02/03/2017
Bonjour à tous,
C'est une nouvelle saison de pêche qui va bientôt débuter, avec tous les espoirs que cela nous apporte chaque année, mais aussi des craintes pour le milieu aquatique.
En effet si l'on revient quelques instants sur l'année 2016, on peut aisément constater que tout n'a pas été rose : je parle avant tout des pollutions et des mortalités importantes qu'elles engendrent.
La plus frappante a été une nouvelle fois constatée sur la Bienne au mois de mai. Elle a entraîné une énorme mortalité en salmonidés et une fermeture de ce magnifique parcours no-kill qui serpente entre Morez et St Claude.Dès l'ouverture en mars nous autres pêcheurs avions de très gros doutes sur la qualité de l'eau, puisque la rivière puait et était trouble, les poissons ne semblaient quasiment pas s'alimenter et étaient beaucoup moins nombreux qu'en 2015. Pour la première fois des stagiaires que je guidais ont essuyé un capot alors qu'ils ont pêché à trois au toc nymphe pendant toute une journée à la fin du mois d'avril. Quelques jours plus t**d, la plupart des poissons encore vivants étaient en train d'agoniser...
Il n'y a qu'en France qu'on peut voir ça. Nous sommes le seul pays développé qui laisse des entreprises ou des particuliers déverser des tonnes de m***e ou de produits chimiques dans les cours d'eau de renommée mondiale en toute impunité. Sur la Bienne la moitié de l'eau rejetée par l'homme n'est pas traitée par le réseau, soit plus de un million de mètres cubes d'eau par an. Comment peut-on tolérer ça aujourd'hui?
J'ai vu à peu près la même chose sur la Loue ou sur la haute rivière d'Ain, en plus de la Bienne il y a quelques années, et pourtant le scénario se reproduit et va continuer à se reproduire.
Si l'on ajoute à cela les perturbations climatiques de plus en plus accentuées, je me demande comment il peut y avoir encore des poissons dans certaines rivières!!!
Bon, mon prochain article sera beaucoup plus positif, promis (ça va pas être trop compliqué!!)