04/09/2026
the Strokes / The New Abnormal (2020)
Je me suis mit à réécouter The Strokes!
Leur dernier album « Reality Awaits » sorti il y a quelques jours, m’a laissé perplexe par l’utilisation à outrance du vocodeur.
Mais il faut avouer que le travail de Rick Rubin est assez fou et la cohésion de groupe est bien là, ça se ressent clairement mais je trouve pour ma part que cet album n’a pas ce goût inéluctable de revenir régulièrement se l’apprivoiser .
Alors j’ai voulu écouter leur album précédent « The New Abnormal » toujours produit par le maître barbu en pleine période covid.
Et là que ne fut pas mon étonnement d’être passé totalement à coté de ce bijou inestimable.
Car on peut parler clairement de résurrection.
Les new-yorkais n’avait pas sorti d’album depuis 2013 avec le clivant « Comedown Machine » un bon album changeant mais pas marquant .
La force de ce groupe depuis leur début, réside dans un son unique qui a connu tellement de formes et pourtant, si reconnaissable au gré du temps qui passe.
Ce mélange si particulier entre plein de genres de rock : new wave, synthpop, prog-rock, dream-pop, rock psychédélique ou encore dance-rock.
Pour ce nouveau projet les Strokes ont voulu changer de peau et donc c’est avec le producteur ultra reconnu qu’ils ont puisés ce nouveau son clairement plus Pop et dansant.
Jamais un album n’avait paru aussi cohérent depuis longtemps.
Ce mélange entre ce son propre très eighties mais porté par les sonorités d’aujourd’hui sur « Brooklyn Bridge to Chorus » et surtout « The Adults Are Talking», avec des classiques automatiques « Not the Same Anymore », « Bad Decisions » ou le séduisant « Selfless ».
Tout le contenu fait bloc, les titres sont colorés, complexes (d’où la pochette qui s’apparente à Basquiat), porté par la voix si identifiable de son leader Julian Casablancas, incroyablement puissante et avec des prises de risques évidentes.
Cet album retrace parfaitement la carrière de ce groupe mythique : protéiforme et caméléon, tantôt fiévreux, dansant et volcanique - tantôt mélodieux, nonchalant et désabusé.
« The New Abnormal » est le fruit des normes d’antan et de la bizarrerie moderne, un des meilleurs albums que j’ai pu découvrir ces dernières années, comme quoi le rock n’est pas encore mort et a encore de beaux jours pour ceux qui s’y intéressent .
👌👌👌👌👌