Librairie Le Temps d'un Livre Genève

Librairie Le Temps d'un Livre Genève Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Librairie Le Temps d'un Livre Genève, Buchhandlung, 13 rue Du-Roveray, Geneva.

les littératures, de Andrić à Zweig, en passant par Sylvia Plath, Felwine Sarr, Laurent Graff et Alice Rivaz ... et un beau rayon jeunesse pour trouver ce que l'on cherchait pas (forcément).

Une éclaircie littéraire, hier en fin d’après-midi : un extrait de Voir une femme, d’Annemarie Schwarzenbach, magnifique...
13/05/2026

Une éclaircie littéraire, hier en fin d’après-midi : un extrait de Voir une femme, d’Annemarie Schwarzenbach, magnifiquement porté par la voix de Marie Hasse, suivi d’un échange avec Alexis Schwarzenbach autour de la découverte du manuscrit et des travaux en cours consacrés à l’autrice de La Mort en P***e.
Une trentaine de personnes, ravies, émues, amusées – heureuses.

Prochain événement, jeudi 21 mai, avec André Martin.

le libraire aime (beaucoup)« Ce livre raconte – pour mieux comprendre – ce qui a priori semble inconcevable : que la pol...
10/05/2026

le libraire aime (beaucoup)

« Ce livre raconte – pour mieux comprendre – ce qui a priori semble inconcevable : que la police américaine ait pu se livrer à un bombardement, c’est-à-dire une acte de guerre sur son propre territoire national, pour cibler une douzaine d’individus, en prenant le risque de causer d’immenses « dommage collatéraux » (pour utiliser un jargon militaire associé au Vietnam dans les années 1960 et à l’Irak dans les années 2000) d’une gravité sans précédent. »
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« Laissez le feu brûler » : c’est l’ordre glaçant qu’aurait donné la police de Philadelphie tandis que l’incendie provoqué par une bombe larguée sur le siège de MOVE ravageait le quartier noir de Cobbs Creek à Philadelphie, en 1985. MOVE ? Un groupe afro-américain radical, anticapitaliste et écologiste, dans le collimateur des autorités depuis longtemps. Ainsi dès 1978, à la suite de plaintes de riverains, les forces de l’ordre évacuent le siège de l’organisation à coups de gaz lacrymogènes, allant jusqu’à inonder la cave où s’étaient réfugiés hommes, femmes et enfants. Un policier perd alors la vie, ce qui vaut à neuf membres de MOVE une condamnation à perpétuité.
Sept ans plus t**d, la tension atteint son paroxysme lorsque la police, après avoir tiré plus de 10’000 cartouches sur l’immeuble de MOVE, largue depuis un hélicoptère une bombe fournie par le FBI (et sans en référer au Maire de la ville qui regarde l’opération chez lui, à la télévision). L’incendie, volontairement laissé se propager, tue 11 personnes dont 6 enfants, détruit 61 maisons et laisse 250 habitants sans abri.
À travers cette tragédie sidérante, Oliver Esteves et Linn Washington livrent une enquête d’une rare justesse de ton : implacable sur le racisme structurel, les violences policières et les logiques de ségrégation, mais aussi attentive aux ambiguïtés et dérives autoritaires de MOVE – à titre d’exemple, le groupe diffusait, par haut-parleurs des insultes (« Mo********er » entre autres) qui résonnaient dans tout le voisinage. Le sujet fascine autant qu’il bouleverse, tant son ampleur tragique révèle une page méconnue et vertigineuse de l’histoire américaine. Car même dans la mort, le sort s’acharne sur MOVE : les ossements collectés dans les ruines fumantes furent utilisés par un musée voisin à des fins pédagogiques, sans que les familles ni les survivants n’en soient avertis.
Un livre puissant et nécessaire, qui vaut bien mille romans. Exceptionnel.

Olivier Esteves & Linn Washington
"Laissez le feu brûler"
Philadelphie, 1985
Seuil, 246 pages (2026)

la citation du weekend (ou plutôt l'extrait, bien long, comme le libraire les aime) :« Dans un lieu isolé, il est une ac...
09/05/2026

la citation du weekend (ou plutôt l'extrait, bien long, comme le libraire les aime) :

« Dans un lieu isolé, il est une activité que prise particulièrement Pascal Quignard, c'est la lecture. Loin de tout, il a le temps de s'abîmer dans les livres. Lire, c'est une autre façon de se retirer du monde. Pour lire, on doit s'éloigner de sa famille, de ses amis, du groupe social auquel on appartient, de notre époque. Les livres sont contraires aux "mœurs collectives" écrit Quignard. À travers eux, on se glisse hors du temps. On s'évade.
L'auteur de Vie secrète ne cesse d'écrire. Lire est une attente qui ne cherche pas à aboutir : une errance. La lecture est une dérive. Elle "redéboîte le puzzle" note-t-il. Se perdre dans la lecture, c'est se mettre à nu, se réinventer, jaillir à nouveau comme au premier jour. C'est, en tout cas, s'en donner la possibilité. Il peut paraître surprenant d'envisager la lecture, et en particulier la lecture régulière, dévorante, insatiable, comme un moyen de se déshabiller. Comment ces milliers de signes pourraient-ils produire autre chose qu'un trop-plein ? Comment n'entraîneraient ils pas, dans leur prolifération, une indigestion ?
C'est que la lecture est un apprentissage infini. En lisant, on apprend plus qu'on ne connaît. Et dans cet apprentissage réside la vraie joie du lecteur. Le lecteur n'est pas un savant - être savant, c'est encore jouer un rôle. Le lecteur n'accumule pas, ne capitalise pas, ne cherche pas à optimiser son savoir, il se contente d'errer dans la dispersion infinie des ouvrages. Là où la majorité des gens n'envisage les études que comme une préparation à la vie sérieuse, Pascal Quignard y entrevoit la condition de la vraie vie. Lui n'a jamais cessé d'étudier. En un sens, il n'a jamais quitté les bancs de l'école ou de l'université : éternel étudiant qui préfère apprendre plutôt que connaître. Car on ne connait jamais vraiment. On ne peut que déambuler, libre et heureux, dans l'univers foisonnant du savoir. »

- Rémy Oudghiri, Petit éloge de la fuite hors du monde, 2014/2021 pour cette jolie version poche chez Arléa

Les éditions Metropolis : neuf ouvrages singuliers, essentiels peut-être.Lecture de Voir une femme d’Annemarie Schwarzen...
08/05/2026

Les éditions Metropolis : neuf ouvrages singuliers, essentiels peut-être.

Lecture de Voir une femme d’Annemarie Schwarzenbach, mardi 12 mai, par l’éditrice et comédienne Marie Hasse, suivie d’une discussion avec Alexis Schwarzenbach, petit-neveu de l’autrice de La mort en P***e.

Des livres qui enchantent le regard, stimulent la pensée et habitent durablement tables, vitrines et bibliothèques de la librairie Le Temps d'un Livre à Genève.

Mai, au Temps d'un Livre.Nous vous proposons trois rencontres littéraires — seulement, serait-on tenté d’ajouter. Une le...
04/05/2026

Mai, au Temps d'un Livre.
Nous vous proposons trois rencontres littéraires — seulement, serait-on tenté d’ajouter. Une lecture d’un texte d’Annemarie Schwarzenbach pour commencer, puis la présentation du premier roman du Genevois André Martin et, pour terminer, une soirée dédiée au Hors-Champs avec les universitaires Marie Kondrat et Cécile Neeser.

la citation du weekend (pour rester dans la collection Champs et parce que l'été approche et qui dit été dit (parfois) r...
02/05/2026

la citation du weekend (pour rester dans la collection Champs et parce que l'été approche et qui dit été dit (parfois) relecture) :

« Il y a relecture et relecture. Des innocentes et des déterminées, des aventureuses et des justifiées, des hasardeuses et des rigoureuses. On ne relit pas une œuvre comme on relit le livre d'un auteur qu'on vénère. On ne relit pas de la même manière un texte dont on doit se nourrir et un grand roman d'aventure qui a suspendu le temps pendant l'adolescence. Mais c'est toujours une expérience, une forme de voyage, une possibilité d'être déstabilisé. »

- Laure Adler, extrait de la préface de Relire de Laure Murat, Champs/Flammarion, 2015/2024 pour cette version en poche

La collection Champs, en neuf ouvrages singuliers et peut-être essentiels - une collection de poche emblématique, propos...
01/05/2026

La collection Champs, en neuf ouvrages singuliers et peut-être essentiels - une collection de poche emblématique, proposant des ouvrages de référence (philosophie, histoire, sciences humaines) dans des éditions abordables et destinées à un large public.

Des ouvrages qui enchantent les yeux, stimulent la pensée, et trouvent naturellement leur place sur nos tables, dans nos vitrines et nos bibliothèques.

Le 1er mai, Le Temps d’un Livre reste ouvert !Venez célébrer le travail… et la lecture."J'ai passé de longues heures sur...
30/04/2026

Le 1er mai, Le Temps d’un Livre reste ouvert !
Venez célébrer le travail… et la lecture.

"J'ai passé de longues heures sur les bancs à contempler le monde. Il en est de merveilleux, incongrus, hautement improbables, dont l'emplacement est une révélation. Un homme sur un banc n'appartient plus à la réalité ou s'en détache. Ce simple gradin lui confère un statut de poète et lui prête une vision étendue. S'il est un lieu qui échappe à la tourmente, c'est le banc."
- Laurent Graff, Les Jours heureux

(dessin: Jean-François Martin)

Remplacement !La librairie Le Temps d’un Livre cherche :Un·e libraire à 50%, dès le 1er août 2026, pour un remplacement ...
28/04/2026

Remplacement !
La librairie Le Temps d’un Livre cherche :

Un·e libraire à 50%, dès le 1er août 2026, pour un remplacement (congé maternité jusqu’à décembre 2026).

Une expérience solide en librairie est indispensable, avec un intérêt marqué – idéalement –pour la littérature jeunesse.

Le poste s’organise principalement sur deux jours par semaine (lundi ou mardi + mercredi, 10h–19h), en autonomie (mais avec l’aide du libraire en place certains mercredi matin).
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Le poste, concrètement

Réceptionner, ranger, chercher, encaisser, conseiller, commander : le b.a.-ba du métier – que vous maîtrisez déjà.

À cela s’ajoutent :
paquets cadeaux (sans se couper un doigt), conseils de lecture, dépoussiérage des rayons et vitrines, mises en avant thématiques, retours fournisseurs.

Nous travaillons avec Medialog : sa maîtrise est indispensable.

Et si vous savez imaginer et animer un atelier jeunesse un mercredi par mois, c’est le combo gagnant (mais pas un prérequis).
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Le profil

Vous aimez lire – vraiment – et surtout donner envie de lire.
Comme Virginia Woolf, vous pensez que « les livres sont les miroirs de l’âme », et comme Tove Jansson, vous êtes plus ou moins d’accord avec le fait que, « dans le fond, il n'y a qu'une seule chose à retenir : ne jamais se lasser, ne jamais devenir indifférent, ne jamais perdre sa précieuse curiosité (…) ».

Vous êtes expérimenté·e, polyvalent·e, à l’aise notamment en jeunesse.

Vous savez accueillir avec le sourire, même avec un bout de salade coincé entre les dents.

Vous êtes patient·e, attentif·ve, fiable – et donner un coup de balai ne vous effraie pas.

Une librairie indépendante est un organisme vivant et fragile : elle demande engagement, souplesse et enthousiasme.
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Ce qui nous plaira chez vous

Vous suivez peu ou prou l’actualité du livre, fréquentez librairies (y a plutôt intérêt), salons, bouquinistes. Vous avez peut-être exploré les coulisses du métier (stages en bibliothèque ou en édition) ? cela sera un avantage.

Vous êtes de Genève ou des environs (un plus), vous aimez vous déplacer autrement qu’en voiture (un autre plus). Vous avez un pied – ou deux – dans la vie culturelle locale ? Un plus.

Et puis, vous avez des passions : cinéma (Tanner ou Sciamma ?), musique (Rachmaninov ou Radiohead ?), peinture (Artemisia Gentileschi ou Mark Rothko ?), littérature suisse, slave, lusophone ou autre. Nous sommes curieux.
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Et après ?

À l’issue du remplacement, si celui-ci s’avère concluant, nous ferons de notre mieux pour imaginer une suite, selon votre expérience et les possibilités.
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La librairie

Située aux Eaux-Vives, Le Temps d’un Livre est à la fois une petite librairie de quartier à l’accueil attentif et une librairie littéraire avec une ligne claire ; notre fond se compose d’environ 4500 titres et nous programmons environ quarante événements par an.

Au Temps d’un Livre, on croise aussi bien des familles venues chercher un album d’Haydé que des lectrices de Laurent Mauvignier ou des curieux en quête d’un auteur québécois ou d’une petite plaquette qu’on ne trouve pas ailleurs.

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Candidature

Si vous vous reconnaissez dans cette annonce, écrivez-nous une belle lettre de motivation* accompagnée d’un CV :

Librairie Le Temps d’un Livre
À l’attention de Yann Courtiau
Rue du Roveray 13
1207 Genève

ou par email : [email protected]

Délai : lundi 11 mai inclus

* Les lettres manuscrites sont très appréciées.

P.S. : dites-nous éventuellement qui a fait ce dessin.

le libraire aime (beaucoup)« Oui, c’est étrange comme Maurice Leblanc semble perdre toute grâce  dès lors qu’il s’éloign...
27/04/2026

le libraire aime (beaucoup)

« Oui, c’est étrange comme Maurice Leblanc semble perdre toute grâce dès lors qu’il s’éloigne du gentleman-cambrioleur. Comme si c’était Arsène Lupin qui avait inventé Maurice Leblanc et non l’inverse. Que c’était la créature qui faisait le créateur et ça, c’est un mystère comme je les aime. »
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Qui mieux que Grégoire Bouillier pouvait transcrire le mystère et le bonheur de la lecture des livres d’Arsène Lupin ? On se le demande. Une agence de détectives peut-être ? Cela tombe plutôt bien, puisque l’auteur de ce riche et stimulant essai convoque ses personnages, Bmore et Penny, pour mener en sa compagnie une enquête littéraire qui n’oublie rien et ose mille et un détours, parvenant à nous emmener là où nous ne nous y attendions pas.
On apprend ainsi que Maurice Leblanc, l’inventeur de Lupin, était un lecteur fervent de Flaubert, de Maupassant ou encore de Balzac. Créé en 1905, Lupin relève du récit policier qui « transgresse tous les codes du genre », nous dit Bouillier. En effet – et c’est peut-être là la clé de son –, il s’agit d’un héros, certes, mais aussi d’un criminel (et non d’un policier). Et puis même si l’intrigue parait mince, sans crime ni cadavre, évoluant dans des coulisses luxueuses plutôt que dans les bas-fonds, Lupin nous révèle aussi que la solution au mystère est à chercher… « (…) dans le récit lui-même. Ce qui ne s’était jamais vu ! »
On apprend aussi qu’Umberto Eco détestait Lupin, qui fut pourtant un « smart cambrioleur », sans monocle (contrairement aux images qu’on en donne), plébiscité par de nombreux écrivains tels que Joseph Kessel, André Gide, Julien Gracq ou encore Romain Gary – Bouillier allant même jusqu’à comparer le gentleman-cambrioleur à Debord. C’est que, nous dit encore Bouillier : « Tous les Arsène Lupin cachent une bibliothèque invisible ».
Courez chez votre libraire et lisez cet essai remarquable, tant par sa forme originale que par une enquête aussi minutieuse qu’amoureuse, car oui : « Ce n'est pas seulement un personnage que Maurice Leblanc a créé, c'est une vie ».

Grégoire Bouillier
Un printemps avec Arsène Lupin
364 pages, Équateurs / France Inter 2026

Adresse

13 Rue Du-Roveray
Geneva
1207

Heures d'ouverture

Mardi 10:00 - 19:00
Mercredi 10:00 - 19:00
Jeudi 10:00 - 19:00
Vendredi 10:00 - 19:00
Samedi 10:00 - 18:00

Téléphone

+41223211100

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