20/12/2025
« Ça va aller ? »
« Vous allez faire quoi ensuite ? »
« Je suis tellement triste pour vous »
« Vous allez nous manquer »
« J’espère qu’on se recroisera un jour… »
« Est-ce que l’on peut rester en contact ? »
Voici ce que j’ai entendu ces dernières semaines. Des paroles qui me sont allées droit au cœur, car cela montre que j’étais plus qu’une personne derrière un comptoir. Plus qu’un speech appris par cœur.
Au fil des mois, nos discussions sont devenues plus que des formules de politesse. On a parlé de la pluie et du beau temps, de la famille, du travail, des vacances, des bonnes affaires dans le magasin…
À ce propos, je pense que c’est moi qui ai fait les meilleures affaires dans ce magasin. Même si j’ai beaucoup acheté chez les différents déposants, c’est surtout humainement que j’ai fait d’excellentes affaires. J’ai rencontré des personnes chères à mon cœur et ça me coûte de les laisser s’en aller.
Tout d’abord, Chloé. Une personne lumineuse et d’une grande générosité. Je profite de ce post pour faire la transition et passer du vouvoiement au tutoiement. Depuis mon entretien d’embauche, qui aura duré plus d’une heure parce qu’on a fini par parler de tout et de rien, on en a vécu des choses.
Merci de m’avoir fait confiance.
Merci de m’avoir donné suffisamment de liberté pour m’épanouir dans le magasin.
Ça va me manquer de ne plus suivre tes histoires de cœur, de ne plus jouer avec Maël, de voir tes parents, les repas à La Comédie… Tu peux être fière du chemin parcouru. Tu fais partie de ceux qui agissent malgré les obstacles et je suis content d’avoir pu apprendre à tes côtés.
Mathieu, tu as intégré l’aventure en cours de route, mais tu t’es vite imposé comme un visage familier du magasin. Comme si tu étais là depuis le début. En effet, tu as hérité d’un poste stratégique avec la gestion des arrivées et des départs des déposants, et tu t’en es acquitté avec brio. J’ai toujours eu de bons échos te concernant de la part des clients.
Même si nos emplois du temps respectifs ne nous ont permis que peu de fois de travailler ensemble, chaque rencontre fut un bon moment en ta compagnie. Je suis content d’avoir eu la chance d’être ton collègue et j’envie ceux qui auront la chance de collaborer avec toi.
Matteo : l’employé du mois, alors qu’il n’est qu’un stagiaire. Nos discussions sur les films et séries vont me manquer, tout comme nos fous rires pour inventer des idées de business absurdes. Quel plaisir cela a été de te former, d’être ton collègue, ton tuteur.
D’ailleurs, si vous tenez un commerce et que vous voyez Matteo débarquer, méfiez-vous : en deux stages, il a vécu deux fermetures.
Jamais deux sans trois…
J’ai également une pensée pour ceux qui ont été de passage. Pour mes anciens collègues, je sais qu’ils me lisent malgré leur départ. Je pense notamment à Mathieu, que je n’ai pas suffisamment connu, mais qui avait une personnalité tellement forte qu’il m’a laissé une forte impression. Il y a eu aussi Valentin, avec qui j’ai travaillé les week-ends et qui m’a permis de passer des journées à rire. Stéphanie également, qui a fait partie de l’équipe et que je n’ai fait que croiser, mais toujours avec le sourire. J’espère que vous avez tous pu rebondir professionnellement.
J’ai rencontré tellement de belles personnes.
Comme l’a si justement fait remarquer Chloé :
« J’ai l’impression de travailler avec des potes. »
Et c’est réciproque.
J’ai l’impression de quitter une bande de potes. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai décidé de mettre une photo de nous quatre plutôt qu’en solo.
Mais cette proximité, je la ressens aussi pour vous. C’est une chance d’avoir eu une clientèle telle que vous : vous avez rendu chaque journée au magasin extrêmement plaisante. Et je ne pense pas que d’autres commerçants puissent en dire autant.
D’autant plus durant cette période de fêtes, qui coïncide avec la fermeture du magasin. Vous avez été extrêmement compatissants et cela me permet d’aborder cette conclusion avec positivité.
Sachez que, tous autant que vous êtes, collègues comme clients, vous venez de louer un box dans ma mémoire pour y déposer mes souvenirs avec vous. Et je compte bien en prolonger la location autant que possible, bien au-delà de la fermeture.
Alors voilà. J’étais là au premier jour, j’ai fait l’ouverture du magasin en fanfare, et me voici dans un local presque vide pour la fermeture. J’ai tourné les clés dans la serrure pour la dernière fois.
Et maintenant qu’il me faut rendre mon trousseau, c’est à toute une routine que je dis adieu. C’est à ma seconde maison que je dis adieu.
Mais à vous, chers clients, je ne vous dis pas adieu. Vous me l’avez demandé, donc voici mon contact : Arnaud Dereumaux.
N’hésitez pas à m’ajouter 😉
Je suis de nature optimiste et je suis persuadé que l’on se reverra tous un jour. Qu’on se croisera, qu’on se regardera en se disant :
« Cette personne me dit quelque chose… »
Et que l’on pensera ensemble la même chose:
« LES PUCES DE BEAURAINS »