11/09/2026
❤️❤️ Chronique Foireuse #6 ❤️❤️
Elle est heureuse, celle-ci. Et je crois que je l’ai bien méritée après le Grand Défilé Blairal de la journée… 😆
Il est presque 20h, la journée touche enfin à sa fin. Je suis fatiguée, vraiment, mais je sens que ce couple qui regarde mon stand ne fait pas que passer : ils observent, s’attardent, prennent le temps.
Alors je rassemble le peu d’énergie qu’il me reste et je vais à leur rencontre.
Je leur parle de ce qu’ils voient, de ces tissus anciens que j’affectionne tant, de ces objets qui poursuivent leur vie autrement, puis forcément, je leur parle aussi de l’atelier.
Mon refuge. Un endroit qui regorge de trésors pour qui sait les regarder, où les matières anciennes, les objets oubliés et les histoires se croisent sans cesse. Un lieu très cher à mon cœur, dans lequel j’aime accueillir ceux qui poussent la porte avec curiosité et sensibilité.
Et je les sens immédiatement réceptifs. Attentifs aux histoires que je leur raconte, sensibles aux tissus, aux objets, à tout ce petit monde qui m’habite et que je fais vivre… un peu comme vous qui suivez ici mes aventures au quotidien.
Après une journée parfois rude, ce genre de rencontre fait un bien fou.
Mon petit cœur, un peu essoré depuis le matin, s’est doucement regonflé. Comme un câlin qui passe par les mots, les sourires. ❤️
Je crois qu’ils s’appellent Franck et Myriam — et s’ils passent par ici, qu’ils me pardonnent si j’écorche leurs prénoms : à presque 20h, après une longue journée de foire, ma mémoire se voit contrainte de passer en mode économie d’énergie.
Ils sont repartis avec plusieurs cœurs confectionnés dans de très vieux et très beaux Kelsch, qu’ils vont suspendre aux portes de leur maison, et m’ont promis de venir un jour découvrir l’atelier.
Franck et Myriam, si ce sont bien vos prénoms : merci.
Merci pour votre écoute, votre enthousiasme, votre sensibilité, et pour ce petit moment suspendu arrivé exactement au bon moment.
Je me réjouis déjà de vous accueillir à Breitenbach. ❤️