Librairie de la Friche

Librairie de la Friche La librairie de la Friche 🌞
La librairie est ouverte tous les jours pour vous offrir une expérience littéraire unique.

Elle est situĂ©e Ă  la Salle des machines, Ă  l’entrĂ©e de la Friche la Belle de Mai. En 2015 l’accueil de la Friche amĂ©nage une nouvelle version de La Salle des machines, cafĂ©-librairie, sur la cour Jobin au pied de la Tour-Panorama. Entre salon de thĂ©, cantine et apĂ©ro casse-croute, le cafĂ© propose des plats tout simples, Ă  emporter ou non : les savoureux sandwichs de Marie-Jo, ses bento et autres Baozi, des tartes salĂ©es ou des soupe-tartines
 Plus de bons desserts pour le goĂ»ter : muffin, cheese-cake ou tarte au citron. Enfin pour le petit apĂ©ro de sortie de bureau, de la biĂšre et des vins, bio et de vignerons locaux de prĂ©fĂ©rence. La librairie propose des ouvrages en lien avec la programmation et les productions des structures rĂ©sidant Ă  la Friche et ses rayons reprĂ©sentent Ă  la fois les diffĂ©rentes formes de la crĂ©ation contemporaine de l’art Ă  la culture urbaine en passant par la photographie, les arts du spectacle, la gastronomie, le graphisme, l’architecture et le paysage,

Elle s’adresse Ă©galement aux enfants de la crĂšche, aux jeunes du skatepark ou aux habitants de la Belle de Mai et prĂ©sente une sĂ©lection d’ouvrages gĂ©nĂ©raliste composĂ©e de romans, jeunesse, bande dessinĂ©e et street art. Tout au long de l’annĂ©e La Salle des machines, cafĂ© librairie et galerie, propose une programmation d’expositions et les rencontres [Faits divers] ouverts Ă  un large public. une proposition de la Friche la Belle de Mai et des Grandes Tables de la Friche.

UNE PERSONNALITÉ HORS NORME 🌟🎹 Une annĂ©e Ă  Paris avec Gertrude Stein – Deborah Levy –  đŸ–Œïž L’autobiographie d’Alice Tokla...
09/09/2026

UNE PERSONNALITÉ HORS NORME 🌟

🎹 Une annĂ©e Ă  Paris avec Gertrude Stein – Deborah Levy –

đŸ–Œïž L’autobiographie d’Alice Toklas – Gertrude Stein –

Gertrude Stein est de ces figures dont on croit connaĂźtre le nom avant de dĂ©couvrir l'immensitĂ©. Écrivaine, collectionneuse, passeuse, elle fut l'un des grands centres de gravitĂ© du Paris artistique du XXᔉ siĂšcle.

Avec "Une annĂ©e Ă  Paris avec Gertrude Stein", Deborah Levy ne signe ni une biographie, ni un roman, ni tout Ă  fait un essai. Elle compose plutĂŽt une promenade intellectuelle et sensible oĂč l'enquĂȘte sur Stein se mĂȘle Ă  la dĂ©ambulation dans le Paris d’aujourd’hui. On y croise Picasso, le cubisme, Alice B. Toklas, les guerres, la politique, mais aussi des amitiĂ©s, des repas, des odeurs, des rues et le plaisir de flĂąner. Le livre avance par fragments, comme un puzzle dont les piĂšces dessinent peu Ă  peu un portrait en creux.

C'est cette maniÚre trÚs libre de faire dialoguer les époques et de montrer que certaines présences continuent d'habiter une ville bien aprÚs leur disparition. Deborah Levy ne prétend pas épuiser son sujet ; elle invite plutÎt à entrer dans l'univers de Gertrude Stein avec curiosité.

C'est une excellente porte d'entrée pour celleu·x qui souhaitent découvrir cette personnalité hors norme. Et, une fois la derniÚre page refermée, une évidence s'impose : il faut lire "L'Autobiographie d'Alice B. Toklas". DerriÚre ce titre, Gertrude Stein livre sans doute le plus beau des autoportraits, en faisant parler celle qui partagea sa vie.

Une Ɠuvre aussi brillante qu'irrĂ©sistible, indispensable pour prolonger la rencontre.

NE PAS REVENIR À AVANT 📍Que faire de la colĂšre quand les lieux dans lesquels on pensait ĂȘtre en sĂ©curitĂ© ne le sont plus...
07/09/2026

NE PAS REVENIR À AVANT 📍

Que faire de la colĂšre quand les lieux dans lesquels on pensait ĂȘtre en sĂ©curitĂ© ne le sont plus ?

🔗 Le Mouvement - -

Kem a 26 ans et vient de perdre sa sƓur jumelle. Une mort brutale qui laisse derriĂšre elle un vide immense, mais aussi des questions. Elle remonte les traces laissĂ©es par sa sƓur et pĂ©nĂštre ce « Milieu » qu’elle frĂ©quentait : fĂ©ministe, q***r, dĂ©colonial, engagĂ©.

Un espace qui connaĂźt les mots de la domination, qui sait la nommer, la penser, la combattre. Et qui pourtant n’en est pas prĂ©servĂ©.

C’est lĂ  que le roman devient le plus troublant et le plus nĂ©cessaire : lorsqu’il regarde les violences lĂ  oĂč l’on aimerait croire qu’elles n’existent pas. Lorsqu’il interroge la distance entre les idĂ©es que l’on dĂ©fend et les rapports de pouvoir que l’on continue de reproduire.

Alors que faire lorsque les outils habituels ne suffisent plus ? Que faire de la colùre, du sentiment d’injustice, de l’impuissance ?

Kem et ses amies choisissent d’agir. Il y a d’abord la vengeance. Mais comment transformer cette colĂšre en quelque chose qui ne soit pas seulement une rĂ©ponse Ă  la violence ?

Le Mouvement, un collectif artistique et politique, va naĂźtre. La colĂšre change de forme. Elle devient crĂ©ation, action, langage commun. Quelque chose qui circule entre les corps et appartient Ă  davantage de personnes que celles qui l’ont initiĂ©.

DerriĂšre la question de la justice, il y a aussi celle du deuil. Comment continuer lorsque l’autre Ă©tait une partie de soi ? Comment vivre avec une absence qui ne disparaĂźtra pas ?

Douce Dibondo raconte cette survivance sans chercher Ă  rĂ©parer ce qui ne peut pas l’ĂȘtre. Elle lui oppose autre chose : les amitiĂ©s, les alliances, la crĂ©ation, le collectif.

Un roman traversĂ© par la rage, mais qui refuse de lui laisser le dernier mot. Comment une douleur intime peut devenir politique sans perdre sa singularitĂ©. Comment inventer d’autres formes de justice lorsque celles qui existent Ă©chouent. Comment continuer Ă  lutter sans reproduire ce que l’on prĂ©tend combattre.

Et surtout comment, lorsque quelque chose nous a Ă©tĂ© arrachĂ©, retrouver malgrĂ© tout une puissance d’agir.

SÉLECTION ARTORAMA 🎹C’est toujours une joie de participer Ă    : prĂ©parer une nouvelle sĂ©lection, imaginer ce que nous al...
27/08/2026

SÉLECTION ARTORAMA 🎹

C’est toujours une joie de participer Ă  : prĂ©parer une nouvelle sĂ©lection, imaginer ce que nous allons apporter avec nous et surtout, savoir que 3 jours durant nous allons dĂ©couvrir de nouvel·les artistes, retrouver des visages connus et avoir beaucoup de conversations autour de l’art, des livres et de tout ce qui gravite autour.

Cette annĂ©e, notre sĂ©lection s’est construite autour de 2 artistes.

, plasticienne, autrice et cĂ©ramiste, en est le point de dĂ©part. Son travail sera prĂ©sent sous plusieurs formes : livres, originaux, tirages riso et fanzines. Une petite constellation qui donne assez bien la mesure d’une pratique qui aime circuler entre les mĂ©diums.

ThĂ©o Anthourd, jeune artiste et designer. Une sĂ©lection d’objets entre modĂ©lisation 3D et rĂ©cupĂ©ration. Sa pratique part d’un principe simple, mais plutĂŽt salutaire : Ă©viter le surplus, qu’il soit visuel ou matĂ©riel. Peu de matiĂšre, des composants pensĂ©s pour avoir chacun une fonction prĂ©cise : une Ă©conomie de moyens qui devient aussi une esthĂ©tique.

Parce que l’art contemporain peut ĂȘtre trĂšs sĂ©rieux sans forcĂ©ment faire la tĂȘte, nous avons prĂ©parĂ© une sĂ©lection spĂ©ciale de livres oĂč l’humour, l’étrange, le populaire, le vernaculaire et quelques dĂ©licieux pas de cĂŽtĂ© ne sont jamais trĂšs loin :

đŸŒ§ïž AprĂšs la pluie, Margaux Duseigneur —
🎹 People Painting, —
😊 Cooking with Happy —
👀 QSL Cards from Germany 1945–1990 — .noir
🎯 QSL Cards from U.S.A. — .noir
💧 Lagon n°8 : Plomb —
đŸ€ł La puissance des images, Alexandra Midal — .b.o.o.k.s
🚖 Des pĂ©pites dans le goudron, un roadtrip brut en AmĂ©rique, Mathieu Morin, illustrĂ© par Camille Lavaud Benito — et La Belle Brute
🌟 Kwame Akoto, - .b.o.o.k.s

Comme une table de librairie n’est jamais vraiment terminĂ©e, nous apporterons aussi les derniĂšres arrivĂ©es de Jumbo Press : ouvrages, objets et casquettes.

Bref : des livres, 2 artistes, des objets, quelques bizarreries et trois jours pour parler d’art sans ĂȘtre obligĂ© de froncer les sourcils.

SORTIE 🌟Prendre de la distance. Regarder par l’entrebñillement d’une porte. Faire parler les fantîmes. Revenir sur une s...
26/08/2026

SORTIE 🌟

Prendre de la distance. Regarder par l’entrebĂąillement d’une porte. Faire parler les fantĂŽmes. Revenir sur une scĂšne et se demander ce qui rĂ©ellement s’y joue.

đŸč Viser juste - -

Dans “Viser juste”, AdĂšle Haenel mĂšne l’enquĂȘte.

Sur la violence et les abus, sur les rapports de pouvoir, sur ce que l’on voit et ce que l’on ne parvient pas encore Ă  voir. Mais aussi sur l’art, le jeu, le corps, la possibilitĂ© de reprendre possession de son histoire et, peut-ĂȘtre, de se remettre Ă  vivre.

Pour cela, elle invente une forme hybride qui entre théùtre, rĂ©cit et pensĂ©e philosophique. Une forme mouvante, presque une mĂ©thode : dĂ©placer le regard, revenir sur les faits, observer les gestes, les silences, les positions, jusqu’à faire apparaĂźtre ce qui Ă©tait restĂ© hors champ.

Et c’est lĂ  que le texte est particuliĂšrement prĂ©cieux. AdĂšle Haenel ne nous livre pas une vĂ©ritĂ© Ă  recevoir passivement : elle dĂ©place notre regard. Elle relie, interroge, dĂ©fait les Ă©vidences qui permettent aux systĂšmes de domination de tenir et nous donne ainsi les outils de notre propre comprĂ©hension.

Il y a dans cette démarche une intelligence profondément généreuse : celle qui ne cherche pas à prendre le pouvoir sur le lecteur mais à augmenter sa capacité à voir.

Les sujets traversĂ©s sont douloureux, parfois radicaux. Pourtant le livre ne nous enferme jamais dans leur violence. L’humour, la dĂ©licatesse et une Ă©tonnante vitalitĂ© circulent partout. Ils ne viennent pas allĂ©ger artificiellement ce qui est racontĂ© : ils rendent possible le mouvement.

On referme alors le livre avec quelque chose d’assez rare : non pas le sentiment d’avoir reçu une leçon, mais celui d’avoir retrouvĂ© un peu d’espace pour penser.

Et peut-ĂȘtre mĂȘme un peu de la respiration qui nous manquait.

Viser juste est aussi le fruit d’un dialogue au long cours avec GisĂšle Vienne. Le livre est traversĂ© par la longue complicitĂ© artistique entre AdĂšle Haenel et GisĂšle Vienne, dont le travail commun nourrit cette façon singuliĂšre d’enquĂȘter par le corps, la scĂšne et le regard.

POLAR 🚹Et si le vĂ©ritable sujet d'un polar n'Ă©tait pas le tueur, mais celles qu'il traque ?📍 Ces femmes-lĂ  – Ivy Pochoda...
04/08/2026

POLAR 🚹

Et si le véritable sujet d'un polar n'était pas le tueur, mais celles qu'il traque ?

📍 Ces femmes-lĂ  – Ivy Pochoda – Ă©d Bourgois – coll. Satellite

C'est le pari magistral d'Ivy Pochoda avec *Ces femmes-là*. Un roman noir qui renverse les rÚgles du genre en refusant de transformer le meurtrier en personnage fascinant. Ici, le centre du récit appartient aux femmes : celles que l'on regarde sans voir, que l'on juge avant de les écouter.

À West Adams, quartier populaire de Los Angeles, les meurtres de travailleuses du sexe recommencent. Comme quinze ans plus tĂŽt, les victimes disparaissent dans une indiffĂ©rence presque institutionnelle.

Ivy Pochoda fait exactement l'inverse. Elle redonne des noms, des visages, des histoires à celles que l'on réduit trop souvent à leur précarité ou à leur marginalité. Son écriture refuse le sensationnalisme et rappelle que derriÚre chaque fait divers se trouvent des existences complexes.

Un roman noir fĂ©ministe, politique et profondĂ©ment humain, qui rappelle que raconter les victimes est peut-ĂȘtre, aujourd'hui, le geste littĂ©raire le plus subversif.

LE CAMPING 🚐La France est championne d'Europe
 du camping.Camping Flash – François Prost – Ă©d.  Flashlight Publishing Pr...
01/08/2026

LE CAMPING 🚐

La France est championne d'Europe
 du camping.

Camping Flash – François Prost – Ă©d. Flashlight Publishing

PrÚs d'un tiers des emplacements européens se trouvent chez nous. Une véritable exception culturelle.

Avec Camping Flash, François Prost plante sa tente au cƓur de cette France des vacances, des caravanes impeccablement alignĂ©es, des auvents fleuris, des tables en plastique et des apĂ©ritifs qui s'Ă©ternisent.

Graphiste de formation, photographe par passion, il poursuit son exploration des architectures populaires aprĂšs **Club Ivoire**, **Love Hotel** ou **After Party**. Son regard est toujours le mĂȘme : prĂ©cis, frontal, jamais moqueur. Il rĂ©vĂšle la beautĂ© graphique de lieux que l'on regarde rarement.

Car derriùre chaque caravane se cache une maniùre d'habiter le monde. Et derriùre chaque camping
 un petit morceau de France.

TERRAIN D’EXPÉRIMENTATION đŸŽđŸ©” Plomb -   Chaque annĂ©e, j’attends la parution Lagon avec la mĂȘme impatience fĂ©brile 
 . Non...
29/07/2026

TERRAIN D’EXPÉRIMENTATION 🎏

đŸ©” Plomb -

Chaque annĂ©e, j’attends la parution Lagon avec la mĂȘme impatience fĂ©brile 
 . Non pas simplement pour dĂ©couvrir de nouveaux auteurs, mais pour retrouver une certaine idĂ©e de ce que peut ĂȘtre un livre lorsqu'il devient un vĂ©ritable terrain d'expĂ©rimentation.

Avec Plomb, son huitiÚme volume, la revue poursuit cette aventure éditoriale unique. Ici, la bande dessinée ne se contente pas de raconter autrement : elle se fabrique autrement. Les papiers changent, les grammages se répondent, les textures se succÚdent, les procédés d'impression dialoguent avec les dessins. On ne tourne pas seulement les pages, on les éprouve.

Cette matĂ©rialitĂ© n'a rien de dĂ©coratif. Elle fait partie intĂ©grante du rĂ©cit. Un papier absorbant, une encre plus dense, un changement de format ou de rythme modifient notre regard autant que les images elles-mĂȘmes. Rarement la fabrication d'un livre aura Ă©tĂ© pensĂ©e avec une telle justesse.

Depuis plus de dix ans, Lagon rĂ©unit des artistes qui inventent de nouvelles formes de narration graphique, loin des conventions et des catĂ©gories. Chaque numĂ©ro est composĂ© comme une exposition, oĂč les Ɠuvres se rĂ©pondent, elles se confrontent et ouvrent des chemins inattendus.

À une Ă©poque oĂč tant de publications se ressemblent, Lagon rappelle qu'un livre est aussi un objet, une matiĂšre, un rythme, une expĂ©rience sensible. Une revue qui ne se lit pas seulement : elle se manipule, s'observe, se touche
 et ne cesse de surprendre.

Voilà pourquoi chaque nouveau volume est un véritable événement.

DirigĂ© par Sammy Stein, SĂ©verine Bascouert et Jean-Philippe Bretin – Participant·es Julie Redon, Henri CrabiĂšres, Jim Fontana, Pierre-Guilhem, Vanessa Dziuba, Issam Smiri, Sammy Stein, Louka Butzbach, Chihoi, Jonny Negron, Kevin McCaughey, Son Ni, Claire Braud, Agustina Casals, SĂ©verine Bascouert, Erlend Peder Kvam, Gaspard Laurent, Alice Cayol, Elie Partouche, Jean-Philippe Bretin – Revue Lagon

UN ESSENTIEL đŸŒŸđŸ—Łïž Allures dissidentes, Apparences Q***r & repĂ©rsentaion de soi du 19Ăšme siĂšcle Ă  aujourd’hui – Magali Le ...
27/07/2026

UN ESSENTIEL 🌟

đŸ—Łïž Allures dissidentes, Apparences Q***r & repĂ©rsentaion de soi du 19Ăšme siĂšcle Ă  aujourd’hui – Magali Le Mens et Elizabeth Fisher – Ă©d. Klimte

Nos vĂȘtements ne sont jamais tout Ă  fait neutres. Ils racontent une Ă©poque, un rapport au pouvoir, au genre, Ă  la classe sociale. Ils disent aussi nos libertĂ©s, nos rĂ©sistances et parfois nos refus.

Sous la direction de Magali Le Mens et Elizabeth Fischer, il retrace prĂšs de deux siĂšcles d'histoires oĂč les apparences deviennent des espaces d'Ă©mancipation, de nĂ©gociation et d'affirmation de soi. À travers des contributions consacrĂ©es Ă  la Suisse, la Belgique, la France, la Guadeloupe, La RĂ©union ou encore le Canada, le livre met en lumiĂšre les stratĂ©gies dĂ©ployĂ©es par des personnes q***r mais pas uniquement pour dĂ©jouer les normes vestimentaires, esthĂ©tiques et sociales imposĂ©es par une vision binaire du monde.

Loin d'une histoire linĂ©aire ou d'un dictionnaire des identitĂ©s, "Allures dissidentes" revendique la forme du patchwork. Les rĂ©cits se croisent, dialoguent, se complĂštent et ouvrent des pistes plutĂŽt qu'ils ne referment les questions. Une approche prĂ©cieuse, Ă  l'heure oĂč les identitĂ©s sont encore trop souvent sommĂ©es de se justifier, de se dĂ©finir ou de se conformer.

Parce que les allures sont politiques. Parce que s'habiller, se coiffer, se montrer ou brouiller les codes peut relever d'un geste de survie autant que de création. Parce que les cultures q***r ne sont pas une marge de l'histoire : elles en sont l'une des forces les plus inventives.

Un livre essentiel, qui enrichit un champ de recherche encore largement dominé par les publications anglophones, et qui rappelle que les apparences sont aussi des lieux de mémoire, de transmission et de résistance.

UNE ƒUVRE FONDATRICE đŸŒ·Princesse Saphir – 2 volumes – Osamu Tezuka –  Ă©ditions  Comment ne pas ĂȘtre frappé·e par la moder...
25/07/2026

UNE ƒUVRE FONDATRICE đŸŒ·

Princesse Saphir – 2 volumes – Osamu Tezuka – Ă©ditions

Comment ne pas ĂȘtre frappé·e par la modernitĂ© de Princesse Saphir ?

PubliĂ© dans les annĂ©es 1950, le manga d’Osamu Tezuka rĂ©sonne encore aujourd’hui avec des questions liĂ©es aux identitĂ©s de genre, aux rĂŽles assignĂ©s aux femmes et aux hommes, et Ă  la possibilitĂ© d’habiter plusieurs identitĂ©s Ă  la fois.

Dans le royaume de Silverland, une princesse est élevée comme un prince afin de pouvoir accéder au trÎne. Entre désir personnel, regard des autres et contraintes politiques, Saphir construit son identité dans le mouvement, sans jamais se laisser enfermer dans une seule définition.

Souvent prĂ©sentĂ© comme le « dieu du manga », Tezuka fait du genre un terrain de rĂ©flexion, de conflit mais aussi de libertĂ©. Sous ses airs de conte de fĂ©es, Princesse Saphir demeure une Ɠuvre majeure de l’histoire du manga, qui imagine dĂ©jĂ  des mondes oĂč les frontiĂšres du genre deviennent des espaces de libertĂ©.

PRENDRE LES NATIONALES 🍇Restos routiers - Guillaume Blot   –  Rades – Guillaume Blot   -   Avec Rades puis Restos routie...
22/07/2026

PRENDRE LES NATIONALES 🍇

Restos routiers - Guillaume Blot –

Rades – Guillaume Blot -

Avec Rades puis Restos routiers, Guillaume Blot, le photographe poursuit une exploration lumineuse de cette France des comptoirs, des nationales et des rencontres. Une France qui échappe aux clichés parce qu'il prend le temps de la regarder.

Son flash révÚle tout ce que l'on ne voit plus : les couleurs d'un zinc usé, une devanture un peu défraßchie, un sourire au comptoir, une tablée de chauffeurs, une patronne qui connaßt chacun par son prénom. Chez Guillaume Blot, l'humour n'est jamais moqueur, la nostalgie ne prend jamais le dessus. Il photographie des lieux vivants, profondément humains.

*Rades* nous ouvrait les portes de plus de deux cents bistrots. *Restos routiers* prolonge ce regard en parcourant plus de cent trente relais routiers, ces refuges oĂč l'on mange bien, oĂč l'on se do**he, oĂč l'on Ă©change quelques mots avant de reprendre la route. Des lieux qui disparaissent peu Ă  peu, victimes des autoroutes, des nouveaux usages et d'une autre maniĂšre de voyager.

Ces deux ouvrages sont bien plus que de beaux livres de photographie. Ils constituent une véritable archive de la France contemporaine, attentive aux anonymes, aux métiers, aux rituels du quotidien et à cette convivialité qui résiste encore.

On referme ces livres avec une seule envie : quitter l'autoroute, reprendre les nationales et pousser la porte du prochain rade ou du prochain resto routier.

Adresse

Friche La Belle De Mai, 41 Rue Jobin
Marseille
13003

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Librairie de la Friche publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message Ă  Librairie de la Friche:

Partager