06/30/2026
Pourquoi un café du Rwanda peut-il goûter les fraises?
Le café ne contient ni fraises, ni miel, ni aucun arôme ajouté.
Alors comment peut-on retrouver des notes de shortcake aux fraises ou de miel de sarrasin dans une tasse?
La réponse se trouve dans le fruit… et dans le travail des producteurs.
Ce café est cultivé dans la région de Nyamasheke, près du lac Kivu, au Rwanda, entre 1 700 et 2 100 mètres d'altitude. À cette hauteur, les journées chaudes et les nuits fraîches ralentissent la maturation des cerises de café. Plus le fruit mûrit lentement, plus il concentre ses sucres naturels et développe une richesse aromatique exceptionnelle.
Mais l'élément qui influence le plus son profil est son procédé naturel.
Contrairement à la majorité des cafés, où la pulpe est retirée rapidement après la récolte, les cerises sont ici mises à sécher entières, avec tout leur fruit. Pendant plusieurs semaines, elles reposent sur des lits de séchage surélevés, où elles sont retournées plusieurs fois par jour afin d'assurer un séchage uniforme.
Durant cette étape, les sucres et les composés aromatiques de la pulpe migrent naturellement vers le grain. C'est ce phénomène qui permet de développer des cafés aux notes fruitées, gourmandes et complexes, sans qu'aucun arôme ne soit ajouté.
Derrière ce lot se trouvent Celestin et Marie Rumenerangabo, ainsi que 236 familles productrices de la région de Nyamasheke. Ensemble, elles mettent en commun leur savoir-faire, leurs infrastructures et leur expérience pour produire un café qui exprime toute la richesse de son terroir.
Le café de spécialité est fascinant pour cette raison : chaque arôme raconte une histoire. Une histoire de climat, d'altitude, de variété, de méthode de transformation… mais surtout de femmes et d'hommes dont chaque décision influence ce qui se retrouvera, des mois plus t**d, dans votre tasse.