Saint Daniel, écrivain-chroniqueur

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Certains silences ne sont que le prélude à des tempêtes plus profondes, et certaines histoires refusent de s’éteindre ta...
15/04/2026

Certains silences ne sont que le prélude à des tempêtes plus profondes, et certaines histoires refusent de s’éteindre tant que le dernier souffle de passion n’a pas été consigné sur le papier.

« L’Évangile selon nos désirs » n'était que le commencement d'une introspection où le réel se mêle aux songes, et où chaque émotion brute trouve son écho dans le tumulte des vagues. Vous avez été les témoins de cette première chronique, les confidents de ces âmes mises à nu sous la plume de Saint Daniel.

Aujourd'hui, l'appel de l'encre se fait de nouveau sentir. Les récits inachevés et les vérités encore tues cherchent leur chemin vers la lumière. Une question demeure, suspendue au-dessus de cet horizon que nous avons contemplé ensemble 😗

Et si le moment était venu d’ouvrir le Tome 2 ?

Votre ferveur a été le moteur de cette épopée. Seriez-vous prêts à replonger dans l’abîme de nos désirs et à poursuivre, à mes côtés, cette quête de sens et de poésie ?

L’histoire attend votre signal pour s’écrire de nouveau

*_La Promesse d'un Autre_*Elle ne m’a jamais accordé ce regard qu’elle lui offre à lui.Je le sais, car le poids de cette...
11/01/2026

*_La Promesse d'un Autre_*

Elle ne m’a jamais accordé ce regard qu’elle lui offre à lui.
Je le sais, car le poids de cette certitude a fini par me briser.

À l’instant de notre rencontre, j’ai fui ; j'ai parcouru le monde.
Et alors que je me persuadais d’avoir trouvé l’exception ailleurs, l’évidence m’a frappé :
il n’est pas de femme plus grande que celle que l’on grandit soi-même.

Alors, je suis revenu.
Je l’ai imaginée portant mon sang, scellée à ma vie par le destin, comme une certitude que je ne pouvais plus laisser filer.

Je les ai vus ensemble, si proches et pourtant si étrangers l’un à l’autre.
C’est là qu’une larme a coulé. Car au fond, elle aurait pu m’appartenir, si elle l’avait seulement décidé.

Je l’avais façonnée pour qu’elle soit unique.
Je voulais faire d’elle une femme souveraine, qu’elle s’impose au monde et dise avec fierté : « Me voici ».

Mais le sort en est jeté...
C’est lui qu’elle a élu.
Ce n’est pas moi.

*…St Daniel…🫀🖤* ```La promesse d’un Autre. ```

“Si j’avais su” (version courte)Un silence, quelques mots, un regard…Parfois, c’est tout ce qu’il faut pour comprendre.M...
05/05/2025

“Si j’avais su” (version courte)

Un silence, quelques mots, un regard…
Parfois, c’est tout ce qu’il faut pour comprendre.
Mais on ne te dira jamais ce que tu dois entendre.
Juste des opinions, jamais des vérités qui sauvent.

Si j’avais su que l’amour fait pleurer autant qu’il fait rêver,
peut-être que je n’aurais pas aimé.
Mais si j’avais su que c’était toi,
je crois que j’aurais aimé plus fort encore.

À cœur ouvert, je l’avoue :
si je pouvais réécrire l’histoire,
je le ferais, juste pour t’aimer mieux.

Ce soir, je me perds doucement,
dans un verre, dans un souvenir,
dans un “je t’aime” qui m’échappe encore.

Peut-être que demain, je me réveillerai.
Peut-être pas.
Mais si je me lève,
je ne t’aimerai plus comme aujourd’hui.

Je veux tant du monde,
je veux tant de moi…
Et je marche,
les pieds pleins de silence,
le cœur chargé de toi.

Oui, je me souviens d’aujourd’hui
comme d’un hier qui ne reviendra plus.
Et même si tout change…
Je t’aime.

Saint Daniel, Si j’avais su…

« Je ne t’en veux plus, je ne t’attends plus… je te laisse là où tu as choisi d’être, et moi, je pars en paix, le cœur un peu vide, mais libre. »

Titre : Je suis, c’est tout. J’ai donné mon cœur.Entier. Sans retenue. Comme on offre une lumière dans la nuit.Je ne le ...
23/04/2025

Titre : Je suis, c’est tout.

J’ai donné mon cœur.
Entier. Sans retenue. Comme on offre une lumière dans la nuit.
Je ne le referai plus. Jamais.

Zéro rancune.
Zéro regret.
Juste une leçon, gravée dans la chair de l’âme.

Ne jamais faire confiance.
Pas en l’amour.
Pas en la femme.
Pas en l’humain.

Ça fait quatre leçons.
À croire que même compter, j’en ai perdu l’envie. Ou la force.

La vie, elle, ne s’arrête pas.
Elle avance, indifférente. Elle me regarde passer avec mon cœur rouge devenu noir.

Je n’ai plus d’amour à offrir.
Plus de tendresse à distribuer.
Plus de place pour les émotions qui blessent.

Je n’existe plus pour sentir.
Je suis là pour être. Simplement être.
Sans promesse, sans attente, sans faille.

Et peut-être qu’au bout du vide,
il y aura enfin la paix.
Pas la joie bruyante. Pas l’amour en feu.
Mais ce calme…
Celui de celui qui n’attend plus rien.

Je suis, c’est tout.

Elle te dira un je suis désolé plus sincère qu’un je t’aime échappé de sa bouche.Elle te dira aussi qu’elle ne t’aime pa...
18/03/2025

Elle te dira un je suis désolé plus sincère qu’un je t’aime échappé de sa bouche.

Elle te dira aussi qu’elle ne t’aime pas—de cette même bouche qui t’avait promis l’éternité dans tes bras. Pourtant, ses yeux d’ébène, où dansent des milliers de lucioles, la trahissent… tout comme son corps qui brûle de désirer le tien.

Mais ce que tu ne lui diras jamais, c’est combien de fois un simple compliment d’elle résonne en toi, s’écrase contre tes pensées, jour et nuit.

Les écrits de Saint Daniel : Entre Rêve et Réalité.Auteur : Saint DanielTitre : Trahi par l’Amour, Marqué à Jamais.Chapi...
24/12/2024

Les écrits de Saint Daniel : Entre Rêve et Réalité.

Auteur : Saint Daniel

Titre : Trahi par l’Amour, Marqué à Jamais.

Chapitre 2

« L’aube d’un autre temps »

La nuit, dans le silence oppressant de sa cellule, il s’allonge sur ce lit qui semble avoir absorbé toutes les souffrances du monde. Ses yeux, rivés sur le lit superposé au-dessus de lui, fixe le bois rugueux, mais ce n’est pas ce qu’il voit. Non. Tout autour de lui s’efface, et ses souvenirs prennent le dessus, déployant leur théâtre dans l'obscurité.

Il existe des cicatrices qui s’accrochent à l’âme, coriaces, indélébiles. Mais il existe aussi des souvenirs, tout aussi puissants, qui rivalisent avec ces marques invisibles. Ils surgissent, insistants, entraînant dans leur courant. Allongé, il ne voit plus les murs gris de cette cellule ; il est tout ailleurs. C’est comme si un film se déroulait devant ses yeux, projetant les moments d’un passé que il a cru pouvoir oublier aujourd’hui, pourtant qu’il s’était promis jurée ne jamais oublier ses jours et nuits unique.

Et alors que ses larmes coulent sans retenue, il voyage dans ce monde qu’il vénérait autrefois. Un monde où chaque jour avait encore un sens. Il se voit, explorateur hésitant, cherchant quelque chose qu’il ne comprenait pas, mais qu’il poursuivait avec acharnement.

C’était ce matin-là. Depuis l’accident, depuis ce coma qui m’avait volé des jours, des semaines, peut-être des mois, c’était la première fois que je me réveillais avec ce sentiment étrange. Je me sentais vivant. Pas simplement en vie, mais pleinement, profondément vivant.

Le soleil perçait doucement à travers les rideaux, projetant une lumière dorée sur les murs de ma chambre. L’air avait un goût différent, presque sucré, comme si chaque inspiration était une gorgée d’un nectar rare. Je me suis levé lentement, les muscles encore raides, mais mon cœur battant avec une énergie renouvelé.

Un sourire s’est dessiné sur mes lèvres, un sourire qui semblait étranger à mon visage. Je ne savais pas pourquoi, mais une joie incontrôlable m’inondait, une joie qui me submergeait comme une vague immense.

C’était une noyade, oui. Une noyade dans quelque chose de beau, de lumineux, comme si l’océan entier de la vie m’avait pris dans ses bras. Je ne comprenais pas cette sensation, mais je l’accueillais avec gratitude.

Je me souviens m’être arrêté devant le miroir. Mon reflet me regarde avec des yeux fatigués mais brillants. À cet instant précis, je me suis promis que cette journée va être unique.

Je suis sorti, attiré par un besoin inexplicable de marcher, d’être dehors, de sentir le vent sur mon visage. Les rues sont encore calmes, enveloppées dans la douceur d’un matin naissant. Chaque pas que je fais semble résonner différemment, comme si le monde lui-même est en harmonie avec moi.

C’est là, juste là, que tout a commencé. En ce matin où tout semble vibrer d’une énergie nouvelle, où chaque détail me parait parfait, c’est là que je l’ai vue. Descendant de la montagne sur ma moto noire, je sens le vent caresser mon visage, comme un présage. Ma tenue, cette collection unique que j’ais autrefois jugée médiocre, prend soudain une autre dimension. La chemise ajustée d’un noir profond, le pantalon finement cousu qui s’harmonise avec la brillance des bottes en cuir. Ce jour-là, tout semble parfaitement aligné, comme si l’univers a conspiré pour me mener ici, maintenant.
Et puis, elle est apparue.
Elle se tenait là, au bord du chemin, une silhouette délicate mais captivante. Sa robe ovale courte danse avec le vent, révélant des jambes élégantes qui semblent vouloir s’échapper de leur propre éclat. Le tissu flotte doucement, une lingerie si légère qu’elle donnait l’impression qu’elle fait partie de la brise elle-même.

Je me suis arrêté, moteur encore ronronnant, et je l’ai regardée. Pas de ces regards fuyants ou discrets ; non, c’était un regard profond, assuré, comme si mes yeux voulaient capturer ce moment pour toujours.

Daniel : Bonjour,

Mina : Bonjour.

Je descends de ma moto d’un geste fluide, retirant mon casque que je tiens sous mon bras. Mon esprit se met à danser sur des mots soigneusement choisis, l’art de la première impression.

Daniel : Excusez-moi, mais est-ce que par hasard… vous seriez une étoile égarée sur cette route ? Parce que je jurerais que votre lumière éclaire ce chemin plus que le soleil lui-même.

Elle rit doucement, un rire cristallin, presque mélodieux.

Mina : C’est une approche plutôt originale, monsieur…

Daniel : « Daniel, » dis-je, esquissant un sourire. Et vous ?

Mina : « Mina, » répond-elle, sa voix douce et chaleureuse.

Je fais un pas en avant, gardant une distance respectueuse mais suffisante pour capter son attention.

Daniel : Mina… Un nom aussi court et élégant que celui qui le porte. Dites-moi, Mina, ce chemin mène-t-il à votre cœur, ou bien suis-je déjà perdu ?

Elle incline la tête légèrement, un mélange de surprise et d’amusement dans ses yeux.

Mina : Vous êtes toujours aussi direct, Daniel ?

Daniel : Pas toujours. Mais devant une vision comme la vôtre, il serait criminel de ne pas essayer.

Elle rit à nouveau, cette fois plus franchement, et je sens une chaleur réconfortante naître dans cet échange.

Mina : Et si je vous disais que je suis une âme libre ? Que faites-vous, monsieur l’explorateur ?

Je fais mine de réfléchir, mes doigts tapotant légèrement mon menton.

Daniel : Une âme libre, dites-vous ? Alors je demande humblement la permission de vous accompagner. Pas pour vous retenir, mais pour simplement partager un instant avec vous. Qui sait, peut-être que votre liberté m’inspirera à redécouvrir la mienne.

Elle fixe mon regard, son sourire s’adoucissant.

Mina : « Vous êtes audacieux, Daniel. Peut-être trop pour votre propre bien. »

Daniel : « Ou peut-être juste assez pour le vôtre, Mina, dis-je avec un clin d’œil complice. »

Elle reste silencieuse un moment, puis acquiesce doucement.

Mina : « Très bien, monsieur l’audacieux. Je vous accorde ce moment. »

Quand sa main a touché la mienne, une douce chaleur m’a traversé, comme si nos énergies s’étaient reconnues. Je l’ai portée à mes lèvres pour un ba**er léger, une caresse du bout des rêves, une promesse subtile. Elle m’a regardé, mi- surprise, mi- amusée, et a haussé les épaules avec ce sourire qui, sans que je le sache encore, allait devenir ma faiblesse.

Mina : « Alors, monsieur l’audacieux, quelle est la prochaine étape ? » me demanda-t-elle en s’approchant.

Je fis un signe vers ma moto, un sourire en coin.

Daniel : « Si mademoiselle l’aventurière n’a pas peur du vent, je propose qu’on laisse la route choisir pour nous. »

Elle rit doucement, puis pose ses mains sur mes épaules. D’un geste fluide et naturel, elle grimpe sur la moto, s’installant derrière moi.

Mina : « Conduisez, Daniel, et montrez-moi ce que vous avez à offrir. »

Nous avons roulé. Une heure et demie, mais cela aurait tout aussi bien pu être une éternité. Ses bras autour de ma taille, le vent jouant dans ses cheveux, son rire parfois emporté par le bruit du moteur… Chaque instant vibrait d’une intensité nouvelle. Nous n’avions pas de destination précise ; c’était la liberté dans toute sa splendeur.
Quand nous sommes arrivés à la plage, le soleil commençait à descendre, teintant le ciel de nuances d’orange, de rose et de doré. Les vagues léchaient doucement le sable, et l’air marin portait une fraîcheur apaisante.

Je me suis arrêté, coupant le moteur, et elle a glissé doucement de la moto, atterrissant avec grâce. Elle a retiré ses sandales et s’est avancée dans le sable, ses pieds nus laissant des empreintes délicates.

Mina : « Vous savez, Daniel, » commence-t-elle, le regard perdu vers l’horizon, je crois que c’est la première fois que je fais ça.

Daniel : « Faire quoi ? » demandai-je, m’approchant d’elle.

Mina : « Juste… partir. Sans réfléchir, sans plan, sans but précis. »
Je m’arrête à côté d’elle, mes chaussures déjà à la main, et je souris.

Daniel : « Eh bien, Mina, il y a une première fois à tout. Mais si je puis me permettre… cela vous va à merveille. »

Elle tourne la tête vers moi, une étincelle dans ses yeux.

Mina : « Vous savez que vous êtes plutôt doué pour ça, Daniel ? »

Daniel : « Pour quoi donc ? »

Mina : « Trouver toujours les mots qui touchent, répondit-elle en secouant doucement la tête. »

Je hausse les épaules, feignant l’innocence.

Mina : « Peut-être que ce n’est pas moi. Peut-être que c’est vous qui inspirez ces mots. »

Elle rit, un rire léger, presque incrédule.

Daniel : « Vous êtes incorrigible. »

Mina : « Et vous êtes magnifique, » répliquai-je avec un sourire franc.

Nous avons marché le long de la plage, discutant de tout et de rien. Chaque échange était une danse légère, un équilibre parfait entre espièglerie et sincérité. Elle ramassait des coquillages, les tenants devant moi comme des trésors.

Mina : « Celui-ci, Daniel, il ressemble à une étoile. »

Je le prends délicatement, l’observe, puis le tiens contre mon cœur.

Daniel : « Une étoile pour m’avoir guidé jusqu’à vous. »

Elle rougit légèrement, mais ne détourne pas le regard.

Nous avons continué notre escapade, découvrant une crique cachée, un petit bar au bord de l’eau où le vieux propriétaire nous a servi des cocktails maison, et même une vieille balançoire suspendue à un arbre près des dunes.

Quand elle a insisté pour monter dessus, je l’ai poussée doucement, son rire s’envolant avec elle à chaque élan.

Daniel : « Vous êtes une vraie enfant, Mina. »

Mina : « Et vous, un vrai gentleman, Daniel. Le beau prince qui vole et fuit à cheval avec la belle princesse dans le vent de l’horizon.»

Elle a sauté de la balançoire et s’est tournée vers moi, les cheveux ébouriffés par le vent, un sourire radieux illuminant son visage.

Mina : « Merci, Daniel. Pour cette journée. »

Je m’incline légèrement, avec une exagération volontaire.

Daniel : « Tout le plaisir est pour moi, mademoiselle l’aventurière.
Elle s’approche alors, plus proche que jamais, ses yeux rivés dans les miens. »

Mina : « Et si je vous disais que j’aimerais que cela dure toujours ? »

Je reste un instant silencieux, touché par la profondeur de ses mots.

Daniel : « Alors, Mina, je vous emmènerai là où le temps s’arrête. »

À suivre...

"L'amour ou l'amourette, cette douce escapade, est une bulle de bonheur partagé, une parenthèse volée au temps. Mais au fond, on sait que toute magie est éphémère."

Chapitre 03

Auteur : Saint Daniel

Titre : Trahi par l’amour, Marqué à jamais.

Les écrits de Saint Daniel : Entre Rêve et Réalité.

Les écrits de Saint Daniel : Entre Rêve et Réalité.Auteur : Saint DanielTitre : Trahi par l’amour, Marqué à jamais.Chapi...
21/12/2024

Les écrits de Saint Daniel : Entre Rêve et Réalité.

Auteur : Saint Daniel

Titre : Trahi par l’amour, Marqué à jamais.

Chapitre 1

Dans les rues bondées de Velouria, où l’élégance des façades cache souvent la noirceur des âmes, Cecilia s’efforce de percer. Nouvelle venue dans cette ville aux codes impitoyables, elle rêve de bâtir sa carrière, et son premier dossier pourrait bien être sa chance... ou sa perte.
Ce matin-là, elle se trouve dans le somptueux bureau de Gabriel Lormont, un homme imposant, connu pour son influence et sa richesse. Mais aujourd’hui, il ne ressemble pas au magnat inflexible qu’elle a vu en photo. Ses épaules affaissées et ses traits tirés trahissent un père accablé.

Gabriel Lormont : Maître Cecilia. Mon fils, Daniel... il est en prison pour un crime qu’il n’a pas commis.

Cecilia : Le dossier mentionne une accusation de meurtre, monsieur Lormont. Ce genre de charge ne tombe pas du ciel.

Gabriel Lormont : Je sais, (répond-il, la voix tremblante). Mais Daniel n’est pas un meurtrier. Il... il a été pris au piège d’une histoire sordide. (Cecilia reste impassible, attendant qu’il développe). Il aimait cette femme, Mina. Une femme magnifique, mais... elle l’a détruit. Pendant qu’ils étaient ensemble, elle a eu une liaison avec un autre homme, un certain Julien Marek. Quand Daniel a découvert la vérité, il était dévasté. Et peu de temps après, Julien a été retrouvé mort.

Cecilia : Et qu’est-ce que votre fils dit de tout cela ? (Gabriel serre les dents, le regard fuyant).

Gabriel Lormont : Il ne dit rien. Depuis qu’il est en prison, il refuse de parler. Ni à moi, ni à ses avocats.

Cecilia fixe Gabriel, pesant ses mots.

Cecilia : Si votre fils ne coopère pas, monsieur Lormont, il me sera difficile de plaider sa cause. Surtout que je suis femme moi aussi.

Gabriel Lormont : C’est pour cela que je vous ai engagée. Vous êtes brillante, jeune, différente. Peut-être que vous trouverez un moyen de le faire parler. Je crois en vous !

Cecilia : Très bien, je vais essayer. Mais je vous préviens, je ne fais pas de miracles.

Cecilia a étudié le dossier toute la nuit. Les charges contre Daniel semblent floues, mais son refus obstiné de parler à quiconque complique les choses. L’homme est accusé d’avoir ôté la vie à un être humain, mais les détails exacts échappent même à la police. Tout ce qu’elle sait, c’est que derrière ce silence se cache une douleur profonde.

Ce matin-là, Cecilia franchit les lourdes portes de Rivenhall pour la dixième fois avec un mélange de curiosité et d’agacement. Elle ne comprend pas pourquoi Daniel, héritier d’une fortune, choisi de s’enterrer dans le mutisme alors que le monde extérieur continue de tourner.

En arrivant dans la petite salle de rencontre, elle trouve Daniel assis, le regard fixé sur la table, les poignets enchaînés. Il a l’air amaigri, mais son visage garde une froideur presque impénétrable. Ce n’est en aucun cas à cause d’être menotté, ses yeux fixés sur la table devant lui ne cachait pas ce visage marqué par la fatigue et l’amertume. Elle pose son dossier sur la table et s’assied en face de lui.

Cecilia : Bonjour, Daniel. Je suis Cecilia. Ton père m’a engagée pour t’aider à sortir d’ici.

Il ne lève même pas les yeux…

Cecilia : Écoute, je ne vais pas tourner autour du pot. Si tu ne parles pas, je ne peux pas te défendre. Alors, commençons par le commencement. Pourquoi es-tu ici ?

Silence.
Cecilia croise les bras, essayant de garder son calme.

Cecilia : Très bien. Tu ne veux pas parler, c’est ton choix. Mais sache que chaque minute passée ici est une minute gagnée pour ceux qui t’ont mis dans cette situation.

Toujours rien.
Après plusieurs tentatives infructueuses, sa patience s’amenuise. Elle frappe la table, faisant enfin lever les yeux de Daniel.

Cecilia : Écoute-moi bien, dit-elle d’une voix ferme. Si l’amour est un crime, alors reste ici, condamné à vie pour ton silence ! Pendant ce temps, elle, celle qui t’a brisé, elle vivra sa vie heureuse, libre, en dehors de ces murs.

Daniel serre la mâchoire, son regard s’assombrissant. Pour la première fois, Cecilia sent qu’elle a touché un point sensible.

Cecilia : Tu crois que ton silence est une réponse ? Tu te punis, mais à quoi bon ? Le monde continue de tourner, Daniel. Même si tu refuses de parler, le temps ne t’attendra pas.

Un long silence suit, mais cette fois, quelque chose a changé. Daniel détourne les yeux, mais Cecilia remarque qu’il serre les poings, comme s’il lutte contre une émotion qu’il refuse de laisser transparaître.
Cecilia inspire profondément, adoucissant légèrement son ton.

Cecilia : Je ne suis pas là pour te juger. Mais si tu veux te libérer, au moins de ce fardeau, tu devras commencer par me parler. Sinon, personne ne pourra t’aider.

Elle se lève, prête à partir, mais avant d’atteindre la porte, une voix rauque et faible l’arrête.

Daniel : Elle m’a détruit.

Cecilia se retourne, surprise. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est un début.

Cecilia : Tu sais, commence-t-elle calmement, je suis là pour t’aider. Mais pour ça, il va falloir que tu collabor...

Daniel : Non.

Cecilia : Non quoi ? demande-t-elle, son ton devenant plus ferme. Non, tu ne veux pas parler ? Non, tu veux rester ici à pourrir en prison ?

Silence.
Cecilia inspire profondément, essayant de contenir son irritation.

Cecilia : Très bien. Si c’est ton choix, alors assume-le. Mais dis-toi bien une chose, Daniel : pendant que tu te terreras ici, elle, Mina, vivra sa vie. Heureuse. Libre.

Daniel : Elle m’a tout pris ! Mon cœur a été anéanti. Ceci n’est qu’une enveloppe charnelle.

Cecilia se penche légèrement, cherchant à briser la carapace qu’il s’est forgée.

Cecilia : Alors dis-le moi. Ce qui s’est passé, pourquoi tu es ici. Si tu veux que je t’aide, je dois savoir.

Cecilia reste assise, fixant Daniel, son regard plus déterminé que jamais malgré les murs qui semblent peser sur elle. Daniel, lui, détourne le sien, fixant les soldats qui s'approchent pour l'escorter hors de la salle de rencontre.

Daniel : Vous pouvez venir. (dit-il aux gardiens d’une voix froide et détachée).

Les soldats entrent, mais il ne bouge pas tout de suite. Il se lève lentement, ses chaînes cliquetant, puis se retourne vers Cecilia, un sourire amer aux lèvres.

Daniel : Huit fois (murmure-t-il). Ça fait huit fois que tu viens ici, que tu essaies de me faire parler, que tu espères quelque chose de moi. Maintenant que tu as ce que tu veux… une phrase, une réponse… j’espère que c’est terminé. Que je ne te reverrai plus jamais.

Cecilia se redresse, son visage impassible, mais ses mains tremblent légèrement.

Cecilia : Tu te trompes, Daniel (dit-elle calmement). Ce n’est pas la huitième fois, mais la dixième. Et je te le promets que je reviendrai autant de fois qu’il le faudra pour te sortir de là.

Les policiers échangent des regards, hésitant à interrompre l’échange. Daniel, lui, rit doucement, mais c’est un rire amer, sans joie.

Daniel : Pourquoi ? demande-t-il soudain, son ton plus dur, presque accusateur. Pourquoi es-tu décidée à rendre l’impossible possible ? Pourquoi veux-tu m'acquitter d’un meurtre que j’ai commis ?

Le silence s’abat sur la pièce. Cecilia reste figée, cherchant ses mots. Les gardiens, cette fois, avancent pour le prendre par le bras, mais Daniel secoue la tête, leur intimant de patienter.
Cecilia baisse les yeux un instant, puis relève la tête, son visage marqué par une émotion qu’elle tente de dissimuler. Une larme glisse sur sa joue, silencieuse.

Cecilia : Parce que... (Sa voix légèrement brisée). Parce que tu ressembles à mon père.

Daniel fronce les sourcils, surpris par cette confession inattendue.

Daniel : Ton père ?

Elle acquiesce, le regard perdu.

Cecilia : Il était comme toi. Un homme brisé par la vie, accusé de choses qu’il n’avait pas toujours faites. Mais personne n’a cherché à le comprendre, à le défendre. Je l’ai vu sombrer, et je n’ai rien pu faire pour l’aider. Je ne veux pas que l’histoire se répète, Daniel. Je me suis engagée pour ça.

Daniel reste silencieux, fixant Cecilia avec une intensité nouvelle. Puis il soupire et se rassoit brusquement, forçant les gardiens à attendre encore.

Daniel : Peu importe ce que tu feras, dit-il enfin, sa voix un mélange de fatigue et de résignation. Tu ne pourras pas me libérer.

Cecilia serre les poings, prête à répliquer, mais Daniel l’interrompt d’un geste.

Daniel : Mais si c’est ce que tu veux, si c’est ce que tu désires plus que tout... alors va là où tu trouveras tes réponses.

Il lui prend son stylo et sur un petit bout de papier il écrit quelque chose.

Daniel : Le code de mon coffre-fort, (murmure-t-il). Dedans, il y a mon journal. Lis-le. C’est le dernier roman que j’offre à ce monde.

Les gardiens, cette fois, s’approchent et prennent Daniel par les bras. Il se laisse emmener, sans résistance.

Cecilia reste là, seule, fixant le papier dans sa main. Le silence de la salle n’est interrompu que par le bruit des portes se refermant derrière Daniel.
Elle murmure pour elle-même, presque comme une promesse :

Cecilia : Je découvrirai la vérité, Daniel. Peu importe ce qu’il m’en coûtera.

À suivre…

Chapitre 02

Auteur : Saint Daniel

Titre : Trahi par l’amour, Marqué à jamais.

Les écrits de Saint Daniel : Entre Rêve et Réalité.

Les chroniques de Saint Daniel.Titre : "Trahi par l'amour, marqué à jamais"Auteur : Saint DanielDaniel, un jeune ingénie...
20/12/2024

Les chroniques de Saint Daniel.

Titre : "Trahi par l'amour, marqué à jamais"

Auteur : Saint Daniel

Daniel, un jeune ingénieur brillant et héritier d’une fortune familiale, lance son entreprise avec passion et succès. Mais son cœur appartient à Mina, une femme magnifique et admirée de tous. Éperdument amoureux, Daniel lui consacre deux années de dévotion, rêvant d’un avenir à deux.

Au moment de lui demander sa main, Mina lui révèle une vérité cruelle : elle ne l’a jamais aimé, pas une seule fois. Cette trahison brise Daniel, le plongeant dans un abîme de solitude et de désespoir. Retiré du monde, il cherche un sens à une vie marquée par cette blessure profonde.

"Trahi par l’amour, marqué à jamais" est une réflexion poignante sur l’amour, la douleur de l’abandon et la capacité de l’âme à guérir

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Les chroniques de Saint Daniel.

La Valse des DésillusionsBlesser, trahir, briser les chaînes du cœur,Décevoir, déception, tel est le bal de l’existence ...
08/12/2024

La Valse des Désillusions

Blesser, trahir, briser les chaînes du cœur,
Décevoir, déception, tel est le bal de l’existence en leur honneur.
Le pardon n’est qu’un écho, une ombre sans saveur,
Et la loyauté, jadis sacrée, s’égare dans l’oubli, sans valeur.

La vie, elle, serpente comme un ruisseau indifférent,
Elle trace sa route, insensible aux tourments.
Et la dépression, autrefois maladie de l’âme vacillante,
Est devenue une confidente fidèle, une alliée apaisante.

Quant à la solitude, bourreau d’antan,
Elle se drape aujourd’hui de fidélité et d’élan.
Là où les sentiments trahissent et s’effacent,
Elle demeure, implacable, dans son impassible place.

Ainsi, l’existence est une danse d’illusions fanées,
Un théâtre où l’honneur et l’image sont balayés.
Mais dans le silence du néant, l’on trouve parfois,
Une vérité froide, plus stable qu’une foi.

St Daniel

Poésie Auteur : Saint DanielTitre : Je Suis SolitudeJe suis solitude, l’ombre qui m’habille,Né solitaire, l’âme marquée ...
02/12/2024

Poésie

Auteur : Saint Daniel

Titre : Je Suis Solitude

Je suis solitude, l’ombre qui m’habille,
Né solitaire, l’âme marquée par l’exil.
Amoureux de mes cicatrices indélébiles,
Ces vestiges qui valent plus que mille profils.

Mes blessures, des amantes fidèles,
Présentes là où fuient les prétendus amis,
Elles me chuchotent des vérités cruelles,
Des récits que la vie, seule, m’a appris.

Je suis le passé, le présent, et l’avenir,
Un tout indivisible, car je m’appartiens.
Trahison et déception sont des souvenirs,
Des maîtres que j’ai connus dès le matin.

Blessures et surprises cherchent à m’ébranler,
Mais ma méfiance coule comme un fleuve ancien.
Elle est mon bouclier, mon sang enchaîné,
Face au monde, je reste mon propre gardien.

Je marche seul, pourtant des voix m’assaillent,
Des échos d’hier qui jamais ne défaillent.
Chaque regard en coin, chaque sourire feint,
Me rappelle que confiance est un chemin vain.

Alors, j’avance, sculpté dans le marbre,
Le cœur en silence, mais l’esprit en arbre.
Chaque racine s’enfonce dans la douleur,
Mais chaque branche cherche une lueur.

Je suis solitude, l’amant de mes nuits,
Le compagnon fidèle des étoiles en fuite.
Et si l’amour frappe un jour à ma porte,
Je l’attendrai, sans plus croire qu’il me transporte.

*__Saint_Daniel _* 🖤🌹

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