21/08/2026
Déjà il y a ce titre, très beau et triste à la fois. C'est une citation empruntée à Colette, qui évoque ici la vie d'une femme, la mère de Véronique Ovaldé. Une phrase qui hante ce livre et demeure bien après sa lecture.
Véronique Ovaldé reconstitue la trajectoire de sa mère en quelques moments clés, en imaginant les bifurcations qu'elle aurait pu prendre vers une vie heureuse ... mais qu'elle n'empruntera pas, s'entêtant presque dans ce rôle de femme au foyer soumise à un homme mauvais.
Ce qui est très beau et profondément touchant, je trouve, dans ce roman, c'est cette question posée : qu'est ce qui distingue une personne au cœur simple d'une personne résignée ?
On pense bien sûr à la Félicité de Gustave Flaubert, un peu falote mais pourtant si bonne, au fond.
Cet entre deux d'une existence a quelque chose de très tendre et de vertigineux sous la plume de Véronique Ovaldé. Tenez, juste ceci : évoquant sa mère qui, toute sa vie durant, prend soin des autres, écoute leurs petits malheurs, elle écrit :
《 elle est un merveilleux vase à chagrins qui luit doucement. 》
Gros coup de cœur, vous l'aurez compris, pour ce roman de la rentrée littéraire, paru aux éditions Flammarion.
Éditions Flammarion