19/10/2026
Je n’avais pas les mots ce week-end. Et aujourd’hui encore, j’ai du mal à regarder ces images sans avoir les larmes aux yeux.
Je suis écœurée. Profondément écœurée par ce que j’ai vu. Ce qui devait être une manifestation a donné lieu à des scènes de saccage, de pillage et de destruction qui me révoltent au plus profond de moi.
En tant que commerçante, je me mets à la place de tous ces gens qui ont vu leur magasin détruit. Et cette pensée m’est insupportable.
Le commerce est déjà tellement en difficulté. Chaque jour, on voit passer sur les réseaux sociaux ces annonces de fermeture définitive. Derrière chacune d’elles, il y a des années de travail, des sacrifices, des investissements, des nuits à se poser mille questions et des personnes qui se battent pour essayer de s’en sortir.
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que certains doivent subir cela en plus.
À quelques semaines de Noël, à l’approche de la période la plus importante pour beaucoup de commerces, certains avaient certainement déjà fait le plein de marchandises, investi dans leurs stocks, préparé leurs vitrines et tout organisé pour essayer de sauver leur année. Noël, cela se prépare longtemps à l’avance. C’est du travail, de l’argent engagé, de l’espoir aussi.
Et aujourd’hui, certains vont peut-être devoir baisser le rideau, sans même savoir s’ils pourront rouvrir un jour. Comment se relever d’une telle catastrophe ? Comment faire face aux pertes, aux réparations, aux stocks détruits et à toutes les conséquences financières qui vont suivre ? Et comment savoir si les assurances permettront réellement de tout couvrir ?
Tout cela me donne la nausée.
Comment peut-on s’en prendre ainsi à des gens qui travaillent, qui prennent des risques et qui essaient simplement de faire vivre leur entreprise ? Comment peut-on détruire en quelques minutes ce que d’autres ont mis des années à construire ?
Et surtout, comment peut-on encore en arriver là en 2026, alors que les risques étaient prévisibles ? Où sont les moyens nécessaires pour protéger les commerçants et leurs biens ? Comment peut-on laisser des personnes se retrouver dans une telle détresse ?
Je suis triste, en colère et profondément écœurée. Je n’ai même plus les mots pour décrire ce que je ressens.
Derrière chaque commerce saccagé, il y a une histoire, une famille, des sacrifices et parfois toute une vie de travail. Ce ne sont pas de simples vitrines que l’on brise. Ce sont des entreprises que l’on fragilise, des projets que l’on anéantit et des personnes que l’on plonge dans l’angoisse du lendemain.
Je pense à tous ces commerçants qui vont devoir essayer de se relever, alors qu’ils faisaient déjà tout pour tenir debout.
Je leur adresse tout mon soutien. Sincèrement. De commerçante à commerçants, je partage leur peine, leur colère et leur désarroi.
Parce que je sais ce que représente un magasin. Et parce que personne ne devrait avoir à subir une telle injustice simplement pour avoir choisi de travailler et de faire vivre son entreprise.
C’est révoltant. C’est profondément injuste. Et c’est inadmissible.