24/08/2026
Depuis plusieurs semaines, de nombreux acteurs de la filière C*D française, producteurs, grossistes, sites internet et boutiques, font face à une forte pression administrative et à des contrôles portant notamment sur la TVA appliquée à certains produits.
Aujourd’hui, c’est à mon tour d’être concerné.
Cela fait 6 ans que je tiens ma boutique à Colmar. Six ans à essayer de faire les choses proprement, à déclarer mon activité, à payer mes impôts et mes charges, et surtout à défendre une filière française en travaillant au maximum directement avec des producteurs de chez nous.
J’ai fait le choix de produits français, naturels, traçables, souvent plus chers à l’achat, quitte à réduire mes marges. C’est le commerce que j’ai choisi de défendre.
Et aujourd’hui, après des années d’incertitudes réglementaires et fiscales autour du C*D, on me réclame des sommes astronomiques pour une petite entreprise comme la mienne, sur la base d’une interprétation du taux de TVA appliqué pendant plusieurs années.
Je ne demande aucun traitement de faveur.
Je demande simplement une chose qui devrait être évidente pour n’importe quel entrepreneur : des règles claires, prévisibles et applicables de la même manière à tous.
On ne peut pas demander à une filière de se structurer, d’investir, de créer des emplois, de privilégier la production française et de payer ses taxes, tout en la laissant évoluer pendant des années dans l’incertitude avant de lui présenter ensuite une addition capable de mettre en péril des années de travail.
Je continuerai à défendre mon entreprise et mon travail par toutes les voies prévues par la loi, entouré des professionnels compétents.
Mais au-delà de mon cas personnel, il est temps de parler de ce que vit actuellement toute une partie de la filière C*D française.
Parce que derrière une boutique, il y a des producteurs, des entreprises, des familles et surtout des années de travail.
🇫🇷🌱 Soutenir une filière française, c’est aussi lui donner des règles claires pour travailler