28/06/2026
En Bretagne, les loups sont revenus en 2022.
Aujourd’hui, trois individus isolés ont été identifiés dans le Finistère. Les Bretons leur ont donné un nom : Nouzil, Menez et Loargann.
Trois loups. Pas une meute. Pas une invasion.
Trois vies sauvages, dans un territoire où leur simple présence déclenche déjà la colère de certains lobbys agricoles.
Depuis des mois, la pression monte. Les loups sont accusés d’attaques sur les troupeaux, sans que la question des chiens errants, pourtant responsables de prédations, ne soit réellement prise en compte. Tout est prétexte à faire disparaître les animaux sauvages libres.
Et pendant ce temps, les syndicats agricoles extrémistes réclament toujours plus : des tirs plus rapides, moins de conditions, moins de protections obligatoires, plus de facilités pour abattre.
Le 10 juin 2026, dans le Finistère, un récépissé de déclaration a même été publié pour permettre des tirs de défense contre les loups autour des troupeaux de moutons non protégés.
Voilà donc où nous en sommes : plutôt que d’imposer la protection des troupeaux (pourtant financée par le contribuable), on autorise la mise à mort d’animaux sauvages déjà extrêmement peu nombreux localement.
Pour One Voice, c’est aussi scandaleux qu’inquiétant.
Car ce qui se joue en Bretagne dépasse largement le Finistère. Des Alpes à la Normandie, en passant par la Bretagne, les loups ne sont à l’abri nulle part. Même lorsqu’ils ne sont que trois. Même lorsqu’aucune meute n’est installée.
Les lobbys veulent une nature sous contrôle, vidée de tout ce qui dérange leurs intérêts.
Et trop souvent, les responsables politiques leur cèdent.
Nous refusons que Nouzil, Menez et Loargann soient condamnés à mort pour satisfaire ceux qui veulent préempter la nature. Nous allons déposer un REP (recours pour excès de pouvoir) contre ce récépissé autorisant les tirs contre les loups.
Les loups ont leur place, ils sont précieux. Ils doivent être protégés, pas traqués.