09/10/2020
Pourquoi continuer à produire, à former pourtant nous savons pertinemment qu'ils seront inconsommables, inachetables sur le marché d'emploi ? Pourquoi continuer à produire, à former dans des secteurs/domaines pourtant nous savons pertinemment que nos besoins sont ailleurs ?
Nos universités oublient-elles la loi de l'offre et de la demande qu'elles nous enseignent en économie ou font-elles semblants ?
En 1972, l'Université Nationale du Bénin a accueilli 700 étudiants,
En 1990, 1.566 candidats au Bac sont déclarés admis, donc sont arrivés à l'université,
En 1995, 3.133 nouveaux bacheliers sont arrivés à l'Université,
En 2000, 7.188 nouveaux bacheliers sont arrivés à l'Université,
En 2005, 17.800 nouveaux bacheliers sont arrivés à l'Université,
En 2010, 22.111 nouveaux bacheliers sont arrivés à l'Université,
En 2015, 38.928 nouveaux bacheliers sont arrivés à l'Université,
En 2019, 48.903 nouveaux bacheliers sont arrivés à l'Université.
Depuis 1990 à ce jour, le nombre de nouveaux bacheliers évoluent à une vitesse inquiétante ceci s'explique par la hausse de notre démographie et beaucoup d'autres facteurs.
En économie, nos universités nous disent que pour qu'il y ait équilibre, de stabilité, entre l'offre et la demande, l'offre doit dépasser la demande or c'est tout le contraire nous observons sur le terrain. La surproduction de diplômés a créé sur le marché d'emploi une demande plus importante que l'offre, ce qui remet en cause ce que les universités nous enseignent en économie.
Dans les années 90, nos parents trouvaient l'emploi avec le CEPE, le BEPC, ... et aujourd'hui nous avons quoi? Master II et plus sont dans l'espoir de trouver un emploi. Ils ( Licence, Master II, etc ) sont de nos jours à la recherche d'emploi tous les jours que Dieu fait.
Lorsque l'État lance un concours de 25 places, plus de 10.000 personnes postulent. Plus de 70% des jeunes sortis de nos universités continuent d'être des charges pour leurs parents. Vraiment déplorable ce système.
En dehors des causes liées à la mauvaise orientation de la majorité des diplômés, d'autres responsabilités incombent aux autorités du système. Pourquoi continuer à produire, à former pourtant nous savons pertinemment qu'ils seront inconsommables, inachetables, sur le marché d'emploi ? Pourquoi continuer à produire, à former dans des secteurs/domaines pourtant nous savons pertinemment que nos besoins sont ailleurs ?
Les nouveaux bacheliers n'ayant et ne cherchant pas les bonnes informations, ne se posant pas les bonnes questions s'inscrivent à l'université dans des filières où ils ont plus de 90% de chance d'aller au chômage, de rejoindre leurs grands frères à la maison.
Téléchargez gratuitement par ce lien notre livret : *Ce que j'aurais aimé savoir avant d'aller à l'université ( Les 9 raisons pour lesquelles tu ne dois pas aller à l'université)*
https://drive.google.com/file/d/1GfITeqCRWSBT7BvbEwSAAv0w9LeyWo-3/view?usp=drivesdk
Plus le nombre de nouveaux bacheliers augmentent plus y aura hausse du taux de chômage.
Plus y a mauvaise orientation, plus y aura hausse du taux de chômage.
Plus nos universités continueront à former dans les filières obsolètes, surannées, des domaines où il existe déjà des centaines de mille de diplômés qui sont en attentes d'un emploi, plus le chômage frappera nos frères, nos enfants.
Écoutons trois personnalités du secteur :
1- Directeur Félix AGBAMAHOU : « Si vous avez un enfant que vous inscrivez en facultés de géographie, de droit, de sociologie de philosophie etc... C'est pour que le politicien lui trouve d'emploi dans ce pays?
Quand nos filles et soeurs vont s'inscrire et faire management de ressources humaines, c'est pour manager leur foyer ? ou attendre que président aussi papa bonheur qu'il puisse paraître lui trouver d'emploi ?»
2- Président du Groupe Cerco, Dr. Alain CAPO CHICHI : « D'ici 4 ans, rien qu'en prenant les 100.000 candidats au Bac 2019 comme demandeurs d’emplois, même si nous licencions toutes les personnes de la fonction publique d’aujourd’hui, 20.000 d'entre eux seront encore au chômage.»
3- Professeur Euloge OGOUWALE de l'Université d'Abomey-Calavi :
« Le Bénin a plus de sociologues formés que la France et le Canada ensemble.
Pour un besoin réel d'environ 100 géographes, nous avons plus de 3000 étudiants en géographie et plus de 30.000 diplômés en géographie à la maison. Ce constat est le même dans tous les autres domaines de formation à l'université.
Nous avons le devoir de revoir nos copies pour notre propre bonheur, notre propre développement.»
D'ici 2050, la population africaine sera à 2,5 milliards d'habitants avec au moins 50% entre 0 à 25ans.
Quelles sont les questions à se poser pour prévenir le mal ? Quels sont nos défis, enjeux et priorités ? Quelle est la responsabilité des parents, des apprenants/étudiants, des dirigeants en particulier des responsables du système éducatif, les associations qui interviennent dans les différents départements du système éducatif et les potentiels bailleurs de fonds ?
Quel avenir pour les 40.000 nouveaux bacheliers de 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, etc à l'heure actuelle des choses ?
Nous devons nous arrêter un instant et nous poser les deux questions : où allons-nous avec un tel système ? Quel avenir sommes-nous entrain de préparer à nos enfants ? Si nous ne décidons concrètement de rien, nous allons vivre les années à venir trois à quatre fois les problèmes que nous vivons aujourd'hui. Nos enfants vont plus souffrir.
Notre programme intitulé Un Apprenant - Une Orientation (1A - 1O) par ce lien : https://www.facebook.com/313066229124392/posts/852341398530203/
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