24/09/2026
Monsieur le maire,
J'ai été ravi d'assister, hier soir, au conseil municipal de la ville de Saint-Pierre-des-Corps.
Lors de la dernière question de votre opposition concernant le projet de la Rabaterie, plusieurs points y ont été soulevés.
Vous y avez répondu rapidement.
Le point soulevé par votre opposition est intéressant, car il reprend les obligations que vous avez dans le cadre d'un programme NPNRU/ANRU (rénovation urbaine), qui sont à la fois l'acquisition de murs si le projet le prévoit (ce qui est le cas dans ce que vous avez présenté à la population, mais aussi au ministre Vincent Jeanbrun et à nos députés et sénateurs), mais aussi la prise en charge des effets collatéraux induits par le programme sur l'exploitation des commerces concernés (ce qui est le cas aussi).
Et, en fait, il faut le reconnaître, c'est tout à fait ce que vous aviez proposé dans le courrier d'intention que vous m'avez adressé en février de cette année.
Et c'est tout à fait la nature des échanges qui ont été posés entre votre adjoint, M. Alain Delanchy, et moi-même. C'est vrai, il faut le reconnaître.
Sauf que...
Dans les faits, et je ne sais pas quelle mouche aurait piqué je ne sais qui, toutes ces belles intentions sont parties en fumée.
Alors oui, la simple division de la copropriété permettrait d'avancer sur le programme de l'ANRU. Tout le monde se rejoint sur ce point.
Là où je ne suis plus en accord avec vous, monsieur le maire, et les dernières semaines me donnent raison au regard de votre discours, c'est que les engagements que vous avez formulés n'ont pas été respectés.
Il y aura scission dès lors que vous vous engagerez formellement sur les points qui ont été travaillés avec vous et votre adjoint.
Il ne peut y avoir de la seule responsabilité que vous présentez à tout le monde, que la mienne.
Vous souhaitez, pour le bien-être de notre ville, que ce quartier soit rénové ; j'y adhère totalement. Mais pas à mon détriment.
Un accord ne peut être qu'un compromis entre deux parties. Or, dans ce que vous tentez d'imposer, il n'y a que votre point de vue, sans aucune prise en charge ni prise en compte de tous les points que nous avons travaillés ensemble depuis des mois.
La population doit aussi être avertie que l'option DUP que vous prenez coûtera beaucoup plus cher à la commune que les points que nous avons travaillés avec vous. Vos services ont été alertés il y a bien longtemps sur ce risque, qui ne semble pas vous avoir été présenté dans sa juste mesure. Et c'est la raison pour laquelle votre adjoint a voulu travailler et œuvrer dans la concertation avec moi, et non dans la confrontation.
Il semblerait donc qu'entre votre volonté réellement affichée à un moment d'aller vers un consensus, ce qui a été réalisé avec Monsieur Delanchy également, n'ait pas été relayé par vos services dans la proposition finale qui nous a été transmise et qui amenait tout le monde vers un conflit larvé.
Vous avez pu exprimer votre réponse hier soir à destination de la population et des élus, je me permets donc de rectifier les choses, car le « pharmacien » ne bloque rien.
La simple scission de la copropriété, comme vous l'avez présentée, est et devra être adossée à un accord qui vous engage et non de simples paroles.
Chat échaudé craint l'eau froide, monsieur le maire.
Je suis toujours à votre disposition pour en parler tranquillement.
M Lamelet le pharmacien