18/10/2026
Aujourd’hui, j’ai le cœur lourd. Et je crois que nous sommes nombreux à ressentir cette même douleur en regardant ce que devient notre pays.
Je ne suis qu’une coiffeuse de campagne, dans un petit village. Je me lève chaque matin pour faire vivre mon entreprise, accueillir mes clients avec le sourire, payer mes charges, mes factures, mes salariées… et essayer de gagner honnêtement ma vie. Alors oui, j’ai le droit de dire que c’est difficile et de m’inquiéter pour l’avenir.
Derrière chaque commerce, il y a des heures de travail, des sacrifices, des inquiétudes, des nuits à réfléchir et parfois des larmes que personne ne voit. Il y a des femmes et des hommes qui se battent pour tenir debout, qui prennent des risques et qui veulent simplement vivre dignement de leur travail.
Travailler devrait permettre de vivre, pas de survivre en comptant chaque euro.
Pendant que nous nous épuisons à faire tourner nos entreprises, que les charges pèsent lourd et que l’avenir devient incertain, nous voyons des commerces saccagés, des vitrines brisées, des biens détruits et des violences qui nous révoltent.
Derrière chaque commerce, il y a parfois toute une vie de travail réduite à néant. Qui pense à ces artisans, à ces commerçants, à ces salariés qui se retrouvent face aux dégâts, avec des factures à payer et un avenir fragilisé ?
Qui protège ceux qui travaillent, qui entreprennent et qui font vivre nos villages ?
Et au milieu de tout cela, il y a nos policiers et nos gendarmes.
Des femmes et des hommes qui enfilent leur uniforme sans savoir ce que leur journée leur réserve, qui affrontent les tensions, les insultes et parfois la violence, avec le risque de ne pas rentrer chez eux indemnes.
À eux, je veux dire MERCI.
Merci pour votre engagement, votre courage et les risques que vous prenez pour protéger la population. Vous méritez le respect, la considération et le soutien de la Nation.
Bien sûr, personne ne doit être au-dessus des lois et les éventuels abus doivent pouvoir être examinés. Mais défendre la justice ne signifie pas accepter la violence contre ceux qui ont pour mission de protéger les citoyens.
On peut réclamer la justice sans banaliser la violence. On peut défendre les libertés sans mépriser ceux qui assurent notre sécurité.
Je ne vais pas faire de politique mais ..
où est cette France qui récompense le travail, encourage ceux qui entreprennent et permet aux familles de regarder l’avenir avec confiance ?
je ne me reconnais pas dans certains discours et positions politiques que je considère trop éloignés de mes valeurs en matière de sécurité, d’autorité et de respect des forces de l’ordre.
Comment ne pas être en colère quand on travaille toujours davantage, que les dépenses s’accumulent et que l’on a parfois le sentiment de ne plus avancer malgré tous ses efforts ?
Je ne demande pas de privilèges. Je demande simplement que le travail ait encore un sens, que les commerçants puissent vivre de leur métier et que ceux qui prennent des risques pour créer de l’emploi ne soient pas oubliés.
Parce que derrière ma colère, il n’y a pas de haine.
Il y a de la tristesse, de l’inquiétude, de l’incompréhension… mais surtout, il y a de l’amour pour mon pays.
La France ne se résume pas à ceux qui nous gouvernent. La France, c’est nous. C’est notre travail, notre courage, notre solidarité, nos valeurs et notre volonté de ne jamais abandonner.
Alors oui, aujourd’hui, je le dis du fond du cœur :
🇫🇷 J’AI MAL À MA FRANCE. 🇫🇷
Une commerçante qui aime son travaille, qui se bat, qui aime son pays et qui refuse de perdre espoir.
Mallo ❤️🇫🇷