31/08/2026
Une nouvelle semaine de parutions débute, débute aussi la nouvelle saison de "La grande librairie" avec un plateau qui devrait retenir un public curieux devant l'écran.
Ce soir j'ai envie de parler trois livres qui m'ont marqués dans cette rentrée, parce qu'ils parlent de la Liberté : liberté d'exister, liberté de choisir sa vie, liberté de se tromper face au chemin déjà tracé par la naissance et conditionné par la famille, les coutumes, la religion, le statut social, le sexe, la couleur de peau. Liberté de chercher pourquoi ne pas être libre... derrière la soumission se cachent bien des secrets.
John fils de John.
"Cal a cru pouvoir échapper à son père, quitter l'île de Harris et sa communauté fermée pour suivre ses rêves. Tout juste diplômé, John le contraint à revenir à la maison et le garçon doit reprendre le fil d'une vie régie par le travail et la prière, par l'élevage des moutons et le rythme du métier à tisser. Alors que ses désirs se heurtent aux exigences de John et aux attentes de la communauté, Cal va mettre au jour le plus grand secret de son père, celui qui a brisé leur famille. Porté par une langue somptueuse, John, fils de John dresse le portrait saisissant d'une île dont la beauté et la rudesse n'ont d'égales que celles des liens familiaux déchirés par le silence et les secrets. À la fois drôle, mélancolique et bouleversant, le roman de Douglas Stuart questionne les élans contraires de l'amour et de la honte, ceux des vérités qui nous échappent et des mensonges sur lesquels on se construit."
L'âge de déplaire.
"Et si L'Âge de déplaire était le roman de la désobéissance ?
Entre Paris et Dakar, Fadel est un homme écartelé. En France, il goûte à une liberté nouvelle ; au Sénégal, sa vie est subordonnée à la hiérarchie familiale, aux injonctions à la virilité et à la tradition. La mort de son père agit comme un déclencheur. La colère d'abord, puis l'afflux des souvenirs, et la figure obsédante d'un autre Fadel, son turandoo, son homonyme : un artiste marginal surnommé « Fadel le Fou », dont le mode d'existence défie l'ordre social. Deux hommes, un même prénom, deux destins possibles. Et une question : a-t-on le droit de devenir soi quand tout nous enjoint de rester à notre place ?
Roman du conflit et de la fracture intime, L'Âge de déplaire explore ce moment où l'on comprend que l'héritage n'est pas seulement ce que l'on reçoit, mais aussi ce que l'on choisit de transformer, de taire ou de brûler. Animé par l'urgence de dire, Abibou Diouf interroge avec justesse et courage la fabrique des masculinités, les violences symboliques exercées au nom de la tradition et le poids du silence au sein des familles sénégalaises."
Debout dans tes rêves
"Années 2000. Majid, un jeune Marocain homosexuel, débarque à Paris pour étudier la littérature française à la Sorbonne. Il mène une vie très précaire, dans un studio minuscule, rue de Belleville, au rythme des convocations à la préfecture de police, où le renouvellement de son titre de séjour n'est jamais assuré. Il finit par accepter un job de baby-sitter pour subvenir à ses besoins. L'agence qui l'a recruté lui confie la garde de Gabriel, un petit garçon de trois ans.
Entre l'enfant de bonne famille et l'immigré marocain, un lien fort va se nouer, des années durant, avec la bienveillance d'Isabelle, la mère de Gabriel. Mais comment rester debout dans ses rêves, quand on est né pauvre, arabe et gay, si étranger dans le regard des autres qu'on est en permanence menacé de le devenir à soi-même ?"
Belles lectures
Christian