01/08/2026
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Le Sabbat de Lughnasadh (Lammas) est là !
Au cœur de l'été, alors que les rayons ardents du soleil embrasent la terre, la nature s'apprête à offrir ses précieux fruits et révèle sa générosité. C'est à ce moment sacré que l'on se rassemble dans la nuit du 31 juillet au 1er août, pour célébrer le sabbat de Lughnasadh, une fête qui relie les âmes aux cycles immuables du ciel et de la Terre.
C’est le moment de faire une pause pour honorer le fruit de nos efforts. Car oui, chaque graine semée, chaque action posée, chaque énergie investie a donné naissance à quelque chose, qu’il s’agisse d’un projet, d’une guérison, d’un apprentissage, d’une relation, ou de soi-même.
Lughnasadh marque un tournant, les jours commencent à raccourcir sensiblement. Le Soleil, au sommet de sa gloire, amorce lentement sa descente. Ce n’est pas encore l’automne, mais on sent déjà l’odeur des feuilles sèches et la nostalgie de l’été qui s’efface doucement.
Cette fête tient son nom du dieu celte Lugh, maître de toutes les compétences, artisan, guerrier, poète, et roi. C’est lui qui aurait instauré ces festivités pour honorer sa mère adoptive, Tailtiu, morte d’épuisement après avoir cultivé les terres d’Irlande. Il organisa des jeux, des compétitions, des banquets en son honneur, d’où l’association de Lughnasadh à l’effort, à l’endurance, mais aussi à la célébration joyeuse des fruits du travail.
Lammas, "la messe des pains", est un autre nom de cette fête, car c’est le moment de consommer le pain des premières moissons. Le blé fauché est transformé en nourriture, et une partie est offerte au feu, symbole de gratitude et de retour à la terre.
Dans les anciens rites, on dansait autour du feu avec les premiers épis de blé. Certains les gardaient comme porte-bonheur, d’autres les enterraient à Samhain pour bénir la terre. Ces gestes simples incarnaient la reconnaissance, la transmission et la reliance au cycle naturel.
C’est une célébration joyeuse, mais aussi teintée de mélancolie. Car célébrer les premières récoltes, c’est aussi reconnaître qu’un cycle s’achève. Ce que nous coupons aujourd’hui (blé, projets, relations, croyances) doit être remercié et offert, pour laisser la place à la suite.
Alors, on danse, on mange, on rit, mais on regarde aussi en arrière... Qu’ai-je cultivé depuis le printemps ? Qu’ai-je accompli ? Et à quoi suis-je prêt(e) à dire au revoir ?
Lammas nous enseigne que toute moisson est sacrée, même si elle est imparfaite. Nous récoltons ce que nous avons semé, mais aussi ce que nous avons osé espérer.
Entre gratitude pour les fruits récoltés et conscience de ce qui se termine, Lughnasadh nous rappelle que chaque fin porte en elle la promesse d’un recommencement.
Aho !
Nicolas 🥁