18/05/2026
Les coopératives, chemin de dignité pour nos terroirs
Chers frères, chères sœurs,
Membres des coopératives, autorités, amis du monde agricole,
Je me tiens devant vous aujourd’hui avec deux voix en moi.
La première, c’est la mienne. Celle d’un fils qui a eu la chance de sillonner avec son père les 14 régions de notre cher Sénégal.
La seconde, c’est la sienne. Mon père, que Dieu ait son âme, n’est plus là physiquement. Mais chaque fois que je pose le pied dans une commune où nous avons monté une coopérative, j’entends sa voix . Le développement ne descend pas du ciel, il se construit dans nos villages, avec nos mains, pour nos familles.
Nous n’avons pas fait du tourisme administratif. Nous avons marché dans la poussière de Kédougou, affronté la chaleur de Matam, écouté les femmes de Ziguinchor, débattu t**d dans la nuit avec les jeunes de Saint-Louis. Partout, le même constat notre force est dans l’union, notre richesse est dans nos terroirs.
C’est pour ça que nous avons cru aux coopératives communales, multifonctionnelles, multisectorielles ce que nous appelons MIFTAHCOOP .Communales, parce que rien ne se fait sans la communauté. Multifonctionnelles, parce qu’un paysan n’est pas qu’un producteur il transforme, il vend, il s’organise. Multisectorielles, parce que l’agriculture vit avec l’élevage, l’artisanat le commerce la jeunesse.
L’idée est simple ne plus travailler seul, ne plus vendre à perte, ne plus laisser notre valeur ajoutée filer ailleurs. Ensemble, on mutualise les moyens, on négocie mieux, on forme nos jeunes, on garde la richesse ici, chez nous.
Je ne vais pas vous dire que c’est facile. Monter une coopérative, c’est gérer les conflits, les ret**ds, la méfiance. Mon père me disait Si c’était facile, tout le monde l’aurait fait. La difficulté, c’est la preuve que ça vaut le coup.
Aujourd’hui, je vous parle en son nom et au mien : l’aventure continue. Chaque coopérative qui marche, c’est une victoire contre l’exode. Chaque tonne transformée ici, c’est un emploi créé ici. Chaque jeune qui reste au village pour bâtir, c’est la mémoire de ceux qui sont partis qui est honorée.
Je vous demande une chose : ne laissez pas mourir cet esprit. Prenez vos coopératives en main, formez vos enfants, ouvrez vos portes aux femmes, osez innover. Le Sénégal ne se construira pas sans ses paysans organisés.
Merci à tous ceux qui ont cru au projet MIFTAHCOOP dès le début. Merci à mon père, qui m’a appris que le vrai héritage, ce n’est pas l’argent qu’on laisse, c’est les gens qu’on relève.
Vive les coopératives MIFTAHCOOP
Vive l’agriculture sénégalaise,
Vive le Sénégal uni dans ses terroirs.
Merci beaucoup coopérativemen votre.
Mon père, que Dieu ait son âme et L’aventure continue.