01/08/2025
Le tour de France homme est terminé et on a eu droit aux éternelles polémiques et suspicions concernant les performances. Mais aussi sur le débat de la sécurité dans le peloton, avec des cyclistes qui rouleraient désormais trop vite et dont il faudrait limiter la vitesse. Un comble pour un sport de vitesse !
On se doit de ne pas être naïf et de rester vigilant, tout en pouvant demeurer enthousiaste devant le spectacle sportif offert par les coureurs, du 1er au dernier (Très haut niveau, quasi les meilleurs mondiaux et meilleures équipes réunis pendant 3 semaines intenses). Exercice difficile, qui a donné lieu aux pires commentaires sur notre sport.
Quelques pistes de réflexions.
Le cyclisme est un sport mécanique et physique porté (On se doit de pédaler sans moteur) où le pilotage et la force sont primordiales.
Le cyclisme est un sport individuel (on est bien seul sur son vélo à faire l’effort) mais qui se court en équipe (Chaque jouant un rôle, du leader à l’équipier, du sprinteur ou grimpeur…).
Le cyclisme est un sport tactique et stratégique avec des choix à prendre pendant la course. Retrouver l’instinct de course.
Un cyclisme plus simple pour plus de sécurité !
- Casque obligatoire (C’est maintenant acquis, aucun coureur maintenant n’envisage même à l’entraiment de ne pas mettre un casque).
- Pas de limitation de vitesse. Le cyclisme de compétition est un sport qui se doit d’aller le plus vite possible (Amélioration technologiques, aérodynamisme, matériaux utilisés, freins à disque, poids des vélos limités minimum 6.8kg…)
Retrouver plus de sécurité :
- Des parcours adaptés tenant compte des problématiques routières et des infrastructures, c’est le rôle des organisateurs de course lorsqu’ils font les parcours (De plus en plus compliqués)
- Des oreillettes ? Oui, mais une seule par équipe. Elles devraient être confiées à un capitaine d’équipe ou leader de l’équipe (Nommé avant chaque départ de course par le manager ou directeur sportif de l’équipe et indiqué sur la liste des engagés au départ. En cas d’abandon, l’oreillette peut être donnée à un autre coureur qui prend le rôle de capitaine de course). Règle très facile à mettre en place.
- Les GPS ou autres capteurs sur le guidon. Autorisés à l’entrainement mais devraient être formellement interdits en course. L’objectif étant de retrouver de la vigilance et être focus sur la route et non sur un écran ou perturber à consulter des données, pour pouvoir anticiper au maximum tous mouvements, obstacles, écarts dans le peloton. Règle très facile à mettre en place.
- Limiter les pelotons pour les courses internationales à 160 coureurs maxi
Un cyclisme plus sain !
Faut-il renforcer les contrôles ? (Plus de moyens, plus de budget pour la lutte anti-dopage ?). Pas forcément. Mais s’assurer que les contrôles effectués soient efficaces, bien adaptés, en toute indépendance. Y compris pour les contrôles liés au « dopage mécanique ». Zéro tolérance pour les tricheurs.
Renforcer l’indépendance des instances de contrôle AMA
Un entourage sain et validé comme tel.
Rappel : les sportifs sont au bout de la chaîne. A un très haut niveau, il y a toute une chaîne et un entourage impliqué dans la performance. Or c’est souvent le sportif qui se retrouve accusé.
Interdire la possibilité à toutes personnes ayant étaient impliquées et condamnées pour des affaires de dopages (Contrôles positifs, avoir reconnu avoir eu recours à des produits dopants…) de manager ou d’encadrer une équipe cycliste pro ou amateur et ne pouvant pratiquer la profession d’éducateur sportif ou d’entraineur.
Contrôle des dossiers pour tout l’entourage des coureurs dans une équipe (Signature d’une charte éthique pour chaque personne de l’équipe, sur l’honneur) : Médecins, soignants, mécanos, DS…) – Aucun dossier ne doit être accepté si la personne a été impliquée dans des affaires de dopages, trafics…