11/09/2020
REPOST
"Celui qui ne lit pas, ne sait pas qu'il va mourir"
Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre
de Jean-Paul Pougala
L'écrivain et botaniste français, Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre né le 19 janvier 1737 au Havre et décédé le 21 janvier 1814 à Éragny (Val-d'Oise en région Île-de-France), nous parle dans ses ouvrages de l'ignorance et insiste sur le fait qu'il faut constamment aiguiser notre curiosité, il faut fouiller, il faut chercher à connaitre à découvrir, à commencer par la lecture des livres.
Il arrive à la conclusion que l'ignorant n'est pas celui qui n'a pas été à l'école, mais celui qui est incapable d'anticiper certains évènements et il ne peut pas le faire, parce qu'il ne lit pas.
Voici ce que Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre écrit en 1784 dans : "Études de la nature"
"Celui qui ne lit pas, ne sait pas que nous devons un jour rencontrer dans la vie sans pouvoir les éviter : l’inconstance des amis, les revers de la vie, les insultes à venir, les calomnies et trahisons, et bien entendu, l'heure de la mort même qui effraie tant d'hommes."
Mais celui qui lit, selon Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre est comme un magicien, qui entre dans une dimension de la solitude salutaire qui l'amène à travers ses nombreuses lectures à être toujours au dessus des problèmes, au dessus des autres.
Voici ce qu'il écrit en 1788 dans "Paul et Virginie"
"La lecture vous plonge dans la solitude et la solitude ramène en partie l'homme au bonheur naturel en éloignant de lui le malheur social. Au milieu de nos sociétés divisées par tant de préjugés, l'âme est dans une agitation continuelle ; elle roule sans cesse en elle-même mille opinions turbulentes et contradictoires, dont les membres d'une société ambitieuse et misérable cherchent à se subjuguer les uns les autres. La solitude rétablit aussi bien les harmonies du corps que celles de l'âme."
Nos populations africaines sont ignorantes puisqu'elles ne lisent pas. Et comme elles ne lisent pas, elle ne savent pas qu'il y a des évènements tristes qui les attentent, devant lesquels elles n'auront donc pas de recul.
C'est de notre devoir, pour tous les territoires où nous nous installons comme industriels, de contribuer à encourager nos populations du monde rural à la lecture, à la solitude salutaire de la lecture. Nous en obtiendrons des citoyens moins manipulables et par conséquent, plus responsables.
Les livres sur cette photo sont destinés à notre petite Bibliothèque rurale de Ndjoré dans la Haute Sanaga. Dans un premier temps, les populations pourront emprunter ces livres chez Nash, le président du collectif des cultivateurs du tournesol depuis juin 2018.
Il s'agit de mettre les livres qui vont le plus attirer l'attention de nos populations, comme "comment fabriquer les huiles essentielles", "100 recettes pour fabriquer la cosmétique à la maison" etc. Et au milieu, ajouter des livres divers d'évasion, mais aussi de reflexion.
Le système veut abrutir nos populations avec le créationnisme et un Dieu qui n'existe pas. A nous de les ramener à la science en leur enseignant au préalable, le goût de la lecture.
Je suis convaincu qu'il n'existe pas meilleur cadeau au monde que celui de transmettre à quelqu'un l'envie de la lecture. Car c'est bien dans la lecture que tous les trésors sont cachés. Et à défaut de lui donner tous ces trésors, dites-lui comment aller les chercher lui-même à travers la lecture.
Les gens les plus dangereux de votre entourage, sont ceux qui ne lisent pas. Ils vivent dans leur monde de certitude absolue à eux, pourtant plein d'à priori, d'à peu près, de peut-être, des on-dit et vous ne pourrez rien faire contre cette maladie que de les soigner avec la lecture.
L'industriel est celui qui organise la société dans ses fondements et comme dans notre modèle, nous avons fait le choix de valoriser nos villages, c'est donc une obligation pour chacun de nous de tirer tout le village vers le haut.
Lisez beaucoup, mais surtout, offrez les livres et faites lire votre entourage.
Jean-Paul Pougala
Mougins le 10 Juin 2018
(re-publié le 11/09/2020)