09/05/2026
En résumé, ma réflexion est simple : l’Afrique ne peut pas vouloir commencer directement par fabriquer des smartphones ou des produits ultra complexes alors qu’on ne maîtrise même pas encore massivement les machines qui permettent de les fabriquer.
Aucun pays ne s’est industrialisé en commençant par fabriquer des iPhones. Tous ont d’abord construit des machines-outils, développé la mécanique, l’automatisation et les infrastructures industrielles de base.
Aujourd’hui, même acheter une imprimante 3D ou une machine CNC à Dakar reste compliqué et coûteux. On dépend presque entièrement de l’importation. Pourtant, la demande existe : étudiants, ingénieurs, makers, ateliers, startups… beaucoup ont besoin de ces outils mais n’y ont pas facilement accès.
Donc je me retrouve dans l’obligation de fabriquer moi-même ces machines, d’abord pour mes propres besoins, puis éventuellement pour les proposer localement.
Au final, je pense que l’Afrique a davantage besoin aujourd’hui :
d’imprimantes 3D,
de machines CNC,
de Pick & Place,
de moteurs,
d’automatisation,
et de machines qui permettent de fabriquer d’autres machines.
Parce que le vrai enjeu stratégique n’est pas seulement le produit final. Le vrai enjeu, c’est de maîtriser les outils qui fabriquent le produit final.