Conservatoire des Hémisphères
Thés, infusions, pétales et écorces du monde. Les origines du thé en France
C’est au cours du XVIIe siècle que les navires hollandais importent les premières feuilles de thé en Europe et franchissent les premiers pavés de Paris en 1636. La France de Louis XIII et du Cardinal de Richelieu s’émerveille de l’infusion chinoise issue de la dynastie Ming. Mazarin, collectionneurs d’objets d’art asiatique s’éprend du breuvage et tend à en répandre l’usage. On voit le thé entrer dans les mœurs et les salons. Il incarne la sophistication auprès des curieux, des connaisseurs, des artistes et des humanistes lettrés. Le thé réinvente en France les codes de l’hospitalité et de la sociabilité. Son exotisme ouvre au monde, de même qu’il inspire un nouveau protocole élégant. Il est à l’origine de la création de services spécifiques et magnifiquement ouvragés par les plus prestigieuses manufactures. Quatre cents ans plus tard…
Le thé en France possède un particularisme hérité des goûts du Grand Siècle et du siècle des Lumières. Si aux quatre coins du monde des connaisseurs s’attachent à préserver la mémoire des rites et des cérémonies du thé, le Conservatoire des Hémisphères participe à cette mission patrimoniale en entendant aussi faire rayonner le particularisme du thé à la française. Le Conservatoire des Hémisphères entrepose à Paris des feuilles de thé, pétales ou écorces venus d’Extrême-Orient et d’ailleurs, et invite à la redécouverte du camellia sinensis. Débordant de végétaux, de senteurs enchevêtrées et de curiosités en tous genres, le Conservatoire des Hémisphères propose accessoires et outils qui seront les essentiels d’un art de l’infusion. Par sa fonction de conservatoire qui implique un rôle de préservation et de transmission, la maison porte un regard consciencieux sur la culture, la cueillette et la préparation qui s’inscrivent dans la tradition et assure des feuilles qui possèdent tout leur pouvoir d’infusion. Ses experts partent régulièrement à la recherche des thés rares et précieux du monde en appliquant le plus grand soin à la sélection des matières premières. Elles proviennent autant de terroirs certifiés que de plantations respectant une culture biologique, respectueuse de l’environnement et de l’humain. La logique d’hémisphère permet de s’aventurer au-delà des territoires connus et d’aller partout où le théier prospère. Des initiatives fleurissent parmi les quarante-sept pays producteurs dont de nouveaux territoires comme la Nouvelle Zélande, le Népal ou le Vietnam. Le Conservatoire des Hémisphères s’octroie la liberté d’inventer ses propres thés parfumés, au gré des saisons, des arrivages et des inspirations. Il dispose d’un assortiment exhaustif inédit de végétaux séchés et préservés : écorces d’arbres, épices sous toutes formes, morceaux de fruits et pétales de fleurs. Ces compositions mêlent des feuilles de théier à d’autres ressources naturelles, le tout composant un bouquet coloré et odorant à infuser. Un thé vaut bien un cérémonial
Les végétaux préservés - pétales, écorces du monde - permettent la création d’infusions à l’infini, ouvrant une voie nouvelle consacrée à l’exercice du sur-mesure. Porté par l’intrépidité du Conservatoire et les conseils avisés d’un préparateur, tout un chacun peut librement s’adonner à la création d’un thé personnifié en choisissant avec équilibre ses composants selon ses affinités de goûts et de couleurs. Ici, la rigueur à la française est un maître mot dans la réalisation de nos services. Chacun s’applique dans les moindres détails, de la création d’un thé nominatif, à l’embossage de son nom sur son écrin. L’emballage recourt à des papiers et des tissus recyclables aux touchers délicats, pliés dans les règles de l’art, afin de parfaire les présents. C’est ainsi que le Conservatoire des Hémisphères entreprend de redonner au thé sa vertu cardinale, en valorisant les plus beaux spécimens du monde sélectionnés avec rigueur et éthique. La maison parisienne partage les coutumes, les savoirs et savoir-faire traditionnels innovants du monde entier et poursuit l’écriture de l’histoire du thé en France.