16/07/2026
Le compromis de Long Island c’est une histoire de famille.
Le roman s’ouvre sur l’enlèvement de Carl, patriarche d’une riche famille juive américaine, père de deux enfants et mari d’une femme enceinte au moment du drame. Contre une rançon, il est relâché, mais cet épisode agit comme une fissure dans l’édifice familial.
Carl dirige une usine de polystyrène, symbole d’une réussite matérielle et qui finira d’ailleurs par partir en fumée. Dès lors, le roman suit les trajectoires intimes des trois enfants, Nathan, Bernard (surnommé Beamer) et Jenny, confrontés à un héritage lourd à porter.
La question centrale est celle de la transmission : comment vivre avec une histoire familiale marquée par la richesse, mais aussi par l’Holocauste.
Le ton, lui, est l’un des grands atouts de ce roman l’humour juif, fait d’autodérision, de lucidité parfois cruelle, permet de dire le tragique sans jamais sombrer dans le pathos. C’est cette tension entre gravité et ironie qui donne sa vitalité.
Roman fleuve, qui embrasse plusieurs décennies et plusieurs destins, tout en restant centré sur une question simple et vertigineuse : que fait-on de ce que l’on hérite, quand cet héritage est à la fois une richesse et une blessure ? .levy