08/01/2013
LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE
QUE SONT-ILS DEVENUS ? Les canettes refermables bientôt en magasin
le 07/01/2013 par Christophe Roulliaud - Vu 1811 fois à 17h52
Selon Franck Lucas, Champforgeuil restera quoi qu’il arrive le siège de l’entreprise, et pour l’Europe, la production restera localisée en France.
Depuis quatre ans, Franck Lucas met au point un système pour refermer les canettes. En 2013, ses efforts devraient enfin payer.
C’est le genre de projets qui demande un certain temps pour fédérer les partenaires, mais qui une fois abouti suscite la fierté de tout le monde. Ce projet, c’est celui de Franck Lucas, un entrepreneur dont la société 3L distribution est basée à Champforgeuil, et qui est en passe de révolutionner le marché de la boisson. L’inventeur de la canette refermable, dont nous avions évoqué le parcours il y a près d’un an (le 30 janvier 2012), voit l’avenir en rose pour 2013 : « On est en ordre de bataille pour produire au premier trimestre. La production sera répartie sur deux sites : l’un au nord de la région lyonnaise et l’autre dans le département, à Massilly. Pour des raisons pratiques on a décidé de travailler en France. À plus de 90 %, le produit sera made in France ».
La France, l’Europe, puis le monde
Si Franck Lucas est aujourd’hui confiant, c’est qu’il a réussi à signer avec deux poids lourds du marché, « un grand distributeur et un grand groupe de marques », dont les noms restent pour le moment secrets. « Ces grands groupes communiqueront largement au moment du lancement, qui est prévu d’abord en France, au plus t**d au printemps. Un lancement en Europe se fera peut-être dans la lancée, en cours d’année, avant d’aller plus loin. Pour la première année, on parle de quelques millions de canettes, puis on espère quelques dizaines de millions l’année suivante, et quelques centaines l’année d’après. Ces chiffres peuvent impressionner, mais au regard du potentiel, ils sont relativement modestes ».
Pour l’entrepreneur, très confiant, il est néanmoins évident que la montée en puissance de son système (un couvercle en aluminium sur lequel est sertie la partie plastique et refermable) prendra plusieurs années. « Mais c’est comme les bouteilles d’eau minérale, qui avant étaient encapsulées, les sachets de gruyère refermables ou encore les boîtes de conserve à ouverture facile. Aujourd’hui, plus aucun consommateur ne souhaiterait s’en passer. Dans un premier temps, cette fonctionnalité restera optionnelle et aura donc un coût de quelques centimes pour le consommateur. Mais après, cela deviendra sans doute la référence. C’est le lot de tous les standards dans le monde du packaging ».
Un futur standard ?
Pour en arriver là aujourd’hui, Franck Lucas et sa société (qui emploie directement deux autres personnes) ont dû batailler ferme depuis plus de quatre ans : « Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi long, mais si vous mesurez tous les risques dès le départ, vous ne vous lancez jamais ! Les difficultés techniques sont très importantes, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de projets concurrents n’ont pas vu le jour.
Les brevets sont déposés de telle façon qu’il ne peut pas y avoir beaucoup de produits différents. Cela dit nous sommes en concurrence avec de grands groupes mondiaux, d’où l’importance du réseau de partenaires. Il a mis du temps à se dessiner, mais c’était un passage indispensable en terme de compétences et de prix. Car nous sommes dans le top au niveau production. Nous sommes un peu en ligue 1. »