23/07/2022
Les dimanches d’autrefois étaient chômés. Il était interdit de faire du commerce (les magasins étaient fermés) et on devait s’abstenir de travailler, quelque soit la nature du travail qu’on pratiquait. Évidemment, les ménagères qui effectuaient des travaux domestiques pendant le jour du Seigneur ne risquaient pas d’être mises à l’amende, mais elles ne devaient faire que le nécessaire. Même le tricot était, selon les autorités ecclésiastiques du Québec, un manquement à l’observance du jour du Seigneur. D’où l’intérêt de la nouvelle que je vous partage ici. En juin 1941, alors que l’Empire Britannique se trouvait en très mauvaise posture dans sa guerre face à l’Allemagne Nazie, le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, a donné l’autorisation exceptionnelle aux femmes catholiques de la province de tricoter le dimanche. Mais on ne pouvait tricoter que pour les soldats, pas plus de 4 heures par jour l’après-midi et le soir (jamais pendant les heures de la Sainte messe) et « toute cause de scandale doit être évitée », ce qui pose évidemment la grande question : Comment le fait de tricoter pouvait-il causer scandale ?
Si vous avez raté ma chronique sur les dimanches chômés d’autrefois, écoutez la dès maintenant sur Spotify : https://open.spotify.com/episode/2oeI6jW8P52A6RYZaRacge?si=f55a82b221b74f8d
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Dans La Presse du 5 juin 1941.