15/12/2015
Que trouveront un jour les archéologues d’une autre galaxie ? Des signes, des logos… les mêmes aux quatre coins de la planète.
Ces multinationales qui décident de nos rêves, nos envies, nos goûts, sont les nouveaux temples qui ont remplacé ceux où nos ancêtres allaient trouver du réconfort et l’espoir d’un mieux-être. Yves Hayat nous confronte à cette réalité, sans jugement ni prosélytisme.
Ces six œuvres en attestent. De loin, d’aucun distinguera un paysage doux ponctué d’une touche de couleur. En s’approchant de plus près, nul besoin de légende. On entre par ces fenêtres, dans un monde en ruines, silencieux et sans vie, où seuls quelques édifices indestructibles ont été épargnés. Peut-être entendrez-vous le vent qui fait valser un morceau de tôle quelque part ou les feuilles d’un olivier rescapé devant la devanture d’une boutique. Même les explosions semblent suspendues dans l’air. Il règne un calme absolu, une douceur presque…sans plaintes ni diatribes.
Mondialisation, uniformisation, aseptisation…Il existe des machines bien huilées qui ne connaissent pas la crise et résistent au chaos. Nul message, juste un constat, critique sans doute mais sans violence. C’est encore une fois la démonstration de la force du travail d’un artiste aussi humble que son propos est direct.
Céline Rougeron