01/07/2022
���Origine du nom
Le mot attiéké vient du mot « atcheke» issu de la langue AVIKAM et non de la langue ebrié parlée dans le sud de la Côte d'Ivoire. Le mot a été déformé par les transporteurs bambaras en « atchèkè » puis par les colons français en « attiéké ». Dans la rue, on prononce souvent « tch(i)éké », avec amuïssement du a initial.
Les femmes ébrié distinguaient l'atchèké en plusieurs catégories qui sont l'agbodjaman, l'ahité et l'ahi. Le produit préparé pour le commerce et la vente est l'ahi qui veut dire poudre d'attiéké cuit en Ebrié qui est pour la vente et l'agbodjaman reservé pour les invités de marques et les grandes cérémonies et enfin l'ahité de petits grains reservé à la consommation des Atchan ou des tchaman ou des Ebrié, ces variétés sont propres aux Ebrié, les autres groupes ne font pas cette distinction.
Confection
Spécialité culinaire de certains peuples lagunaires (Ebrié, Adjoukrou, Alladian, Abidji, Avikam, Ahizi) du Sud de la Côte d'Ivoire, l'attiéké est traditionnellement produit par les femmes, qui se constituent à cet effet en équipes dans le village2.
Au fil du temps, sa consommation est devenue tellement importante que sa production a été industrialisée. Ainsi, la Société Ivoirienne de Technologie Tropicale (I2T) dirigée par M. Diarra A. Oumar a été créée en 1979 pour faciliter la tâche des producteurs de la filière attiéké, mais surtout moderniser la production et améliorer la qualité.