17/08/2026
- Elle est l’un des visages de Ônirique, fait partie intégrante de l’aventure à mes côtés. Certains d’entre vous la connaissent. Petite publication plus personnelle en ce jour si particulier pour elle -
Ça fait neuf ans, aujourd’hui, que je t’ai rencontrée. Au beau milieu de l’été. J’aime imaginer qu’impatiente de me voir, tu avais avancé la date de notre rendez-vous programmé plus t**d sur le calendrier. Tant mieux. Août est plus joli que septembre pour un premier ba**er.
Celles et ceux qui me connaissent, celles et ceux qui te connaissent, en douteront. Durant les premiers mois pourtant, en dépit de ma timidité, je me suis montré plus bavard que toi. Je me souviens t’avoir raconté un bout de ma vie, t’avoir confié mes rêves, mes projets. Toi, tu écoutais. Parfois, tu me prenais la main, tu m’attrapais le doigt. Ça me faisait l’effet d’un long discours, d’un résumé, déjà. « Ça va aller, ne t’inquiète pas ».
Je me suis inquiété. Pour toi. Pour nous deux. Tu n’imagines pas le nombre incalculable de fois. Parfois, j’ai eu peur que tu m’en veuilles. Parfois, j’ai douté des décisions prises et des choix que l’on m’a imposés. Je crois en revanche, ne t’avoir jamais menti. J’y tiens. C’est important, pour moi.
Il serait facile de dire qu’avec toi, j’ai redécouvert ce qu’était l’amour. Le vrai. Celui qui résiste à tout. Aux bonheurs, aux tempêtes, aux mots dits, aux absences, aux silences, aux bouderies. Il y en a eu, même si les premiers de la liste ont vite relégué les autres dans l’oubli.
Depuis le premier jour, il s’est passé pas mal de choses entre nous. Ici, là-bas. Loin. Tout près. Sache que j’ai pris le temps de les retranscrire quelque part pour que le jour où l’on aura atteint l’apogée de notre histoire, toujours là, à deux, ta jeunesse pour compenser mon âge un peu plus avancé que le tien, on puisse à nouveau nous les partager.
On regardera les photos de nous deux, on fera la liste des souvenirs dont chacun se souviendra, vécus au cours des une, trois, neuf, dix, vingt premières années. Je te parlerai de toutes nos premières fois avec la conviction que nos rôles s’inverseront cette fois et que c’est moi, désormais, qui t’écouterai me parler de toi.
Dans quelques heures, tu souffleras sur des bougies. Neuf, aujourd’hui. C’est une habitude que l’on a instaurée, un rituel que l’on répète désormais chaque année. Moi, je te regarderai, avec un mélange de joie et de nostalgie. Les flammes qui s’éteignent délivrent toujours chez moi ce petit parfum de mélancolie.
Je te dirai très probablement « Je t’aime » et sans doute que tu n’y porteras pas plus d’attention qu’aux autres fois. Tu tendras la main vers moi, j’y déposerai les cadeaux auxquels j’ai pensé pour toi pendant que je me contenterai d’un seul venant de toi. Le plus précieux. Pour moi. Quelques lettres, deux mots, qui subliment mon existence, font battre mon coeur depuis neuf ans déjà.
Merci Papa.