أعني على سكرات الموت)
« Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Certes, la mort comporte des affres. Ô Allah, aide-moi à supporter les affres de la mort. »

Voilà donc l’état de notre Prophète ﷺ alors qu’il subissait les affres de la mort.

Et qu’en sera-t-il de nous ?
Ô Allah, facilite-nous les affres de la mort.
⸻

🌿 ‘Â’isha que dieu l'agrée raconte les derniers moments:

Le Prophète ﷺ était assis sur son lit.
Il leva la tête et je vins auprès de lui.
Je soutins son dos contre ma poitrine.
Il posa alors sa tête entre ma poitrine et ma gorge.
Son visage rayonnait comme la pleine lune.
À ce moment-là, ‘Abd ar-Rahmân ibn Abî Bakr, son frère, entra pour voir le Prophète ﷺ.

Il tenait dans sa main un siwâk, un bâtonnet de couleur verte, assoupli.
Le Prophète ﷺ se mit à regarder le siwâk.
Il désirait manifestement l’utiliser, mais en raison de l’intensité de sa maladie, il ne pouvait pas demander à ‘Abd ar-Rahmân de le lui donner.

‘Â’isha lui demanda :
« Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, veux-tu que je te prenne le siwâk ? »

Il lui fit signe de la tête :
« Oui. »

Elle prit alors le siwâk de son frère.

Elle l’assouplit avec de l’eau jusqu’à ce qu’il devienne agréable à utiliser.
Puis elle le donna au Messager d’Allah ﷺ.
Il l’utilisa soigneusement, jusqu’à avoir terminé ce qu’il désirait en faire.
Puis il le posa sur sa poitrine.

‘Â’isha raconte :
« Je le pris ensuite et je l’utilisai à mon tour. Ainsi, Allah réunit ma salive et la sienne durant le dernier jour de sa vie ﷺ. »

Puis le Prophète ﷺ leva son regard vers le plafond de la chambre.
Il leva également son index.
Je l’entendis murmurer quelques paroles.

Je rapprochai mon oreille de lui et prêtai attention.
Je l’entendis dire :
(مع الذين أنعمت عليهم من النبيين والصديقين والشهداء والصالحين، اللهم اغفر لي وارحمني، وألحقني بالرفيق الأعلى، اللهم الرفيق الأعلى، اللهم الرفيق الأعلى، اللهم الرفيق الأعلى)
« Avec ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Ô Allah, pardonne-moi et fais-moi miséricorde. Fais-moi rejoindre le Compagnon suprême. Ô Allah, le Compagnon suprême. Ô Allah, le Compagnon suprême. Ô Allah, le Compagnon suprême… »

Et il répétait cette invocation.
Dans le hadith, ‘Â’isha rapporte également :
« Le Prophète ﷺ disait, lorsqu’il était en bonne santé : “Aucun prophète ne meurt avant qu’on lui montre sa place au Paradis, puis il lui est donné le choix.” »

Puis, lorsque la mort se présenta à lui et que sa tête reposait sur ma cuisse, il perdit connaissance.
Ensuite, il reprit connaissance et leva son regard vers le plafond de la maison.
Puis il dit :
« Ô Allah, le Compagnon suprême. »

Je compris alors qu’il ne nous choisirait pas.
Et je compris que cela correspondait à la parole qu’il nous répétait lorsqu’il était en bonne santé.

‘Â’isha dit :
« Ce furent donc les dernières paroles qu’il prononça :
(اللَّهُمَّ الرَّفِيقَ الأعْلَى)
“Ô Allah, le Compagnon suprême.” »

Puis les affres de la mort devinrent plus intenses pour lui ﷺ.
Les derniers instants commencèrent.
Sa poitrine se mit à émettre les derniers souffles difficiles de l’agonie.
Puis sa main se relâcha et tomba à ses côtés.
Son corps devint lourd dans mes bras.
Je pensai alors qu’il avait perdu connaissance, comme cela s’était produit auparavant.
Je déposai donc sa tête ﷺ sur l’oreiller.

Puis je sortis prévenir les gens :
« Le Messager d’Allah est de nouveau tombé malade. »
⸻

🌴 Ô Allah, prie sur Muhammad ﷺ 🌴

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur toi, ô mon maître, ô Messager d’Allah ﷺ.

Comme tu nous manques…
Ô Allah, réunis-nous avec lui au Paradis.

🌴 À suivre, si Allah le permet. 🌴

Address

Casablanca
20000

Website

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Lumière prophétique posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Shortcuts

Share