29/06/2025
Le 24 juin célébré la Saint Jean et ses feux ancestraux. Cette célébration tire ses origines des anciennes traditions celtes, qui marque l'apogée de Soleil et à travers elle le Solstice d'été. La Saint-Jean est une occasion privilégiée pour se connecter avec la nature et renouveler notre lien avec l'énergie vitale qui nous entoure. C'est reconnaître la nature comme un partenaire sacré, source de guérison, d'inspiration et d'équilibre. C'est un moment où nous pouvons exprimer notre gratitude envers la Terre, les récoltes qu'elle nous fournit, manifester notre engagement à préserver son équilibre, célébrer sa fertilité.
Elle est associée à la joie, à la lumière. Cette fête est réputée pour ses feux de joie, ses danses, ses chants et ses rituels symboliques.
Dans cette célébration, les plantes occupent une place centrale. Il faut songer à renouveler le stock pour l'année à venir. La récolte se fait le matin du 24 avant le lever du soleil. Il faudrait marcher à reculons de manière à ne récolter que ce que notre regard embrasse et de la main gauche. En effet la récolte doit être raisonnable : ne pas prendre plus que ce que l'on a besoin.
Selon les écrits, les plantes sacrées varient. Mais de manière générale, on retrouve toujours:
Le Millepertuis :Herbe aux mille trous, Herbe percée, Herbe aux piqûres, Chasse-diable… Bien avant notre ère, les Grecs anciens connaissaient bien les propriétés du millepertuis pour le traitement des plaies et des blessures, des infections internes et des troubles névralgiques. A partir de la fin du Moyen Âge, son utilisation pour soigner les troubles psychologiques a pris le pas sur les autres usages. On considérait alors le millepertuis comme une plante capable de chasser les « mauvais esprits ». Les herboristes utilisaient aussi l’huile de millepertuis pour une foule de maux cutanés : blessures, plaies, ecchymoses, gerçures, brûlures, etc
L’Armoise, l’Artémise, Herbe aux cent goûts, Herbe de feu, Herbe royale, Ceinture de Saint Jean… qui doit son nom à la déesse grecque Artémis, déesse de la chasse. Dans le langage des fleurs, on offre de l’armoise pour souhaiter une bonne santé. C’est tout dire !
L’Achillée millefeuille, l’Herbe au charpentier, Herbe aux coupures, Herbe aux soldats, Herbe des guerriers, Saigne-nez… De multiples noms qui indiquent ses propriétés cicatrisantes dont l’usage remonte à l’Antiquité. Linné l’a dédié à Achille qui aurait appris à l’utiliser pour soigner ses blessures au cours de la guerre de Troie. Mais elle ne l’empêcha pas de mourir de la flèche tirée par Pâris dans son talon. Millefolium vient de la forme très découpée de sa feuille
La Joubarbe est dite Barbe de Jupiter, Barbajou, Herbe du tonnerre, Joubarbe des toits… en témoignage d’une pratique ordonnée par Charlemagne de cultiver des Joubarbes sur le toit des fermes de l’Empire, afin de les protéger de la foudre. Mais on l’appelle aussi Herbe aux cors car le suc des ses feuilles est un excellent cicatrisant. Les appliquer fraîches et pelées ou en pressant la feuille pour extraire le suc, placée directement sur les inflammations, les plaies, les brûlures, les gerçures, contre les cors, les dartres et l’eczéma…
La Sauge, dite Toute-bonne, … dont un seul dicton permet de mesurer les vertus : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin »
Pour ma part, ce sont : Lys blanc, Achillée, Lavande, Millepertuis et Mélisse que mes mains ont cueillis. Et c'est sous forme de macérat huileux solarisé que je les utiliserai.
La collaboration entre les plantes et le soleil se poursuit dans cette préparation. L'huile du bocal où a lieu la macération, va recevoir toute une gamme de photons. Ainsi l'huile va se charger de l'énergie de la plante, énergie libérée par l'exposition au soleil. Au terme de 3 semaines environ d'exposition je récupère la partie énergétique et matérielle de la plante.
Ces huiles rejoindront dans ma pharmacie, trousse de beauté, celle de pâquerettes, pissenlit et sauge réalisées précédemment.
Quant à Immortelle, Tanaisie, Arnica, qui sont arrivées cette année, je vais les laisser s'implanter une année avant de travailler avec elles.