02/08/2025
Les récentes inondations à Conakry ont ravivé en moi des souvenirs d’enfance… des souvenirs vieux de plus de 20 ans.
C’était un matin d’août, il pleuvait fort, des pluies torrentielles comme seul Conakry sait en produire.
J’étais dans la chambre, bien au chaud, quand soudain un bruit assourdissant s’est fait entendre.
Avec mes frères, poussés par la curiosité ou la naïveté de l’enfance, nous avons couru dehors…
Et là, j'ai découvert une énorme masse d’eau qui fonçait droit sur nous. Notre clôture venait de céder face à la puissance des eaux.
Paniquée, j'ai couru vers le salon en criant : « Maman, bôkhi bô ! » — entendez littéralement par : Maman, la terre s’est fendue !
Je revois encore ma mère en pleurs, démunie, impuissante, figée face au courant qui balayait tout sur son passage…
Il emportait non seulement des objets, mais aussi des souvenirs. Des morceaux de notre vie de famille.
Cela n’a duré que quelques instants, mais les dégâts, eux, ont longtemps marqué.
Il a fallu du temps, de l’énergie, et beaucoup de courage pour remettre de l’ordre…
A toutes les familles touchées par ces inondations :
✓ Je connais votre peine.
✓ Je comprends ce que vous vivez.
✓ Et je partage sincèrement votre douleur.
À celles et ceux qui ont perdu un proche, vous avez toute ma compassion.
Puisse Allah accueillir les défunts dans Sa paix et Sa lumière.