26/05/2026
Quel joli nom la « punaise Arlequin »! On se croirait au bal masqué!
On l’appelle aussi « Graphosome rayé » en référence au graphisme de sa carapace, avec des rayures noires et rouges, tandis que son ventre est tacheté de points noirs.
Cette punaise trapue est très commune. J’en observe beaucoup sur les ombellifères.
L’accouplement, toujours « tête-bêche » chez les punaises, peut durer des heures, voire des jours! (Mesdames, Messsieurs, ne soyez pas jaloux!). Mais le couple se détache instantanément à la moindre alerte !
Les prédateurs naturels sont rares. Même les oiseaux ne s’y intéressent pas… Seuls quelques merles parfois les avalent rapidement avant qu’elle n’aient eu le temps de projeter leur jet âcre et toxique.
Il faut dire que la coloration très vive de certains animaux laisse généralement présager un goût âcre et parfois même toxique. Cela incite donc à la méfiance! (les mécanismes grâce auxquels un animal avertit ses prédateurs qu’il n’est pas comestible s’appellent l’aposématisme).�Néanmoins, de nombreux animaux totalement inoffensifs et consommables font du mimétisme : ils imitent les signaux d’espèces aposématiques. Une stratégie qui fonctionne pour dissuader les prédateurs d’en faire leur menu! Pas bête les petites bêtes!