16/07/2024
[Lecture d'à paraître, une réelle aventure de lecture intensément émouvante, éclairante, simplement mais absolument magnifique. À lire en musique, aussi, par moments]
Se sentir ému.e, emporté. e, l'esprit et le corps solidairement renourris par ces mots, ces références, ces êtres, ces poèmes, ces vies...
Car ce livre est, entre autres, une merveilleuse une ode à se réouvrir à la vie, aux autres, à la nature, à l’étranger.
Se laisser emporter par la famille Serban, et par Sasho et Naya, vers une admirable forme de douceur, qui ne tait pourtant aucune des contraintes, peines et paradoxes qui ont fait, font, feront les êtres.
Une certaine voie/voix de libération que ce texte, à l'esprit sensible et sans frontière, insulaire, tzigane, balkanique, cet attachement viscéral au lac que les personnages doivent quitter et la violence sombre de la ville que l’on est contraint d'habiter, lire enfin justement dit, avec références littéraires aussi, avec respect et amour, surtout, la vie et le ressenti fin de ceux qui ne rentrent pas dans les cases.
“Ceux du lac raconte l’impossible adieu d’une famille tsigane à un royaume désormais interdit. Au cœur des contradictions de la Roumanie contemporaine, l’auteure interroge notre rapport au vivant et explore le cynisme d’une époque qui expulse au prétexte de préserver.”
Lire et vibrer, pleurer, revisiter l'histoire qu'on sait déjà, aussi, celle de la Roumanie, pleurer, sourire, admirer, annoter, bref... .... adorer lire ainsi, avec le ventre ému.
Et, au passage, se re-remplir d'amour, de poésie, de justesse, de liens pour l'humanité, de liens organiques avec la nature et le lac, la langue, la force sauvage, les personnages.
Une fois refermé, laisser infuser, laisser résonner encore, jusqu'à pouvoir enfin être heureuse et chanceuse de le conseiller en librairie. (Sortie le 19 août)