APIS 🐝 Apiculteur & cyber défenseur
Production de miel artisanal à Chaudfontaine.🍯🍯

Penser la sécurité et la résilience par la ruche.

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 29 août 2026Partons à la chasse au frelon de bon matin.Il pleut. Les abeilles reste...
29/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 29 août 2026

Partons à la chasse au frelon de bon matin.

Il pleut. Les abeilles restent majoritairement à l’abri. Le rucher est calme.

Enfin… presque.

Parce que devant les ruches, lui est toujours là.

Le frelon asiatique campe devant les entrées. Presque immobile en vol stationnaire, il attend qu’une abeille se risque dehors ou rentre à la colonie.

Un véritable sniper.

Et comme lors d’une cyberattaque, le défenseur ne peut pas simplement installer ses protections et considérer le problème comme réglé.

Il faut observer.
Détecter.
Comprendre comment l’attaquant contourne les défenses.
Et surtout… s’adapter.

Nos harpes électriques fonctionnent, les muselières protègent les entrées et le grillage ferme certaines voies de passage.

Mais le frelon adapte lui aussi sa trajectoire.

Alors ce matin, nouvelle évolution de notre architecture de défense : des obstacles directement sur ses zones de vol stationnaire.

Quelques tiges, volontairement disposées devant les ruches.

Rien de très impressionnant à première vue.

Pourtant, au rucher, nous constatons que le frelon semble peu apprécier que l’on bouleverse ses habitudes de chasse et ses trajectoires. Nous allons donc tester une idée toute simple : l’empêcher de stationner confortablement devant les ruches.

S’il change de secteur et laisse les abeilles tranquilles : parfait.

S’il cherche à contourner les obstacles…

Disons que nous avons placé les harpes électriques sur certaines des routes alternatives. ⚡

L’apiculteur espère donc qu’il s’en ira.

Mais vu notre expérience de ces dernières semaines, il y a aussi une certaine probabilité qu’il choisisse plutôt…

d’aller se faire griller.

La bataille continue. 🐝⚔️

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 24 août 2026On pensait pouvoir souffler un peu.Erreur.Le frelon contre-attaque.Mais...
24/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 24 août 2026

On pensait pouvoir souffler un peu.

Erreur.

Le frelon contre-attaque.

Mais que l’Empire ne se réjouisse pas trop vite : il ne gagnera pas cette guerre.

Au rucher, le spectacle devient presque absurde. Plusieurs frelons se disputent parfois la même pauvre abeille capturée. Une véritable bataille dans la bataille : pendant que nos filles tentent simplement de rentrer à la maison, leurs prédateurs se chamaillent pour leur repas.

Et puis nous avons observé quelque chose d’encore plus surprenant.

Sur les harpes, certains frelons asiatiques électrocutés restent prisonniers des câbles. Et d’autres semblent venir s’y intéresser de très, très près… jusqu’à toucher eux-mêmes les fils.

⚡ BZZZT.

Un frelon de plus au tapis.

Nous avons l’impression qu’ils pourraient tenter de se nourrir de leurs propres congénères morts ou blessés. Nous n’en faisons pas une affirmation scientifique : c’est une observation faite au rucher et elle mériterait d’être documentée correctement.

Mais pour nos abeilles, le résultat est assez ironique :

venir chercher un repas sur la harpe peut devenir un aller simple vers le côté obscur.

Et derrière l’humour, le problème reste sérieux.

🐝 Vous pouvez nous aider.

Si vous repérez un nid de frelons asiatiques, signalez-le via les dispositifs prévus dans votre région et informez votre commune lorsque c’est pertinent. Plus les nids sont localisés et pris en charge selon les procédures locales, plus les apiculteurs disposent d’informations utiles pour comprendre la pression autour de leurs ruchers.

Les pièges se remplissent mais il faut veiller à les remplir régulièrement d’attractif.

Alors ouvrez l’œil. 👀
Partagez. Diffusez. Relayez.

Pendant ce temps, au rucher, les harpes restent allumées, les défenses restent en place…

et les filles vous disent merci. 🐝❤️

Que la Force soit avec elles.

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 21 août 2026Il est temps de ressortir les pièges.Ces derniers jours, les harpes et ...
21/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 21 août 2026

Il est temps de ressortir les pièges.

Ces derniers jours, les harpes et les protections devant les ruches ont permis de réduire la pression immédiate du frelon asiatique.

Mais défendre uniquement l’entrée des ruches, c’est attendre l’ennemi aux portes.

Aujourd’hui, on change légèrement de stratégie.

🎯 L’objectif : limiter les ressources que les frelons peuvent ramener au nid.

À cette période, les colonies de frelons asiatiques sont fortement développées. Les ouvrières doivent nourrir une population importante et chassent activement les insectes — dont nos abeilles — pour fournir des protéines aux larves.

Chaque frelon qui repart avec une abeille entre les pattes, c’est donc une ressource supplémentaire qui rejoint la colonie.

Les pièges sélectifs reprennent donc du service, en complément des harpes, des muselières et des portes réduites.

Pas question de poser n’importe quel piège : capturer indistinctement les insectes ferait plus de mal que de bien. On cherche à cibler le frelon asiatique tout en permettant autant que possible aux autres insectes de s’échapper.

Après avoir fortifié les portes du rucher, on tente maintenant de couper les lignes de ravitaillement.

La guerre contre le frelon ne se gagne pas avec une arme miracle.

Elle se joue en couches.

Observer.
Protéger.
Piéger sélectivement.
Et surtout… s’adapter. 🐝⚔️

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 20 août 2026Après deux mois d’attente… le verdict est enfin tombé.Et cette fois, ce...
20/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 20 août 2026

Après deux mois d’attente… le verdict est enfin tombé.

Et cette fois, ce ne sont ni Déméter, ni Hestia, ni même Artémis qui passent l’inspection.

Ce sont les apiculteurs.

Parce qu’avant de prétendre prendre soin de dizaines de milliers d’abeilles, encore faut-il apprendre à comprendre ce petit monde qui ne fonctionne absolument pas selon nos règles.

Après une première saison passée à ouvrir des ruches, observer du couvain, chercher des reines qui ont manifestement décidé de jouer à cache-cache, apprendre à reconnaître ce qui va bien… et surtout ce qui pourrait aller mal :

🎓 vos deux apiculteurs préférés ont réussi leur examen de première année !

Et le hasard a plutôt bien fait les choses :

84 % chacun.

Le même résultat… mais avec des points forts répartis différemment.

Finalement, ça résume assez bien notre manière de travailler depuis le début.

Là où l’un hésite, l’autre voit.
Là où l’un maîtrise, l’autre apprend.
Et quand l’un oublie quelque chose… l’autre est normalement là pour lui rappeler. 😅

On ne sait pas tout. Et heureusement : l’apiculture est probablement l’une de ces disciplines où l’on peut passer toute une vie à apprendre.

Mais aujourd’hui, on peut quand même savourer cette petite victoire.

Deux parcours différents.

Deux fois 84 %.

Une même passion.

Et surtout un même objectif : continuer à apprendre pour nous mettre, du mieux possible, au service de nos abeilles. 🐝🍯

Première année : validée.
La suite de l’aventure peut commencer.

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 11 août 2026Pendant que certains cherchent leurs lunettes pour observer l’éclipse…C...
11/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur — 11 août 2026

Pendant que certains cherchent leurs lunettes pour observer l’éclipse…

Chez A.P.I.S., on prépare la bataille.

Depuis plusieurs jours, l’ennemi campe devant les ruches.

Sa technique ? Le vol stationnaire. Il se place devant l’entrée et attend qu’une butineuse rentre chargée de nectar.

Alors nous avons transformé sa tactique en faiblesse.

⚔️ Les harpes électriques sont placées perpendiculairement aux ruches, directement sur ses trajectoires de chasse. En patrouillant devant les entrées, le frelon traverse les câbles… et se fait griller.

Il avait néanmoins trouvé une faille : passer sous les harpes.

Nous avons donc fermé la brèche avec du grillage.

Ceux qui franchissent malgré tout cette première ligne trouvent ensuite les muselières.

Et derrière elles, ultime rempart : les portes des ruches, réduites à la taille de nos guerrières.

Plus loin, des pièges sélectifs tentent d’attirer l’ennemi loin des remparts.

Ce soir, le champ de bataille parle de lui-même : une quarantaine de frelons gisent dans les harpes.

La pression semble avoir diminué et nos guerrières peuvent enfin rentrer avec un peu plus de tranquillité.

Mais pas question de crier victoire.

Défense périmétrique. Détection. Protection. Contrôle d’accès. Pièges.

La défense en couches — ou en pelures d’oignon — semble fonctionner.

Mais comme aucune mesure de sécurité ne se suffit à elle même … toutes les couches n’ont pas tenu.

Nos plants de menthe, supposés incommoder le frelon, ont surtout réussi à se faire cramer par le soleil. 😅

Et il reste une dernière ligne de défense : cette publication.

Parce que protéger ne suffit pas. Il faut aussi comprendre la menace, expliquer ce que l’on fait et sensibiliser.

Le frelon asiatique n’est pas simplement une grosse guêpe qui mange des abeilles. C’est une espèce exotique envahissante et un prédateur qui exerce une pression sur de nombreux insectes, notamment les pollinisateurs.

Aujourd’hui, l’ennemi a reculé.

Mais la garde continue. 🐝⚔️

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 10 août 2026Cette fois, on part en guerre.Le frelon asiatique ne lâche rien.Il tour...
10/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 10 août 2026

Cette fois, on part en guerre.

Le frelon asiatique ne lâche rien.

Il tourne devant les ruches, campe en vol stationnaire devant l’entrée et attend. Une abeille rentre chargée de pollen ou de nectar… et parfois, elle n’arrivera jamais jusqu’à la maison.

Alors on renforce les défenses.

Première ligne : les muselières devant les entrées. Les filles peuvent entrer et sortir, tandis que le frelon doit garder ses distances.

Deuxième ligne : les harpes électriques, remises en service.

Sauf que l’ennemi s’adapte… et vole plus bas que prévu. Évidemment. 😑

Prochaine étape : construire une véritable muraille de grillage autour du rucher pour compliquer encore ses trajectoires de chasse. Sur le papier, facile. Sur notre terrain en pente… beaucoup moins.

En attendant, les gros pièges sont de retour pour tenter de faire baisser la pression.

Car pour le moment, elle reste importante.

Après le varroa, voici donc l’autre bataille de la fin d’été.

Les filles ont travaillé tout le printemps pour nous.

À notre tour de monter la garde.

Vous ne passerez pas. 🐝⚔️

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 5 août 2026Ils ont travaillé tout le printemps.Ils ont profité de l’été.Ils n’ont j...
05/08/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 5 août 2026

Ils ont travaillé tout le printemps.

Ils ont profité de l’été.

Ils n’ont jamais construit un rayon.

Jamais récolté une goutte de nectar.

Jamais nourri une larve.

Aujourd’hui…Ces messieurs sont priés de quitter la ruche.

Les faux-bourdons, les mâles de la colonie, n’ont qu’une seule mission : féconder une jeune reine. Une fois la saison de reproduction terminée, leur présence n’a plus d’utilité.

Pire encore…

Ils continuent à consommer les précieuses réserves de miel dont les ouvrières auront besoin pour survivre tout l’hiver.

Alors les gardiennes ne discutent pas.

Elles les repoussent.

Leur interdisent l’entrée.

Et les condamnent à rester dehors.

Ces images peuvent sembler cruelles.

Pourtant, elles illustrent une règle immuable de la nature : la survie de la colonie passe avant celle de l’individu.

Chaque gramme de miel économisé aujourd’hui sera peut-être celui qui permettra à la reine et à ses ouvrières de revoir le printemps.

Et comme si cette période n’était pas déjà assez difficile…

Au-dessus du rucher, un autre danger commence à apparaître.

Le frelon asiatique fait ses premières rondes.

Pendant que les faux-bourdons sont expulsés, les ouvrières, elles, se préparent à défendre leur maison.

La saison des récoltes est derrière nous.

La saison des combats, elle, ne fait que commencer. 🐝⚔️🍯

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 26 juillet 2026Le miel est récolté et mature.Mais la saison est loin d’être terminé...
26/07/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 26 juillet 2026

Le miel est récolté et mature.

Mais la saison est loin d’être terminée.

Aujourd’hui, place au traitement contre le varroa.

Invisible à l’œil de loin, cet acarien est pourtant le plus grand ennemi de nos abeilles. Il affaiblit les colonies et transmet des virus qui compromettent leur survie pendant l’hiver.

C’est pour cette raison que les apiculteurs interviennent juste après la récolte. L’objectif est simple : protéger les abeilles d’hiver, celles qui devront maintenir la colonie en vie jusqu’au printemps prochain.

Il n’y aura pas de jolie photo aujourd’hui.

Pas de miel qui coule.

Juste un geste essentiel.

Parce qu’en apiculture, les plus belles récoltes de demain se préparent souvent… lorsque les pots sont déjà pleins. 🐝🍯

19/07/2026

La desoperculation du miel d’été va bon train!

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 15 juillet 2026La journée de travail classique est enfin terminée.Pour beaucoup, la...
15/07/2026

📓🐝 Journal de bord de l’apiculteur – 15 juillet 2026

La journée de travail classique est enfin terminée.

Pour beaucoup, la soirée est synonyme de repos.

Pour nous… c’est le début de la deuxième journée. 😅

Ce soir, place au désoperculage du miel d’été.

Sur cette photo, on découvre un véritable coffre-fort de la nature.

Chaque alvéole est fermée par un fin opercule de cire. Les abeilles ne le construisent que lorsqu’elles estiment que leur miel est prêt : suffisamment déshydraté pour être conservé pendant des mois, voire des années.

Notre rôle consiste alors à retirer délicatement ce sceau de cire, sans abîmer les rayons.

C’est une étape presque hypnotique.

À chaque passage de la herse, les opercules se soulèvent et laissent apparaître un miel ambré, brillant, encore tiède de la chaleur de la ruche.

On comprend alors pourquoi on parle souvent d’or liquide.

Le parfum envahit immédiatement la miellerie.

Chaque cadre raconte l’été que nos abeilles viennent de traverser : les fleurs des jardins, les ronces, les tilleuls, les trèfles… des milliers de visites transformées en quelques kilos de miel.

Le désoperculage est un travail minutieux.

Il demande de la patience, beaucoup de patience…

Mais c’est aussi le moment où l’on réalise que derrière chaque pot de miel se cachent des millions de fleurs visitées… et plusieurs dizaines de milliers d’heures de vol.

La soirée ne fait que commencer et la miellerie va embaumer.

Après le désoperculage viendront l’extraction, la filtration, la maturation… puis, dans quelques jours, la mise en pot.

Le miel d’été est en route. 🍯🐝

Adresse

Au Rucher
Chaudfontaine
4053

Site Web

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