04/09/2026
Je sais que suivre de près les toutes dernières parutions n'est pas trop le genre de la maison, mais quand le nouveau Phoebe Bridgers est sorti, il y a 2 semaines, je me suis précipitée dessus.
Six ans à attendre le troisième album solo de la jeune californienne.
Elle était néanmoins présente sur la scène indie rock avec le supergroupe boygenius. Sa collaboration avec Julien Baker et Lucy Dacus lui a valu 3 Grammy Awards en 2024.
Les collab, ça lui réussit : avec la chanteuse RnB SZA, avec la pop de Lorde et même avec Taylor Swift (elle a participé au morceau Nothing New sur l'album Red version refaite).
Et pourquoi moi, avec les goûts que vous me connaissez, j'écoute une artiste qui a fait souvent la première partie de Taylor Swift dans son Era's Tour ?
Parce que, toujours aussi mélancolique et intimiste, avec sa douce voix triste Phoebe parle dans "Lost week-end" de rupture, deuil, nouvel amour, montagnes russes émotionnelles. L'écriture est ici très importante, d'autant plus pour le caractère autobiographique de la plupart des textes.
Plus indie que jamais, Phoebe surfe sur des vagues de sons électro, des vocalismes éthérés, et même... des silences ! Pitchfork trouve à la chanson "Still Standing", (la numéro 9 sur les 16 au total) un certain écho de Carrie&Lowell et ça c'est bien évidemment un gros compliment.
Pour écouter cet album, il faut être prêt à partir un peu en mode transe, genre dans une bulle. Il y a des tracks un peu bizarres, comme "Never going back again", 1 minute et demie de la même phrase, ou "Panorama", 2 minutes et demie de, grosso modo, instruments et soupirs.
Pour l'instant, je continue de préférer "Punisher" (son deuxième album solo de 2020), j'apprécie celui-ci sans crier au disque de l'année comme la presse; je repasserai "Lost Week-end" sur la platine et je vous dirai comment se passent les futures écoutes.