09/05/2026
Le soir du 7 mai, nos lectures ... Je vous remercie d'être présent chaque soir du 7 !
Poissons nageant contre les pierres de Yu Miri chez Actes sud
"Hiraka, une jeune dramaturge japonaise d'origine coréenne, est invitée en Corée pour présenter l'une de ses pièces en cours d'adaptation. L'opportunité est exceptionnelle pour une artiste appartenant à cette minorité et - non sans appréhension -, Hiraka accepte cette proposition. A Séoul, elle est accueillie par Rifa, une étudiante dont la singularité la touche immédiatement, mais cette amitié naissante sera interrompue par un affreux malentendu au sujet de l'exploitation médiatique de la pièce. Pour la première fois de sa vie Hiraka se trouve violemment confrontée à sa double appartenance. Choquée et déçue par ses interlocuteurs professionnels, elle quitte le pays.
De retour à Tokyo, la jeune femme retrouve les difficultés inhérentes à l'instabilité de sa famille, à la complexité de ses amours, et c'est dans ce climat d'incertitude et d'intense solitude qu'elle reçoit un appel téléphonique de Rifa lui annonçant son arrivée prochaine au Japon...
Ce livre est un texte poétique fort et chaotique sur l'introspection identitaire, sur la place et la liberté de la femme au Japon, sur celles des minorités dans l'Asie urbaine d'aujourd'hui."
L'art de la guerre de Sun Tzu chez Flammarion
"Il y a vingt-cinq siècles, dans la Chine des " Royaumes combattants ", était rédigé le premier traité sur " l'art de la guerre ". Sur son auteur, Sun Tzu, l'histoire ne fournit que quelques traits biographiques et peut-être sont-ils mêlés de légende. Mais son ouvrage, d'une concision admirable et toujours perceptible malgré les adjonctions des commentateurs, a été et demeure au centre de la pensée militaire d'Extrême-Orient. A la différence de Clausewitz, Sun Tzu ne fait pas de la grandiose bataille d'anéantissement le sommet de l'art du stratège. Si l'on peut détruire l'ennemi, on se jette sur lui ; mais la " duperie ", c'est-à-dire la guerre totale du mensonge, peut faire mieux encore... Il faut lire Sun Tzu comme un grand classique empreint de sagesse, mais aussi comme la clé d'une meilleure compréhension de la pensée politique chinoise d'aujourd'hui."
L'objet d'amour de Edna O'Brien chez Sabine Wespieser
"Edna O’Brien, à la fin de sa vie, confiait « my short stories are better than my novels ». À l’entendre, ses nouvelles seraient meilleures que ses romans. Et, en effet, les trente et un textes de L’Objet d’amour, sélectionnés parmi la centaine publiée pendant plus de soixante ans d’écriture, sont étincelants d’audace et de maîtrise conjuguées.
Sans doute plus encore que dans ses romans, on y éprouve un sentiment de grande proximité avec la femme qu’était Edna O’Brien. Ses fines évocations de filles de la campagne au sens aigu de l’observation, de femmes amoureuses donnant le change dans un monde qui n’est pas le leur ou de jeunes femmes solitaires et ardentes, jamais dupes des désillusions à venir, son humour aussi, et son regard affûté sur la comédie sociale et les enjeux de pouvoir : ces motifs, familiers pour ses lecteurs, mais déclinés dans l’esthétique concise de la nouvelle, dessinent ici comme un autoportrait, précieux et émouvant, de de la grande dame des lettres irlandaises.
La nouvelle-titre est un coup de maître : Martha, présentatrice à la télévision, évoque son « objet d’amour », un avocat célèbre, marié et père de famille. Tout en le décrivant, elle relate les états émotionnels successifs qu’elle traverse au cours de leur liaison, de la première rencontre à la séparation. Si celle-ci la plonge dans une dépression fulgurante, elle s’en trouve délivrée par une conversation avec son plombier. Érotisme, irrévérence, attention fascinante aux moindres détails, mêlés à une sincérité dévastatrice, sont ici très représentatifs."
Descartes au pays du Qi Gong de Henri Tsiang chez Interéditions
"Fruit de 12 ans de réflexion et de la double culture de l’auteur, cet ouvrage passionnant confronte les visions occidentales et asiatiques dans leur compréhension du vivant.
Ce dialogue entre les deux cultures, enrichit notre appréhension des relations corps/esprit met en lumière ce que le Qi Gong peut apporter à la vision occidentale et explicite les effets bénéfiques de sa pratique : « Le Qi Gong est littéralement l'outil qui permet de partir à l'exploration de soi : de ce corps jusque-là inconnu dans lequel pourtant nous vivons et de ce cerveau dans les méandres desquels nous passons notre temps à nous égarer.
Il en résulte une perception renforcée de la conscience de soi et de sa place dans le monde.»"
Ma part de gaulois de Magyd Cherfi chez Actes sud
"1981, c’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sismique pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous la pression énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande. Parce qu’il ne fait pas bon passer pour un intello après l’école : Magyd et ses inséparables, Samir le militant et Momo l’artiste de la tchatche, en font l’expérience au quotidien.
Avec en fond sonore les rumeurs accompagnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chronique d’un triomphe annoncé capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.
Mélange solaire de rage et de jubilation, Magyd Cherfi est ce produit made in France authentique et hors normes : nos quatre vérités à lui tout seul !"
Magyd Cherfi sera à Barjac, le 23 mai prochain, au château - Le Festival Barjac m'en chante, fête le printemps à Barjac !
17h00 - projection du film "Ma part de Gaulois" au cinéma,
19h30 - Repas au château (à réserver)
21h00 - Concert à la salle des fêtes (au château aussi), suivi d'une dédicace.
La librairie, sera ouverte demain, de 10h00 à 13h00, comme tous les dimanches de l'année.