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Dis donc, c’est pas la joie, on dirait ? "Dites ouistiti !" Vous me ferez bien une petite risette, non ? Quoi de plus na...
08/09/2026

Dis donc, c’est pas la joie, on dirait ? "Dites ouistiti !"

Vous me ferez bien une petite risette, non ? Quoi de plus naturel ? Et pourtant, il semble que dans les siècles passés on ne souriait guère si l'on en croit la rareté des sourires de nos ancêtres dans l'Art. Impression fausse, bien sûr ! Mais il faut avouer qu'à part une célèbre Mona, Italienne du XVIe siècle, rares sont les modèles à qui l'on a demandé de faire jouer leurs zygomatiques.
Et si c'était en effet les artistes qui boycottaient le sourire ? Son absence pendant l'Antiquité et le Moyen Âge peut avoir pour origine de simples raisons techniques : pas facile de reproduire une expression tellement fugace !Vous l’avez sûrement remarqué en arpentant les grands musées : pour un peu, contempler des portraits suffirait à nous donner le cafard. Une galerie de bouches serrées, d’expressions neutres, moroses, de petites ou de grises mines…
Les rictus sont rares aux cimaises ! Pour autant, nos ancêtres n’étaient pas dépressifs.
Une face amicale que l’on retrouve chez les anciens égyptiens, du masque en or de Toutânkhamon aux bustes de sphinx. Mais également du côté des représentations étrusques, à l’instar des heureux amants alanguis sur le Sarcophage des époux (vers 520–510 av. J.-C.) de Cerveteri. Seuls les êtres divins, ceux que la grâce a touché, les Saintes, les Madones, l’enfant Jésus, affichent sur les retables un sourire pur. Les anges ont aussi le privilège d’esquisser leur bonheur comme le fait L’Ange au Sourire, dit aussi « Sourire de Reims », une statue sculptée vers 1240 qui se distingue sur la façade de la cathédrale de Reims. Au XVIIIe siècle, les idées circulent, le sentiment de la liberté s’installe, l’expression de soi se fait jour, en littérature comme dans les arts visuels.
Peintre de la cour de France, éminente portraitiste notamment de Marie-Antoinette, Élisabeth Vigée Le Brun incarne parfaitement cet attrait nouveau pour la démonstration de joie, d’affection, de complicité. L’impressionnisme – ayant fait de la vie moderne, des bals et des déjeuners sur l’herbe ou à la plage un sujet de prédilection – laisse éclater en couleurs la joie de vivre sur les visages.
C’est peut-être pour cela que le sourire demeure aussi fascinant. Dans l’histoire de l’art, rire de soi, sourire à l’autre ou rire des puissants revient finalement à prendre une certaine distance avec le monde. Rien n’est alors complètement figé, ni le visage, ni le pouvoir, ni le chef-d’œuvre, ni même l’artiste.
La peinture aime les héros, les martyrs et les paysages sublimes, elle sait moins bien quoi faire des sourires et grimaces.
Et pourtant ,se sont souvent elles qui racontent le mieux la comédie humaine.

Broche Léa Stein Joséphine Baker « Lido »Stein a fait ses débuts dans l'industrie de la mode en 1957, travaillant dans l...
08/09/2026

Broche Léa Stein Joséphine Baker « Lido »

Stein a fait ses débuts dans l'industrie de la mode en 1957, travaillant dans le textile, et dès 1965, elle s'est intéressée au plastique. Elle a collaboré avec son mari, le chimiste Fernand Steinberger, à la mise au point d'un procédé consistant à superposer de très fines feuilles d' acétate de cellulose (ou rhodoïd) et à les laminer pour former un « sandwich de plastique multicolore ». Chaque « sandwich » était cuit longuement, puis refroidi et découpé. Le processus pouvait durer jusqu'à six mois.Les broches de Stein représentent des animaux, des voitures, des objets du quotidien, des célébrités et des personnes dans un style distinctif, évoquant parfois l'Art déco (ce qui conduit certains à dater, à tort, son travail des années 1920). Chaque broche porte un nom, parfois aussi simple que « Renard » ou plus descriptif comme « Querelleur » le chat. Chaque modèle peut se décliner en des dizaines de couleurs et de motifs différents. Les broches ont été produites en deux périodes : vintage (1969 à 1981) et moderne (1991 et suivantes). Chaque broche possède un fermoir métallique distinctif en forme de V, portant l’inscription « Léa Stein Paris ». Certains collectionneurs pensent que le fermoir permet de déterminer l’époque de fabrication. Sur les broches vintage, le fermoir était thermocollé dans le plastique ; sur les broches modernes, il est riveté. Certaines broches anciennes présentaient un fermoir en V sans l’inscription « Léa Stein ». Cependant, d’autres collectionneurs contestent cette hypothèse. La seule façon de distinguer les broches vintage des broches modernes est de posséder une connaissance approfondie des créations de Stein.

Dora Maar  Entre Ombre et LumièreEh non, Dora Maar ne se résume pas à la femme qui pleure, madone au visage déformé vue ...
06/09/2026

Dora Maar Entre Ombre et Lumière

Eh non, Dora Maar ne se résume pas à la femme qui pleure, madone au visage déformé vue tant de fois sur les œuvres de son amant Picasso. Dora Maar c’est même tout le contraire : une femme déterminée, affirmée, avant-gardiste, et surtout bien consciente d’un monde en pleine mutation, autant dans le domaine des arts qu’en terme de politique internationale. Inspiratrice et révélatrice, sans elle, Guernica de Picasso n’aurait jamais vu le jour. On raconte que sa rencontre avec Picasso se serait faîte au café des Deux Magots, en 1936, alors que Maar jouait à planter un canif entre ses doigts. Les deux se reconnaissent et commencent une histoire d’amour nourrie d’admiration réciproque. Lui multiplie les célèbres portraits en pleurs et les esquisses érotiques, tandis qu’elle le photographie en pleine création de Guernica et s’essaye à la peinture cubiste. Photographe de mode, photographe de rue, photographe de cinéma ou photographe engagée, Dora Maar avait de multiples facettes : ses clichés sont toujours insolites et fascinants.
Dora photographe, certes. Mais connaissez-vous Dora peintre ? C’est en 1946, lors de sa rupture avec Picasso, qu’elle abandonne peu à peu le boîtier pour les pinceaux. Et par là même, se réinvente, affirmant son talent au-delà de l’ombre accablante de l’artiste espagnol.
C’est une erreur, souvent commise, de réduire Dora Maar à l’amante ou au modèle du grand Pablo Picasso. Si la quantité impressionnante de portraits que le maître espagnol a peint d’elle ont contribué à forger sa légende, Dora Maar, artiste à la fois peintre et photographe, s’impose avant tout par son intelligence, sa beauté et surtout son immense talent. Pour Picasso, Dora Maar n’a pas été seulement une compagne ou un simple modèle, mais une véritable source d’inspiration, un nouveau souffle pour son travail.
Résolument résiliente, Dora Maar s’est également adonnée à la poésie. Ce n’est qu’après sa mort, en 1997, que ses poèmes sombres et énigmatiques, en quête de vérité intérieure, ont été découverts, comme un écho à son existence bien trop souvent résumée à un statut de muse.
L’histoire a longtemps enfermé Dora Maar dans des stéréotypes qui la choséifiaient. Comme beaucoup d’artistes femmes, on se plaisait à romancer son histoire passionnelle et ses crises de folie afin de nourrir la vie de son amant de quelques épisodes tragiques. Indissociée de Picasso, elle était la Femme qui pleure, la muse délirante, passant tristement sous silence la singularité et la profusion de son art.
De son œuvre conséquente, on la retient surtout comme une pionnière du photomontage surréaliste dès les années 1930. Dans ses compositions incongrues, l’artiste mêle des objets triviaux à l’érotisme du corps féminin. On relève notamment l’étrange coquillage duquel sort une douce main blanche, dont les ongles vernis s’enfoncent sensuellement dans le sable.
Au final, elle a livré des œuvres surréalistes poétiques et subtiles, étranges et introspectives, aux confins du monde de l’inconscient.

Elle était tout pour moi, tout ce que j'avais cherché, tout ce que j'avais perdu. " Pablo Picasso

Loïe Fuller la magie des voiles"Était-ce une danse ? Était-ce une projection de lumière ou une évocation de quelque spir...
04/09/2026

Loïe Fuller la magie des voiles

"Était-ce une danse ? Était-ce une projection de lumière ou une évocation de quelque spirite ? mystère. Les teintes et les nuances s’éclairaient tour à tour développées tantôt en spirales, puis soudain agitées comme des ailes, puis écroulées en capricieuses volutes, et au milieu de ce flot de vapeur et de voiles mobiles, un buste de femme émergeait."
Elle se métamorphosait en orchidées multicolores, en fleurs de mer ondoyantes, en lys qui s’élevaient comme des spirales. C’était toute la magie de Merlin, une féerie de lumières, de couleurs, de formes fluides. Quel extraordinaire génie !
Henri de Toulouse-Lautrec découvre Loïe Fuller dans son spectacle aux Folies-Bergère où elle se produit en 1892.
Il est fasciné par la danse ondulante de l’artiste américaine et sa liberté d’invention. Il cherche à comprendre les rapports entre le corps de la danseuse et les voiles, à transcrire les effets inédits de lumière, de reflets et de miroitements et à traduire la nouveauté de ces attitudes, mouvements fulgurants, fluides et tourbillonnants.
Dans la cathédrale Notre-Dame, Loïe Fuller conceptualise l’esthétique de ses spectacles : une unité harmonieuse entre la couleur, la lumière, le mouvement et la spiritualité. Ses chorégraphies mettent le progrès technologique au service d’une danse qui exalte la nature à travers des lignes courbes et des mouvements évoquant les fleurs, les papillons, les serpents : enveloppée dans de longs voiles qu’elle agite à l’aide de baguettes et baignée d’une lumière aux teintes changeantes, Loïe rappelle aux spectateurs que l’homme fait partie de la nature. En transcendant le corps pour atteindre une dimension spirituelle où le quotidien est transfiguré par la beauté de l’art, Loïe Fuller devient la muse de l’Art nouveau et des symbolistes, tandis que sa contribution aux innovations en matière d’éclairage et de dispositifs scéniques fascine les metteurs en scène, les photographes, les cinéastes et les scientifiques : parmi ses admirateurs figure Toulouse-Lautrec. Il peint trois fois celle que le tout Paris, en 1892, surnomme la " Fée Lumière "
L’ART DE LOIE FULLER VU PAR LOIE FULLER
« Ma robe était si longue que je marchais constamment dessus, et machinalement je la retenais des deux mains et levais les bras en l’air, tandis que je continuais à voltiger tout autour de la scène comme un esprit ailé. Un cri jaillit soudain de la salle : un papillon ! un papillon ! Je me mis à tourner sur moi-même en courant d’un bout de la scène à l’autre et il y eut un second cri : une orchidée ! »
« Pour la science, il n’existe pas de lumière directe, il n’y a que de la lumière réfractée. Cette nouvelle création, à défaut d’un mot plus adapté, fut appelée une danse. Mais ce n’en était pas une. C’était une vision, une vision vibrante venant des profondeurs de l’obscurité. Il y avait ici quelque chose du monde invisible qui devenait réel, sorti du royaume de l’imagination. C’était la lumière rendue visible par une nouvelle forme qui produisait elle-même la lumière, comme le fait la lune interceptant les forces émanant du soleil que nous appelons lumière. L’espace est toujours plein de la lumière du soleil, nuit et jour. Personne pourtant ne voit cette lumière à moins qu’elle ne frappe quelque chose. La lumière est donc produite par la chose interceptée, car sans cette chose il n’y aurait pas de lumière. Celle-ci n’est qu’une force qui est produite par différentes causes : le soleil, la bougie, le feu, l’ampoule, etc. Mais la lumière de toutes ces sources est sans intérêt s’il n’y a rien pour intercepter les forces émanant de ces sources. »
Loïe Fuller, Quinze Ans de ma vie, Paris, 1908, extraits

« Danseuse Loïe Fuller » Theodor Eichler (Oberspaar 1868-1946 )Loie Fuller « Danse serpentine » figurine en porcelaine d...
04/09/2026

« Danseuse Loïe Fuller » Theodor Eichler (Oberspaar 1868-1946 )

Loie Fuller « Danse serpentine » figurine en porcelaine de Meissen d'après un modèle de Theodor Eichler (1868-1946), la danseuse est représentée mi-nue portant une grande cape qu'elle fait tournoyer autour d'elle, base ovale à décor doré, marque aux 2 épées croisées en bleu sous couverte et numérotée 86, modèle B 255
Bibliographie : Bergmann, Meissener Künstler-Figuren, modèles A 100-Z 300, p. 263, cat. n° 499.
Hauteur 26,5 cm

C’est pas tout, mais… qu’est-ce qu’on boit, maintenant ?Voilà encore bien un truc qu’on prend pour acquis, tiens : l’eau...
02/09/2026

C’est pas tout, mais… qu’est-ce qu’on boit, maintenant ?

Voilà encore bien un truc qu’on prend pour acquis, tiens : l’eau potable. Un luxe incroyable auquel on ne fait absolument pas attention, parce que pour nous il suffit d’ouvrir le robinet de la cuisine pour se servir. On fait la vaisselle à l’eau potable, on fait la lessive à l’eau potable, on se do**he à l’eau potable !
Si les gens du XIXème nous voyaient, ils nous prendraient pour des fous…
Obtenir de l’eau consommable, c’est une préoccupation qui remonte aux premiers âges de l’humanité et qui a façonné les civilisations. On construit les habitations et les villes près des points d’eau (ruisseaux, rivières, lacs, sources), on récolte la pluie (citernes), on creuse le sol (puits), ou encore on la transporte à partir d’ailleurs (aqueducs, tuyaux).
Mais malgré les siècles qui passent et qui apportent leurs lots d’améliorations, en Europe, au XIXème, on ne peut toujours pas garantir la potabilité de l’eau. Et comme la chimie n’est pas assez développée pour nous aider là-dedans, on continue de faire « à l’ancienne » : on regarde si l’eau a une odeur, un goût ou un aspect bizarre, et si tout a l’air correct on la boit en croisant les doigts pour que ça se passe bien.
Une technique rudimentaire qui ne vous met clairement pas à l’abri des ennuis…
Bref. On est peut-être au XIXème, en plein boum technologique, mais on a encore du chemin à faire de ce côté-là…
Dans ce contexte, les gens n’ont que deux choix : rendre l’eau potable, ou boire autre chose !
C’est en partie ce qui fait que le thé et le café sont si appréciés. Certes, on les aime parce que ce sont des stimulants, mais c’est aussi un moyen de se désaltérer en toute sécurité.
On peut également mettre dans l’eau un peu d’alcool afin de tuer les germes. On va mélanger de l’eau et du gin, par exemple, ou un alcool fort du même genre (le but de l’opération n’étant pas de se bourrer la gu**le, mais juste de prendre une lampée d’alcool pour se revigorer en même temps qu’on étanche sa soif).
À partir de là, un peu de gin dans un verre d’eau ou un peu d’eau dans un verre de gin… Tout est question de proportions !
Boire de l’alcool est un moyen sûr de ne pas s’empoisonner avec de l’eau contaminée, et les gens ne vont pas s’en priver (il faut bien boire quelque chose, après tout, non ?). En toute logique. Bien sûr, les humains ont toujours bu de l’alcool, dans à peu près toutes les civilisations, mais c’était généralement réservé aux moments festifs Depuis la fin du XVIIIème, on assiste à une énorme expansion des villes, générant des problèmes d’infrastructures et d’hygiène, avec une eau potable difficile d’accès et une consommation de plus en plus grande d’alcool pour compenser. La mentalité puritaine s’en inquiète en se disant qu’à ce train-là tout le monde va devenir paresseux et ivrogne (ce qui n’est pas tout à fait conforme aux valeurs chrétiennes), et qu’il faudrait bien ramener les gens à un peu plus de sobriété.
J’extrapole, mais c’est juste pour souligner que si on a assisté à une aggravation au XIXème (avec, en réaction, différents mouvements anti-alcool qui ont fini par aboutir à la Prohibition des années 1920), c’est entre autres parce que l’eau potable était difficile à obtenir.
Pas plus compliqué que ça !

⭐ Pour la première fois à Lyon, du 4 septembre 2026 au 24 janvier 2027, une exposition extraordinaire dédiée à Alphonse ...
01/09/2026

⭐ Pour la première fois à Lyon, du 4 septembre 2026 au 24 janvier 2027, une exposition extraordinaire dédiée à Alphonse Mucha, père de l’Art nouveau et célébrateur d’exception du charme et de la beauté féminine.
À travers plus de 90 œuvres originales – affiches, dessins et peintures –, l’exposition révèle comment la figure de la femme est au cœur de l’univers d’Alphonse Mucha, où se rencontrent théâtre, publicité, nature, spiritualité et identité culturelle, donnant naissance à l’un des langages visuels les plus emblématiques de l’Art nouveau.

📸 © Alphonse Mucha - Lyon

Pourquoi tant de gens s’identifient sur cette photo ? Parce que c’est le symbole d’un moment heureux - Robert DoisneauUn...
01/09/2026

Pourquoi tant de gens s’identifient sur cette photo ?

Parce que c’est le symbole d’un moment heureux - Robert Doisneau
Une photo ne devient pas iconique par hasard. Si elle traverse l’histoire, c’est que chacun peut s’y retrouver.
On apprend à la lire avec le temps.
Il excellait dans l'art de capturer ce qu'il appelait les « moments de grâce » du quotidien. Même si certaines de ses images les plus célèbres, comme Le Ba**er de l'Hôtel de Ville (1950), impliquaient une part de mise en scène avec des comédiens, elles incarnaient parfaitement cet esprit de liberté, d'amour retrouvée et de tendresse universelle qui caractérise le Paris de l'après-guerre.
Sa signature : du noir et blanc, une touche d’humour, de nostalgie et surtout beaucoup de tendresse.
C’est une photo posée oui, mais pas un faux ba**er".
Le cliché se retrouve notamment au cœur de deux procédures judiciaires, dont un procès retentissant du vivant de Robert Doisneau. Pour conclure ces histoires de droit et de fric qui viennent gâcher la jolie photo, rappelons que Françoise Bornet a dit que « si l’instantané de la photo est faux, le ba**er, lui, était passionnément vrai ! ». Et ça c’est mignon, alors j’aime bien.
« Le ba**er de l Hôtel de Ville », Paris, 1950. © Atelier Robert Doisneau

CHOFFARD Pierre-Philippe (1730-1809) d'après BAUDOUIN Pierre Antoine (1723-1769) Ecole française Marchez tout doux, parl...
01/09/2026

CHOFFARD Pierre-Philippe (1730-1809) d'après BAUDOUIN Pierre Antoine (1723-1769)
Ecole française Marchez tout doux, parlez tout bas 1782 Gravure eau-forte Aquarellée
Série « Les amours champêtres ». Les gouaches originales, exposées en 1765 et en 1767, constituaient une suite de 4
Gravé par Pierre-Philippe Choffard en 1782. La gravure est annoncée dans le Journal de Paris du 19 novembre 1782. Le journal fait remarquer que le sujet rappelle une strophe populaire, « Marchez tout doux, parlez tout bas ».
On la trouve en tête du « Chef-d’œuvre d’un inconnu, poème heureusement découvert et mis au jour avec des remarques savantes et recherchées par M. le Docteur Chrysostome Matanasius » [=Hyacinthe Cordonnier, plus connu sous le nom de Thémistocle de Saint-Hyacinthe], La Haye, 1714.
Cette chanson populaire conte une visite nocturne de Colin à sa bergère, qui, le reconduisant au matin, répète ce qu’elle lui a dit en lui ouvrant la porte :
Marchez tout doux, parlez tout bas,
Mon doux ami.
Car si mon papa vous entend,
Morte je suis !

« L'expression de la beauté passe par l'émotion. » Alphonse Mucha (1860-1939)
01/09/2026

« L'expression de la beauté passe par l'émotion. » Alphonse Mucha (1860-1939)

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