24/07/2026
On le sait, plusieurs commanderies des Templiers entretenaient une profonde dévotion pour Marie de Magdala, figure pourtant marginalisée dans le récit officiel médiéval. Ils lui accordaient un statut spirituel exceptionnel, parfois exprimé à travers le vocabulaire de LA ROYAUTÉ.
Et la fin de cet ordre reste profondément anormale par sa brutalité : les Templiers sont arrêtés le vendredi 13 octobre 1307, accusés d’hérésie, torturés, et brûlés. Certains échapperont à ce funeste sort et trouveront refuge en Écosse, en Lorraine, en Allemagne où ils seront bien reçus.
La violence de leur chute continue d’interroger historiens, chercheurs et croyants. Nous avons peu de certitudes concernant les Templiers mais de nombreux indices montrent que leur spiritualité était plus ouverte, plus ancienne dans ses sources, et moins strictement traditionnelle.
Les Templiers n’ont pas vécu uniquement entre eux ni uniquement dans le cadre très rigide du christianisme romain. Pendant près de deux siècles, ils ont vécu en Orient, au contact d’autres chrétiens, notamment des chrétiens d’Orient et de communautés anciennes dont la tradition n’était pas exactement celle imposée par Rome.
Cette cohabitation prolongée a forcément nourri une vision du Christ et de la foi moins dogmatique que celle de l’Église occidentale de l’époque.
Cela pourrait expliquer, au moins en partie, pourquoi leur manière de croire, de prier et de comprendre le Christ a pu devenir dérangeante pour une institution qui cherchait alors à imposer une lecture unique et centralisée du christianisme.
Les Templiers en savaient peut-être bien trop sur Marie de Magdala et sur la nature de sa relation avec le Christ.
Diana Becker
Texte rédigé à partir du livre « L’énigme sacrée, Le secret révélé de la dynastie de Jésus », de M.Baigent, R.Leigh et H.Lincoln.