11/09/2026
A l'occasion de ces huit années, je prends enfin le temps de me poser pour écrire, écrire à nouveau. Ceux qui suivent Livermore depuis un moment, savent que j'affectionne tout particulièrement cet exercice.
Alors faut que je vous dise, en huit ans j'ai changé, beaucoup changé. Ce projet, cette entreprise m'a beaucoup remué. Tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Le corps travaille mais l'esprit tout autant.
Il y a huit ans, j'ai ouvert Livermore avec une idée toute simple : Réparer, juste réparer.
Mais il y a un truc que j'avais sous-estimé en me lançant dans cette f***e histoire : L'humain.
Vos sourires, vos attentions, vos cadeaux, vos confidences. Vos histoires, vos coups de mou, vos épreuves, vos silences..
Livermore c'est avant tout ma thérapie pour tenir dans ce monde de fou mais je crois que c'est aussi une bulle d'air pour certains d'entre-vous. J'ai des dizaines d'histoires gravées à jamais dans ma mémoire qui vont bien plus loin qu'un simple dépannage.
Cette dame qui venait chaque samedi en centre-ville avec ses piles de télécommande toujours montées à l'envers.. Cette dame adorable qui a perdu son mari beaucoup trop vite et qui à chaque passage à l'atelier me ramenait des gâteaux pour en discuter. Ce monsieur bien trop seul et perdu qui passe très souvent pour des filtres d'aspirateurs et qui les oublie à chaque fois sur le comptoir après de longues discussions sur la vie..
Les maladies, les naissances, les décès, les séparations..
Cette semaine j'ai une dame qui est passée à l'atelier, une ATSEM qui s'est occupée de moi quand j'avais 4 ans :
"Tout petit tu avais horreur de l'injustice, tu étais souvent puni car tu n'hésitais pas à te bagarer contre les plus grands. Je me souviens très bien de toi Damien."
Et si au final la réparation n'était qu'un prétexte ❤️
Livermore