11/14/2025
Faire du bon chocolat, étape 1: le triage.
Je me suis lancé le défi de créer et de publier un mini-série en vidéos sur la fabrication de chocolat à l'atelier. Aujourd'hui, je me lance avec la première étape.
On a beau acheter du cacao de spécialité très cher, n'empêche que ce qui est assez bon selon un vendeur de cacao ne l'est pas nécessairement pour un acheteur. C'est pourquoi on trie le cacao à l'atelier. Je le fais pendant que le torréfacteur préchauffe, histoire d'optimiser le temps.
On retire les fèves trop fermentées (noires, acides), moisies (noires et colorées, berk!), coupées par la machette à l'ouverture de la cabosse ou germées (mal fermentées), trop minces (juste de l'écaille), trop petites (vont brûler) ou trop grosses (resteront astringentes), celles mangées par la teigne, le plastique, le bois, les roches, la corde. Bref, tout ce qui sort de l'ordinaire. Une fève de cacao bien fermentée est naturellement rouge-brun avec une couche de blanc. Elles sont parfois rincées à l'eau par la suite, ce qui les rend plus belles... mais aussi moins aromatiques.
Un bon triage peu sauver du temps de conchage (de l'ordre de 10-20%!) en ayant moins d'acidité, d'astringence et de "goût bizarre" à retirer du chocolat, ce qui préserve davantage des arômes désirables, pour faire du meilleur chocolat, plus rapidement!
Note: c'était ici un lot très propre de Öko-Caribe, qui goûte le chocolat chaud à la guimauve et au caramel après une après-midi de ski.