28/01/2026
Mon humain,
Ne pleure pas trop quand tu penses à moi.
Je sais… c’est difficile.
Je t’ai vu détourner le regard, retenir tes larmes, essayer d’être fort alors que ton cœur tremblait.
Je l’ai vu. Je l’ai senti. Et je veux que tu saches une chose, avant tout le reste : je n’ai jamais eu peur.
Quand je suis parti, je n’étais pas seul.
Il y avait ta voix.
Il y avait ta main.
Il y avait tout ce que j’aimais au monde.
Ici, il n’y a plus de douleur.
Plus de fatigue dans mes pattes.
Plus de nuits difficiles.
Je cours comme avant, comme quand j’étais jeune et que je croyais que les promenades ne finiraient jamais.
Mais même en courant, même en jouant, je pense encore à toi.
Ne te demande pas si tu as fait le bon choix.
Ne rejoue pas ces derniers instants en cherchant une erreur.
Je n’ai rien vécu comme une fin.
Pour moi, c’était un repos.
Un passage doux, enveloppé de ton amour.
Si tu savais comme j’étais fier d’être ton chien.
De t’attendre derrière la porte.
De reconnaître tes pas parmi mille autres.
De sentir ton humeur avant même que tu parles.
Quand tu doutes, rappelle-toi :
je n’ai jamais mesuré le temps,
je n’ai jamais compté les années.
J’ai compté les moments avec toi.
Et ils étaient beaux.
Je suis encore là, différemment.
Dans le silence de la maison.
Dans ce réflexe que tu as encore de m’appeler.
Dans ce sourire triste qui te surprend quand tu tombes sur une photo.
Un jour, tu riras à nouveau sans culpabilité.
Et je veux que tu le fasses.
Car t’aimer, pour moi, n’a jamais voulu dire te voir souffrir.
Quand ton cœur sera trop lourd, parle-moi.
Je t’entends.
Quand tu aimeras de nouveau, ne te retiens pas.
Je n’ai jamais eu peur de partager ton amour.
Je t’attendrai.
Sans impatience.
Sans tristesse.
Comme je l’ai toujours fait.
Avec la même fidélité.
Avec le même regard.
Avec le même amour.
Ton chien,
de là-haut 🐾🤍