23/06/2026
Prendre son métier à cœur, on me raconte que lorsque j’étais enfant ( vers 6 ans) j’ai dit à Monsieur Guy Gougeon, fleuriste à Chemillé à l’époque :
Quand je serais grand j’achèterais ton magasin.
Puis le 1er stage d’école évidemment au sein de sa boutique..,
Le rêve de gosse: être fleuriste dans un palace, pas un reportage TV sur les fleuristes de palace sans que je ne regarde…
Puis après une année de seconde au lycée sciemment plantée, j’ai intégré un apprentissage à Rochefort sur Loire chez Sylvie Michaud ( que je n’ai jamais réussi à retrouver d’ailleurs) et le CFA d’Angers ( La Piverdière était trop chère)
Le parcours était lancé, la voie n’était pas toute tracée pour autant. J’ai tout essayé,
Le Ritz place Vendôme à Paris ( rêve Check)
Les jardins d’Élodie à Versailles ( libre service)
Même de courts essais ou passages divers,
à Vihiers , Baobab (jardinerie)
à Vichy sous les halles à 5H du matin, trop tôt trop froid.
à côté de Genève (Divonne les Bains) un fleuriste événementiel mais pas pour moi
Puis des contrats plus sérieux
La Tranche sur mer saison 2001 en poste à La Griere,
2002 dans le magasin principal à La Tranche sur Mer
Quelque mois à Talmont saint Hilaire,
Puis l’Ile d’Yeu, fleuriste traditionnel chez un super bon Patron bienveillant et tous les autres métiers (assistant funéraire, baby-sitter, vestiaire en discothèque…. Oups je m’éloigne du post initial)
S’ensuivra Challans, ou la Patronne me fait confiance et me fais avancer, progresser, me responsabiliser
Rezé dans un libre-service d’un groupe, je deviens responsable de magasin. J’apprends la gestion, la rigueur, les ressources humaines…
Retour en Vendée, la roche sur Yon quelques années
Petite période de repos, de réflexion de questionnement, je bosserais aussi bien sur Cholet qu’à Angers, chez des fleuristes mais aussi sur la plate-forme d’expédition d’un grossiste de végétaux à Saint Martin du Fouilloux…
Et alors qu’en 2020 j’avais fait un simple remplacement ici à Saint Laurent de la Plaine, on me propose un CDI…
Très vite, Guillaume R. croit en moi et me laisse aux manettes en me proposant de reprendre son magasin…
02/02/2022 le grand jour, certains diront Patron, d’autres chef d’entreprise, ou bien encore commerçant à mon compte…
Peut-être juste ma crise de la quarantaine et de me lancer un défi: avoir mon magasin et tenter de réussir
Voilà pour la petite histoire ( ou longue même si j’ai essayé de résumer ce parcours pro) comment je suis arrivé à l’entre-deux bourgs.
Une personnalité parfois un peu cash, des mots maladroits, mais aussi de l’écoute, du conseil, de l’envie, satisfaire tout le monde, vous accompagner et j’ai noué de jolis contacts avec la plupart d’entre vous.
De 28 ans de métier avec l’apprentissage, j’arrive encore parfois à douter et faire des erreurs, mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui j’ai cette incroyable chance de faire le métier que j’aime dans l’environnement que j’aime et bonus en prime la partie épicerie fine qui apporte un équilibre à mon magasin.
Alors après ce post confidence, ce statut portrait, ne changez rien! Merci de votre fidélité et bien sûr :
À très vite en boutique ! (pour plein d’années encore)