24/04/2026
Anatomie fonctionnelle de l’acarien Varroa (Varroa destructor)
L’acarien Varroa est un parasite hautement spécialisé, entièrement adapté à la vie aux dépens de l’abeille. Son organisation anatomique lui permet de se fixer, se nourrir et se reproduire efficacement dans la ruche.
1. Morphologie externe
Le corps aplati du Varroa, plus large que long, facilite son insertion entre les segments abdominaux de l’abeille, où il échappe au toilettage. Son exosquelette rigide est formé de plaques protectrices, notamment un bouclier dorsal résistant. Il possède quatre paires de pattes munies de pulvilles adhésives, assurant une fixation solide. Des soies sensorielles couvrent son corps et détectent vibrations et signaux chimiques.
2. Appareil buccal et digestion
Le gnathosome porte des chélicères capables de percer la cuticule de l’abeille. Un pharynx musculaire aspire ensuite les nutriments, principalement issus des corps gras et de l’hémolymphe. L’intestin moyen, associé à des diverticules, permet à la fois digestion et stockage, essentiel pour survivre entre deux repas.
3. Système reproducteur
La reproduction se déroule dans les cellules de couvain. La femelle possède un ovaire unique et pond ses œufs de manière séquentielle : d’abord un mâle, puis des femelles. Le sperme, stocké dans une spermathèque après un unique accouplement, suffit pour toute sa vie reproductive.
4. Respiration et excrétion
Le Varroa respire grâce à un système trachéen relié à des stigmates latéraux. Les déchets azotés sont filtrés par les tubes de Malpighi et éliminés via l’intestin.
5. Système nerveux et perception
Aveugle, le Varroa dépend de ses récepteurs sensoriels. Son système nerveux centralisé coordonne ses fonctions. Les soies des pattes antérieures jouent un rôle clé dans la détection des phéromones de l’abeille.