Flâneuse de pages, arpenteuse d'idées, chercheuse de plumes

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[Lecture d'à paraître, une réelle aventure de lecture intensément émouvante, éclairante, simplement mais absolument magn...
16/07/2024

[Lecture d'à paraître, une réelle aventure de lecture intensément émouvante, éclairante, simplement mais absolument magnifique. À lire en musique, aussi, par moments]

Se sentir ému.e, emporté. e, l'esprit et le corps solidairement renourris par ces mots, ces références, ces êtres, ces poèmes, ces vies...

Car ce livre est, entre autres, une merveilleuse une ode à se réouvrir à la vie, aux autres, à la nature, à l’étranger.

Se laisser emporter par la famille Serban, et par Sasho et Naya, vers une admirable forme de douceur, qui ne tait pourtant aucune des contraintes, peines et paradoxes qui ont fait, font, feront les êtres.

Une certaine voie/voix de libération que ce texte, à l'esprit sensible et sans frontière, insulaire, tzigane, balkanique, cet attachement viscéral au lac que les personnages doivent quitter et la violence sombre de la ville que l’on est contraint d'habiter, lire enfin justement dit, avec références littéraires aussi, avec respect et amour, surtout, la vie et le ressenti fin de ceux qui ne rentrent pas dans les cases.

“Ceux du lac raconte l’impossible adieu d’une famille tsigane à un royaume désormais interdit. Au cœur des contradictions de la Roumanie contemporaine, l’auteure interroge notre rapport au vivant et explore le cynisme d’une époque qui expulse au prétexte de préserver.”

Lire et vibrer, pleurer, revisiter l'histoire qu'on sait déjà, aussi, celle de la Roumanie, pleurer, sourire, admirer, annoter, bref... .... adorer lire ainsi, avec le ventre ému.

Et, au passage, se re-remplir d'amour, de poésie, de justesse, de liens pour l'humanité, de liens organiques avec la nature et le lac, la langue, la force sauvage, les personnages.

Une fois refermé, laisser infuser, laisser résonner encore, jusqu'à pouvoir enfin être heureuse et chanceuse de le conseiller en librairie. (Sortie le 19 août)

Un voyage paradoxal, dans le temps et l'histoire, la quête du sens de l'or dans l'eau, une rivière et une ville, des vie...
15/07/2024

Un voyage paradoxal, dans le temps et l'histoire, la quête du sens de l'or dans l'eau, une rivière et une ville, des vies, tout autour.

L'eau a-t-elle une mémoire ? Quand l'écriture est aussi pure et dilue le vrai, sans doute que oui. Dans ce livre, en tout cas, la mémoire est fluide et le savoir qui en découle porte un sens (a)temporel.

Ce livre est un voyage, un récit personnel, une documentation géoprahique, géologique, humaine et historique, mais aussi une longue poésie, celle de la revisite de l'Histoire en étant présente dans le lieu qui la dit. Ce n'est pas une fiction, c'est un récit. Et une façon de raconter qui rend impatient de savoir. Et la naissance d'un lieu, une ville, avec ses errements, ses difficultés, ses violences imposées, ses luttes intrinsèques pour l'or, le territoire, le pouvoir.

Ne pas oublier que pour construire, il faut détruire et qu'il est nécessaire, quand la mémoire tente de reconstituer ce qui a été, de redonner voix aux opprimés et aux invisibles. Et que le temps est répétitions et leçon à tenter d'en tirer. L'or du temps est précieux. Tout comme rester réaliste. Et l'eau.

“Nettoyez moi ça, léchez le fond s'il le faut, rien ne se perd, tout se consomme et aucune eau ne doit se retrouver perdue
dans l'océan.”

📖“En 1848, on découvre de l’or dans la Feather River, en Californie du Nord. Une ville naît, baptisée Oroville ; la ruée vers l’or commence.
En 2020, Thea, géologue venue à Oroville pour travailler en aval du gigantesque barrage désormais construit sur la Feather River, doit fuir devant l’avancée des méga-feux. Alors qu’un monde vacille, la violence de son histoire resurgit.
Entourée de femmes aimées — une écrivaine de science-fiction, une descendante d’un peuple autochtone, une ingénieure coréenne —, Thea tente de remonter le fil des dévastations issues de la ruée vers l’or.
Porté par la langue puissante et tendre de Nina Leger, le chant ancien de la rivière se mêle aux voix d’un présent bouleversé pour faire entendre l’épopée d’une civilisation qui s’est construite en détruisant, au point de préparer sa propre ruine.”

"Mémoires sauvées de l'eau", Nina léger, aux Éditions Gallimard, à paraître le 22 août prochain.

   [Lecture d'à paraître, un nuancier fragmenté comme une revisite de la mémoire, du corps, du temps, des sentiments] Il...
15/07/2024



[Lecture d'à paraître, un nuancier fragmenté comme une revisite de la mémoire, du corps, du temps, des sentiments]

Il est des jours emplis de joie, celle de lire un premier roman, pour ce qu'il ose créer, sans enfermement dans une narration classique...

Ici, une certaine forme d'énumération fait entrer dans les méandres de la mémoire, pour jongler entre la nuance et l’oubli, quitte à ressasser jusqu'à l'obsession, histoire de (sa)voir si c'était de l'amour et ce qu'aimer veut peut-être encore dire.

« Le visage de Jérémie était si insaisissable qu’on l’aurait dit en permanence nimbé d’une brume ou d’un brouillard : je tentais parfois de photographier cet homme sur le vif, mû par une forme d’urgence à garder des traces, des preuves. Le résultat était toujours décevant, quand il n’était pas un échec en bonne et due forme — le visage n’était pas complètement flou, mais quelque chose de sa physionomie échappait, il y avait sur ses joues, ses lèvres (sans parler des yeux), comme un tremblement léger qui empêchait qu’on reconnaisse tout à fait Jérémie, et quand je croyais le prendre en photo, je ne prenais en réalité que le tremblé de son absence. »

Une découverte intime, en strates mémorielles et multisensorielles, des (re)pensées en volutes vers le corps, l'âme des nuances, une lecture qui sortira en librairie fin août via les Éditions Verticales.

Le temps d'en parler en libraire viendra et sera tendre, révélateur et créatif.

“Dans son premier roman, Clément Ribes décrit en mille fragments un ancien amant et leur relation passée.”

https://t.co/tqSjUayUEQ

     Quand la mise en retrait du réel rend la transparence sagesse, reprise de conscience, remise en question brute, réa...
15/07/2024




Quand la mise en retrait du réel rend la transparence sagesse, reprise de conscience, remise en question brute, réarpentage en nuances de toutes les évidences d'un parcours, professionnel, personnel, social, sociétal, un peu de tout ça, et encore plus à la fois.

Quand prendre de la distance et du recul fait sens et ramène à soi et sur le toit de l'immeuble où l'on travaillait. Jusqu'à

Quand une tempête perturbe la ville, aussi, en même temps de l'intérieure, et que la porosité sensible du réel rend les murs de verre différents, diffractés, changer de point de vue pour repenser la vie est peut être tomber, sur une éventuelle sortie de secours du réel à emprunter au plus vite, aussi.

Et retrouver cette plume, celle d'“Ultramarins” qui avait tant ému et touché par son côté sincère, poétique, inclassable, pour un second roman lui aussi au style envoûtant, magnifique, très différent du premier, mais une nuance à ne surtout pas manquer à sa sortie, le 30 août qui vient !


Vous avez entendu comme moi, quelqu'un vient de mentionner la méthode Coué.Soit.Alors, je me documente pour préparer la ...
15/07/2024

Vous avez entendu comme moi, quelqu'un vient de mentionner la méthode Coué.
Soit.
Alors, je me documente pour préparer la rentrée avec livre à l'appui.

« Nous sommes la somme de nos amours. Et c’est la seule chose qui restera de nous. »

📖 “On l’a comparé à Gandhi, à Einstein, à Lénine. Des foules l’ont acclamé. Des milliardaires lui ont tapé sur l’épaule. Les damnés de la terre l’ont imploré. Aujourd’hui, son nom nous fait sourire, tout comme son invention : la méthode Coué.

Singulier destin que celui d’Émile Coué, obscur pharmacien français devenu célébrité mondiale, tour à tour adulé et moqué. La vie meilleure retrace l’histoire de ce précurseur du développement personnel qui, au début du XXe siècle, pensait avoir découvert les clés de la santé et du bonheur.

Un homme sincère jusque dans sa roublardise, qui croyait plus que tout au pouvoir des mots et de l’imagination.

Avec ce roman lumineux aux accents intimes, Étienne Kern rend hommage à ceux qui cherchent coûte que coûte une place pour la joie.”

Merci, .kern pour cet à point nommé ! Pour cette vie racontée en dépassant la simple vie, mais qui met sens et chair sur Émile Coué, ce pharmacien nancéen qui a voulu que les mots avaient le pouvoir de changer le monde et en a fait une méthode sans méthodologie.

Merci pour cette voix personnelle qui partage avec un langage si fin ce que parler veut dire et donc, aussi, l'écrire.

Sortie le 22 août en librairie.

      Un matin d'été, sur une terrasse d'hôtel au Portugal, un homme imagine les vies des clients autour de lui : un jeu...
15/07/2024





Un matin d'été, sur une terrasse d'hôtel au Portugal, un homme imagine les vies des clients autour de lui : un jeune couple, un autre mûr, un professeur américain et sa compagne, une mère et son grand fils, un homme plus âgé. Tiago, le serveur, veille sur ce petit monde tandis que Gloria trouble le narrateur par son regard.

Observer ses voisins de table, d'un regard aussi sensible de fin, imaginer leurs histoires et les tisser ensemble, comme une joyeuse farandole de vies ainsi faites siennes, aussi.

“Je regardais les gens assis autour de moi, j`entrais dans ces vies parce que chacune aurait pu être la mienne, et aussi parce qu`elles ne l`étaient pas, justement.”

“Je regardais les cheveux roux de l’Américain, ceux, blonds, de la jeune femme qui se trouvait à côté de lui, et je me disais que leurs cheveux, leur chair étaient composés des paysages dans lesquels l’essentiel du temps ils vivaient, de l’atmosphère qu’ils y respiraient et de la nourriture qu’ils y absorbaient, que c’était le corps riche de toute cette histoire qu’ils étaient assis là, en face de moi.”

De la joie tendre car observatrice, une pelote d'allégresse avec beaucoup de fragments révélateurs, d'humanité, en somme.

Tout un talent qui frôle le conte à sourire mais pas que.

Car il est des nuances dans toutes ces histoires rassemblées qui font sens autrement qu'habituellement. Et c'est tellement nécessaire, ces temps-ci.

Un ensemble de fragments de hasards qui font étonnamment lien, enchaînés avec un art certain de raconter avec une joviale mais sachante narration nécessairement juste à être proposée à l’assentiment du lecteur. Car on fait partie de la chorale de vies ainsi lues, nous aussi.

Quand les mots justes sont une certaine forme de fête. Avec des émotions disparates pourtant magnifiquement cohérentes, ainsi lues.

Bref, c'est très très beau, ça ne ressemble à rien d'autre et ça sort bientôt en librairie !

(le 22 août qui vient)

   Partir sur les traces de PaveseUne certaine forme de voyage
15/07/2024



Partir sur les traces de Pavese
Une certaine forme de voyage

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