02/08/2026
Depuis des mois, je marche en pensée dans les pas de Bernard Ollivier, sur la route de la Soie, depuis Istanbul jusqu’à Xi'an. À vrai dire, je suis bien allée à Xi'an, il y a quelques années, à la facilité de quelques heures d’avion. L’auteur, lui, a parcouru ces 12 000 km seul et à pied, sur les sommets du Pamir, sous le vent impitoyable du désert de Gobi, dans les souks bouillonnants de Samarcande. Dans une aventure qui tient d’un exploit presque surhumain, qui donne envie de croire que nous sous-estimons nos propres ressources.
Bernard Ollivier, je le connaissais en tant que fondateur de l’association Seuil, pour avoir rencontré l’un de ses duos inspirant sur les chemins de Compostelle : un jeune délinquant, qui a préféré la marche à la prison, accompagné d’un éducateur. Je le découvre, face au virage de la retraite, animé d’un projet complètement fou, et pourtant réussi, à charge de quelques miracles et d’une tonne de courage.
À plus de 60 ans, pourquoi accomplir des étapes, s’étirant jusqu’à 60 km par jour, dans des conditions dantesques ? Pour continuer à exister ? C’est cette question, sans réponse figée, qu’il explore dans un vaste récit au rythme de ses pas au travers des 3 tomes de Longue marche. Une lecture pour les amoureux de la marche, des grands espaces, de l’Asie centrale, des cultures lointaines, de l’introspection, des limites destinées à être repoussées.
📖 L'idée lecture d’Anne 💡