LA BOUQUINERIE du Quai Saint Michel

Appeler Itinéraire Site Web

LA BOUQUINERIE du Quai Saint Michel Librairie de livres anciens et d'objets de collection en plein-air sur les bords de Seine à deux pas de Notre-Dame en face du 17, quai Saint-Michel !

Chers abonnés,Si d’aventure vous souhaitiez soutenir concrètement un beau projet et en apprendre plus sur les bouquinist...
19/11/2024

Chers abonnés,

Si d’aventure vous souhaitiez soutenir concrètement un beau projet et en apprendre plus sur les bouquinistes des quais de Seine à Paris, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

Un livre d'Art qui célèbre l'histoire des bouquinistes de Paris

PÉTRARQUE « Ce que souvent naguère j’ai passé sous silence par oubli ou par négligence, je vais te le confier, cher frèr...
11/01/2024

PÉTRARQUE

« Ce que souvent naguère j’ai passé sous silence par oubli ou par négligence, je vais te le confier, cher frère. S’il m’est possible de me glorifier auprès de toi, je vais me glorifier en Celui-là seul près de qui je peux me glorifier sans crainte : la divine bonté m’a désormais délivré de toutes les ardeurs des passions humaines, sinon totalement, du moins en grande partie ; en effet, que cela m’ait été accordé grâce à mon bon naturel ou à cause de l’âge, c’est un don du ciel. Par une observation perspicace et beaucoup de réflexion, j’ai enfin commencé à comprendre ce que valent ces passions qui agitent le genre humain. Ne va pas croire cependant que je suis exempt de tous les péchés des hommes, sache qu’il y a une passion insatiable qui me domine et que je n’ai pu ni voulu refréner jusqu’à présent, car je me flatte par moments que le désir de choses honnêtes ne peut être malhonnête. Veux-tu apprendre de quelle maladie il s’agit ? Je ne peux assouvir mon désir des livres. J’en ai peut-être plus qu’il ne faudrait, mais il en est des livres comme de tout le reste : leur acquisition est un éperon à la convoitise. Bien plus, il y a quelque chose de particulier en ce qui concerne les livres : l’or, l’argent, les pierres précieuses, les vêtements de pourpre, les maisons de marbre, les champs bien cultivés, les tableaux, les coursiers richement harnachés et les autres biens de la sorte, apportent un plaisir muet et superficiel ; les livres procurent un plaisir profond, parlent avec nous, nous conseillent, s’unissent à nous avec une vive et pénétrante familiarité ; non seulement chacun d’eux pénètre dans l’esprit de ceux qui les lisent, mais il leur suggère le nom d’autres livres et de l’un à l’autre se nourrit le désir. »

Extrait de la lettre adressée à Giovanni Anchiseo, in "Correspondance choisie" de Pétrarque, Paris, Les Belles Lettres, 2019.

✨Joyeux Noël à toutes et à tous ! ✨
24/12/2023

✨Joyeux Noël à toutes et à tous ! ✨

JEAN GIONO(1895-1970)« L’hiver au pays Rebeillard était toujours une saison étincelante. Chaque nuit la neige descendait...
26/08/2023

JEAN GIONO
(1895-1970)

« L’hiver au pays Rebeillard était toujours une saison étincelante. Chaque nuit la neige descendait serrée et lourde. Dans le halo des réverbères Antonio l’avait vue tomber parfois droit comme une pluie d’orage. Les villes, les villages, les fermes du Rebeillard dormaient ensevelis dans ces épaisses nuits silencieuses. De temps en temps toutes les poutres d’un village craquaient, on s’éveillait, les épais nuages battaient des ailes au ras de terre en froissant les forêts. Mais tous les matins arrivaient dans un grand ciel sans nuages, lavé par une petite bise tranchante. À peine sorti de l’horizon, le soleil écrasé par un azur terrible ruisselait de tous côtés sur la neige gelée ; le plus maigre buisson éclatait en coeur de flamme. Dans les forêts métalliques et solides le vent ne pouvait pas remuer un seul rameau ; il faisait seulement jaillir sur l’embrasement blanc des embruns d’étincelles. Des poussières pleines de lumières couraient sur le pays. Parfois, au large des chemins plats, elles enveloppaient un homme qui marchait sur des raquettes, ou bien, surprenant les renards malades à la lisière des bois, elles les forçaient à se lever et à courir vers d’autres abris. Les bêtes s’arrêtaient en plein soleil avec leurs poils tout salés de neige gelée, dure comme une poussière de granit ; elles se léchaient dans les endroits sensibles pour se redonner du chaud et elles repartaient en boitant vers l’ondulation lointaine d’un talus. Le jour ne venait plus du soleil seul, d’un coin du ciel, avec chaque chose portant son ombre, mais la lumière bondissait de tous les éclats de la neige et de la glace dans toutes les directions et les ombres étaient maigres et malades, toutes piquetées de points d’or. On aurait dit que la terre avait englouti le soleil et que c’était elle, maintenant, la faiseuse de lumière. »

in « Le chant du monde » de Jean Giono.

ÉRASME (1466(?)-1536)"Mais il est temps maintenant, à la façon d'Homère, de quitter les dieux pour revenir sur terre et ...
23/08/2023

ÉRASME

(1466(?)-1536)

"Mais il est temps maintenant, à la façon d'Homère, de quitter les dieux pour revenir sur terre et constater qu'il n'y a ni joie ni bonheur sans mon patronage. Voyez d'abord avec quelle prévoyance la nature, mère et créatrice du genre humain, a pris garde à ce que ne manque nulle part l'assaisonnement de la folie ! Et comme la sagesse, selon la définition des Stoïciens, consiste à prendre la raison pour guide, et la folie, au contraire, à se laisser ballotter au gré des passions, pour que la vie des hommes ne soit pas entièrement triste et maussade, Jupiter leur a donné beaucoup plus de passions que de raison, dans la proportion d'un as pour une demi-once. De plus, il a relégué la raison dans un coin étroit de la tête et abandonné tout le reste du corps aux passions. Ensuite, à la raison toute seule, il a opposé pour ainsi dire deux tyrans très violents : la colère, qui tient la citadelle de la poitrine, et même la source de la vie qu'est le coeur, et la concupiscence qui étend largement son empire, jusqu'au bas du p***s. Ce que peut la raison contre ces deux forces réunies, la vie courante des hommes le montre assez, puisqu'elle n'a que le pouvoir de protester jusqu'à s'enrouer et répéter les préceptes de la morale ; mais en réponse ils envoient à leur reine la corde pour se pendre et la couvrent d'injures jusqu'à ce que, fatiguée à son tour, elle abandonne et capitule.

in Éloge de la folie d'Érasme, traduit du latin par Claude Blum, extrait tiré du volume Érasme, Paris, Robert Laffont, coll. "Bouquins", 1992, page 23.

SAINT AUGUSTIN (354-430)SANS LA JUSTICE LES EMPIRES SONT DES BRIGANDAGES."C'est pourquoi, sans la justice, que sont les ...
21/08/2023

SAINT AUGUSTIN
(354-430)

SANS LA JUSTICE LES EMPIRES SONT DES BRIGANDAGES.

"C'est pourquoi, sans la justice, que sont les royaumes, sinon des bandes de brigandages ? Et les bandes de brigands, que sont-elles sinon de petits royaumes ? N'est-ce pas une troupe d'hommes, commandée par un chef, soudée par un pacte social, partageant le butin selon une loi voulue par elle ? Si ce fléau grossit par l'afflux d'hommes perdus, au point d'occuper un pays, d'établir des postes, de prendre des villes, de subjuguer des peuples, il s'arroge plus ouvertement le nom d'"empire", titre que lui confère déjà au vu et au su de tous non pas le renoncement à la cupidité, mais l'obtention de l'impunité. C'est une spirituelle et juste réponse que fit à Alexandre le Grand un pirate qu'il avait capturé. Le roi lui ayant demandé : "Quelle idée as-tu d'infester les mers ?", il répond avec un vrai esprit d'indépendance : "L'idée que tu as, d'infester l'univers. Mais, parce que je le fais avec un pauvre navire, on m'appelle brigand ; toi, qui le fais avec une grande flotte, on t'appelle empereur."

in La cité de Dieu de Saint Augustin, traduit du latin par Jean-Yves Boriaud, Jean-Louis Dumas, Lucien Jerphagnon et Catherine Salles, Paris, Gallimard, coll. "Bibliothèque de la pléiade", 2000.

JACQUES BOREL(1925-2002)Écrivain français. Son œuvre est essentiellement autobiographique. Le thème de la mémoire y occu...
17/08/2023

JACQUES BOREL

(1925-2002)

Écrivain français. Son œuvre est essentiellement autobiographique. Le thème de la mémoire y occupe une place de premier rang, de même que celui de la culpabilité. Dans Journal de la mémoire (Champ Vallon, 1994), il écrivait : « La mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même ».

Ardent admirateur et fervent lecteur de Proust, son style en porte la marque et l’influence. Il reçut le prix Goncourt en 1965 pour son premier livre : « L’Adoration », qui a pour personnage central sa mère. Puis il écrivit « La Dépossession » et « L’aveu différé », ainsi que de nombreux livres.

Nous vous proposons :

Journal de la mémoire de Jacques Borel, Paris, Champ Vallon, 1994. Édition originale sur papier courant. Ouvrage enrichi d’un envoi autographe de l’auteur à Françoise Duchesne.

Propos sur l’autobiographie de Jacques Borel, Paris, Champ Vallon, 1994. Édition originale sur papier courant. Ouvrage enrichi d’un envoi autographe de l’auteur à Françoise Duchesne.

ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES(1909-1991)Écrivain français, ami des surréalistes et notamment d’André Breton. Sa plume tour...
16/08/2023

ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES

(1909-1991)

Écrivain français, ami des surréalistes et notamment d’André Breton. Sa plume tour à tour précieuse et singulière dévoile un univers atypique oscillant entre onirisme et érotisme. Il publia son premier ouvrage « Dans les années sordides » en 1943.

Nous vous proposons :

Le Marronnier d’André Pieyre de Mandiargues, Paris, Mercure de France, 1968. Broché. 12x21,5cm. Edition originale, un des 1800 exemplaires numérotés. Exemplaire enrichi d’un envoi autographe de l’auteur à Giovanni Clerico. Bel exemplaire.

Adresse

9, Quai Saint-Michel (en Face Du 17)
Paris
75005

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque LA BOUQUINERIE du Quai Saint Michel publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Sponsorisé

Partager